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		<title>AgriEco</title>
        <description>Blog d&#039;actus sur l&#039;économie et l&#039;emploi agricole en Bretagne</description>
        <link>https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr</link>
		<lastBuildDate>Tue, 27 Oct 2026 10:09:00 +0000</lastBuildDate>
					<item>
							<title><![CDATA[La sécheresse relancera-t-elle la décapitalisation ?]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/la-secheresse-relancera-t-elle-la-decapitalisation/]]></link>
							<pubDate>mar, 27 Oct 2026 11:09:00 +0100</pubDate>
							<dc:creator>Arnaud Haye</dc:creator>
							<dc:identifier>9137</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-10-26 15:10:19</dc:modified>
							<dc:created unix="1793099340">2026-10-27 11:09:00</dc:created>
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							<description><![CDATA[Les épisodes caniculaires de l’été 2026 ont fortement affecté la production de fourrages. Les éleveurs bretons s’adaptent en cherchant d’autres sources d’approvisionnement. Malgré cela, certains pourraient être contraints de réformer des animaux. Si les abattages de vaches ont augmenté en août, il n’y a pas de tendance forte à la décapitalisation pour le moment. L’épisode]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Les épisodes caniculaires de l’été 2026 ont fortement affecté la production de fourrages. Les éleveurs bretons s’adaptent en cherchant d’autres sources d’approvisionnement. Malgré cela, certains pourraient être contraints de réformer des animaux. Si les abattages de vaches ont augmenté en août, il n’y a pas de tendance forte à la décapitalisation pour le moment.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’épisode caniculaire qu’a subi la Bretagne cet été a déjà eu des conséquences fortes sur plusieurs productions : légumes, volailles, porc entre autres. Pour la production de viande bovine, ses effets pourraient se faire sentir sur plusieurs mois. <strong>L’élément déterminant pour les éleveurs sera la disponibilité en fourrage jusqu’au moins le printemps 2027. </strong><a href="https://www.paysan-breton.fr/2026/09/des-ensilages-tres-heterogenes-le-sud-souffre-le-nord-souffle" data-type="link" data-id="https://www.paysan-breton.fr/2026/09/des-ensilages-tres-heterogenes-le-sud-souffre-le-nord-souffle">La récolte de maïs ensilage, bien qu’hétérogène selon les territoires, a en effet été la pire dans la région de mémoire d’éleveur.</a> La pousse de l’herbe est aussi à l’arrêt depuis l’été. Face à cette situation, les éleveurs bretons actionnent tous les leviers à leur disposition pour préserver leur cheptel.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’enjeu des fourrages</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Leur premier levier est de mobiliser les stocks de l’an passé, qui fut une bonne année fourragère. Le deuxième est d’ensiler le plus de maïs possible, y compris celui prévu à l’origine pour être récolté en tant que maïs grain. De nombreux éleveurs prévoient une surface de maïs supérieure à leur besoin en fourrage et vendent le surplus en maïs grain. Cela leur assure<strong> une marge de sécurité pour les années où les rendements en maïs fourrage sont moins bons</strong>. Cette année, il est probable que l’essentiel des surfaces destinées à l’origine au maïs grain ait été ensilées. Les échos remontant du terrain indiquent aussi que des éleveurs de bovins ont pu acheter du maïs à ensiler auprès de leurs voisins alors que celui-ci était destiné à l’origine à faire du maïs grain.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 2025, la Bretagne comptait 152&nbsp;000 ha de maïs grain à comparer au 265&nbsp;000 ha de maïs fourrage. Cette année, il est probable qu’une bonne partie de la surface en maïs grain ait servi à compenser la baisse des rendements, même si cela ne suffira pas pour nourrir l’ensemble des bovins bretons.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le risque de la décapitalisation</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Faute de pouvoir nourrir tous leurs animaux, certains éleveurs pourraient devoir élever moins de bovins avec des conséquences pour la santé économique de leur ferme mais aussi sur les marchés. Les derniers chiffres bretons montrent que le nombre de bovins prenant la direction des abattoirs a augmenté en août.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":9144,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none","align":"center"} -->
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/10/Sorties_boucherie.png" alt="" class="wp-image-9144"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En août 2026, il y a eu 8,6 % de gros bovins bretons abattus en plus qu’en août 2025 alors que la tendance était à la baisse sur le début de l’année. Ce chiffre monte à 15,6 % pour les vaches laitières. Ces données mensuelles sont à prendre avec précaution car elles peuvent fluctuer fortement. Les abattages nationaux pour septembre indiquent un léger recul par rapport à la même période de l’année passée sauf pour les vaches qui continuent à être plus nombreuses.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’affaiblissement de la cotation de la vache de réforme P&nbsp;= accrédite l’hypothèse que des éleveurs aient commencé à réformer davantage en prévision du manque de fourrage.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":9145,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none","align":"center"} -->
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/10/Cotation_P.png" alt="" class="wp-image-9145"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le mouvement est mesuré jusqu’à présent. <strong>S’il devait prendre de l’ampleur, il pèserait sur l’ensemble des cotations ce qui ajouterait aux difficultés des éleveurs. </strong>Il serait aussi le signe d’une nouvelle accélération de la décapitalisation que subit la France.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des remontées de terrain moins alarmistes</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les remontées de terrain suggèrent cependant que<strong> les éleveurs bretons cherchent à préserver leur potentiel de production</strong>. Ils priorisent le tri des animaux improductifs. La majorité d’entre eux auraient suffisamment de nourriture pour passer l’hiver. <strong>La pousse de l’herbe automnale et plus encore celle du printemps sera déterminante</strong> pour éviter toute décapitalisation plus forte.  Demeure aussi <strong>l’inconnue de l’engraissement des mâles</strong>&nbsp;: des éleveurs pourraient être amenés à réduire l’activité de cet atelier. Cela aurait des conséquences sur la production dans plus d’un an avec potentiellement une offre réduite. En conclusion, si les effets des épisodes caniculaires sont difficiles à appréhender pour la production de viande bovine, les premières indications pointent vers une bonne résilience des éleveurs bretons.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/10/Image_secheresse-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/10/Image_secheresse-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[[SIQO en Bretagne 2026] Les filières des produits de la mer]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/filieres-sous-signe-officiel/siqo-en-bretagne-2026-les-filieres-des-produits-de-la-mer/]]></link>
							<pubDate>jeu, 22 Oct 2026 14:00:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Maélie Tredan</dc:creator>
							<dc:identifier>8643</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-10-22 11:12:49</dc:modified>
							<dc:created unix="1792677600">2026-10-22 14:00:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/filieres-sous-signe-officiel/siqo-en-bretagne-2026-les-filieres-des-produits-de-la-mer/]]></guid><category>558</category><category>20</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[Au sein des filières de produits de la mer sous SIQO, producteurs et transformateurs doivent composer avec des ressources plus fragiles, des approvisionnements incertains et des marchés sous tension. Pour préserver la qualité et la pérennité de ces productions, les filières sont contraintes de s’adapter, jusqu’à revoir leurs pratiques et leurs modèles économiques. Les fortes]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Au sein des filières de produits de la mer sous SIQO, producteurs et transformateurs doivent composer avec des ressources plus fragiles, des approvisionnements incertains et des marchés sous tension. Pour préserver la qualité et la pérennité de ces productions, les filières sont contraintes de s’adapter, jusqu’à revoir leurs pratiques et leurs modèles économiques.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les fortes chaleurs pèsent sur les ressources et les productions</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les filières des produits de la mer sont confrontées à <strong>des ressources halieutiques menacées</strong>. Une conséquence directe des dérèglements liés aux changements climatiques et environnementaux. À la base de toutes ces chaînes, <strong>c’est l’état de la ressource en plancton qui inquiète</strong>. Le réchauffement des eaux entraîne en effet sa raréfaction, réduisant la capacité des poissons à se développer. Cette situation explique en grande partie les baisses en qualité et en quantité observées en <strong>sardine et maquereaux servant à la confection de conserves Label Rouge</strong>. Une adaptation des cahiers des charges est en cours pour répondre au fait que <strong>les poissons sont plus petits et moins gras</strong>. À noter par ailleurs que la filière <strong>Saumon fumé Label rouge</strong> a également dû faire face à des <strong>problématiques d’approvisionnement</strong> et à un contexte de vente difficile.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La disponibilité en plancton est également surveillée de près dans la baie du Mont-Saint-Michel, où sont produites les moules de bouchot AOP. Le manque de précipitations au printemps 2026 a réduit les apports d'eau douce dans la baie, indispensables au «&nbsp;bloom » phytoplanctonique, dont se nourrissent les moules. Associés à une forte chaleur et à un soleil ardent, ces phénomènes ont confronté les mytiliculteurs à un ralentissement de croissance voire à une mort précoce des jeunes naissains. <strong>Les mytiliculteurs ont préféré retarder la commercialisation labellisée AOP pour garantir la qualité </strong>du produit.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Ensablement de la baie du Mont-Saint-Michel</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Un autre problème touchant les moules de bouchot dans la baie du Mont-Saint-Michel est son ensablement</strong>. Les causes de ce phénomène ne sont pas encore démontrées mais les soupçons portent sur les travaux de modification ou de destruction de barrages sur trois affluents normands. Leurs eaux réempruntant d’anciens lits, elles rapporteraient du sable. Par ailleurs, l’effet «&nbsp;chasse d’eau » qui participe à désensabler la baie serait moins puissant qu’auparavant. En conséquence, les bouchots sont ensablés et doivent être rehaussés pour conserver une hauteur suffisante pour l’élevage des moules. Une étude sur les possibilités d’amélioration de la situation vient d'être portée par le Comité Régional de la Conchyliculture Bretagne Nord. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Enfin, dans les filières <strong>Coquilles Saint-Jacques Label Rouge</strong> et <strong>Moules</strong>, <strong>les attaques plus fréquentes de poulpes sur les coquilles et d’araignées de mer</strong> sur les moules pénalisent la production. Les araignées de mer sont considérées comme non invasives, aussi seules des techniques de déprédation sont autorisées (pose de filet autour des bouchots ou piégeage et renvoi en haute mer). Il est malgré tout à noter que le gisement en <strong>coquilles Saint-Jacques</strong> de la baie de Saint-Brieuc, zone d’approvisionnement principale des filières concernées, se porte bien. Cet <strong>état satisfaisant, <span class="highlight">qui garanti la durabilité de la filière</span></strong>, s’explique par une gestion assurée depuis les années 1960 à la fois par l’Ifremer et par une auto-surveillance des pêcheurs pour éviter la surpêche.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des filières sous pression économique</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Malgré la protection apportée par leurs labels, les filières des produits de la mer sont très exposées aux facteurs extérieurs. En 2026, la <strong>hausse du prix des carburants</strong>, dont dépendent les producteurs pour leurs flottes de bateaux notamment, est devenue une grande préoccupation. Dans les filières <strong>moules</strong>, si au début de la crise l’impact était limité parce qu’intervenant en période creuse (préparation des naissains, mise en place des pieux), la <strong>remontée des prix dans l’été en pleine période de récolte</strong> a mis les professionnels sous pression économique.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Autre point de fragilité : la <strong>dépendance aux débouchés</strong>. Dans le cas de la filière <strong>STG Moules de bouchot</strong>, la vente s’opère en majorité dans la grande distribution. Bien qu’étant un produit alimentaire, les moules se situent <strong>en dehors du périmètre de la non-négociabilité de la matière première agricole</strong>. Elles sont donc soumises à des négociations commerciales qui peuvent être davantage pénalisantes.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des restructurations pour faire face</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour faire face à ces obstacles, certaines productions s'adaptent. Toujours dans la filière mytilicole, le phénomène de <strong>rachat et de consolidation des concessions</strong> par des structures de plus grande envergure est une tendance lourde et croissante ces dernières année. L'AOP ne fait pas exception. Les structures de quelques milliers de bouchots, devenues trop petites pour encaisser les crises climatiques à répétition, les pertes liées aux ravageurs et les aléas du marché, sont rachetées par des concessions plus grosses, détenant déjà plus de 10 000 bouchots. Moderniser le matériel, valoriser la production sur plusieurs marchés, peser sur les décisions au sein du conseil d'administration, sont autant d'enjeux que seules de grandes structures peuvent assumer et amortir.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Il est à noter que le seul outil de production de <strong>Coquilles Saint-Jacques cuisinées Label Rouge</strong>, situé en Bretagne, <strong>a cessé cette activité fin 2025</strong>. La situation est meilleure pour un autre produit transformé : <strong>la soupe de poissons Label Rouge</strong>. Homologuée depuis deux ans, celle-ci a rapidement trouvé sa clientèle.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-03-091823-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-03-091823-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[La production légumière bretonne poursuit sa décarbonation]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-frais/la-production-legumiere-bretonne-poursuit-sa-decarbonation/]]></link>
							<pubDate>mer, 14 Oct 2026 15:29:08 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Nathalie Le Drezen</dc:creator>
							<dc:identifier>9022</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-10-22 11:08:43</dc:modified>
							<dc:created unix="1791991748">2026-10-14 15:29:08</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-frais/la-production-legumiere-bretonne-poursuit-sa-decarbonation/]]></guid><category>12</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[La production de légumes sous serre chauffée concentre une part importante des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la filière française des légumes frais. En Bretagne, première région française pour la production de tomates sous serre, les producteurs et leurs organisations travaillent depuis plusieurs années à réduire cette empreinte. Énergies décarbonées, valorisation]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La production de légumes sous serre chauffée concentre une part importante des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la filière française des légumes frais. En Bretagne, première région française pour la production de tomates sous serre, les producteurs et leurs organisations travaillent depuis plusieurs années à réduire cette empreinte. Énergies décarbonées, valorisation de CO₂ biogénique, amélioration de l’efficacité énergétique et optimisation des pratiques : les leviers se diversifient pour concilier décarbonation, performance économique et maintien d’une production régulière.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D'après le CTIFL, la production française (métropole, agrumes et exotiques) de fruits et légumes frais génère <strong>2,219 Mt d'émissions de CO<sub>2</sub></strong> par an, pour une production annuelle totale de 5,954 Mt de fruits et légumes frais. Plus en détail, les émissions se répartissent entre les fruits frais (0,511 MtCO<sub>2</sub> éq) et les légumes frais (1,709 MtCO<sub>2</sub>éq).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La production agricole représente les deux tiers des GES de la filière</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En complément, une étude du cabinet CPV pour Interfel a estimé les GES de la logistique des fruits et légumes frais. Ce maillon comprend les grossistes, les centrales d’achat et les différents lieux de vente (primeurs, GMS, magasins spécialisés…). <strong>Les opérations de transport, de stockage et de conservation sont ainsi prises en compte : elles représentent 21 % des émissions de GES de la filière</strong>, comme l'illustre la figure suivante. Les émissions de GES pour la production et l’acheminement des fruits et légumes frais s’élèvent ainsi à 5,3 Mteq CO<sub>2</sub>. Rapportées à 1 kg de fruit et légumes, les émissions s’élèvent à 0,599 kgeq CO<sub>2</sub>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Plus de deux tiers des émissions liées à l’amont</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/GES_Repartition_poste.png" alt="" class="wp-image-9048" style="aspect-ratio:1.8016785141649179;width:510px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><em>Source : Etude Interfel GES F&amp;L frais</em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":9049,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/GES_Legende.png" alt="" class="wp-image-9049"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Même en intégrant la logistique, <strong>c’est bien la production agricole qui pèse le plus dans l’empreinte carbone des fruits et légumes avec 69 % des émissions.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Plus en détail, <strong>pour le secteur des légumes frais, 54 % des émissions du secteur sont imputables à la production sous serre chauffée </strong>comme l'illustre la figure ci-dessous. Elles sont liées pour 70 % à la construction des serres et à l’énergie utilisée pour leur chauffage. Pour en réduire les émissions, le CTIFL a identifié plusieurs leviers : l’optimisation des apports d’engrais, le pilotage de l’irrigation, le déploiement de l’électrification du machinisme agricole (plateformes électriques, robots de désherbages), l’amélioration de l’isolation des serres, le chauffage des serres par l’énergie fatale…</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><span class="highlight"><strong>Les serres chauffées concentrent plus de la moitié des émissions du secteur des légumes frais</strong></span></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":9047,"width":"437px","height":"auto","aspectRatio":"1.2807481751570091","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/GES_Part_LegFrais.png" alt="" class="wp-image-9047" style="aspect-ratio:1.2807481751570091;width:437px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><em>Source : Etude Interfel GES F&amp;L frais</em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les coopératives bretonnes engagées dans la décarbonation</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En Bretagne, 1<sup>re</sup> région française de production de tomates sous serres avec 22 % des volumes nationaux, la décarbonation des productions sous serre est donc un enjeu fort. Les Organisations de Producteurs bretonnes en légumes sous serres chauffées se sont emparées de cette problématique il y a plusieurs années déjà.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi, pour la coopérative Solarenn, sur ses 54 ha de serres, 10 ha sont en partie chauffés avec du <strong>biogaz issu de deux méthaniseurs</strong>. La coopérative poursuit ses efforts et a remplacé tous les emballages plastiques par des alternatives plus durables. Par ailleurs, Solarenn envisage d’optimiser ses approvisionnements. Elle veut privilégier des intrants plus respectueux de l’environnement, tout en repensant ses stratégies logistiques pour réduire l’empreinte carbone liée aux transports.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La coopérative <strong>Savéol</strong>, spécialisée dans les productions sous serres, annonce avoir déjà réduit de 57 % ses émissions Carbone au cours de ces quatorze dernières années. Depuis trois ans, la coopérative travaille sur l’approvisionnement en CO<sub>2</sub> de ses adhérents par des agriculteurs méthaniseurs. Sur les <strong>121 serristes que compte la coopérative, 5 à 10 utilisent désormais du bioCO<sub>2</sub></strong>. En parallèle, Savéol travaille actuellement sur la <strong>mise en place de la distribution de ce CO<sub>2</sub> par des canalisations</strong>. Enfin, des producteurs utilisent du verre diffus et de l’IA pour améliorer les performances des abris et réduire la consommation d’eau.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le Cerafel aussi impliqué dans cet enjeu</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Avec l’optimisation de la gestion climatique des serres et l’amélioration de l’isolation des serres, le <strong>Cerafel,</strong> Association d'Organisations de Producteurs (AOP) qui fédère six organisations de producteurs, a réduit sa consommation d’énergie de 20 % entre 2015 et 2025. L’AOP poursuit ses efforts début 2026. Elle a mis en place un partenariat avec Engie BiOZ. Il <strong>fournit du CO<sub>2</sub> biogénique issu de deux unités de méthanisation d’Engie</strong> (Pontivy et Saint-Brieuc) à une dizaine de serristes. Cela permet à l'AOP de réduire son empreinte Carbone et de sécuriser son approvisionnement en CO<sub>2</sub>. Chez les serristes équipés, les <strong>émissions de GES auraient reculé de 8 % depuis le début de l’année.</strong> L’AOP poursuit aussi son programme d’électrification. Elle développe l’utilisation de chaudières électriques en remplacement de chaudières à gaz naturel. Cette action permettrait de réduire de 20 à 30 % l’impact carbone d’une exploitation.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Face aux enjeux climatiques et à la nécessité de réduire l’empreinte carbone de la production sous serre chauffée, <strong>les acteurs de la filière font évoluer leurs pratiques</strong>. Ces démarches témoignent d’une volonté d’inscrire la production de tomates sous serre dans une trajectoire de décarbonation, tout en préservant les exigences de productivité, de qualité et de régularité. La décarbonation dépendra aussi de l’évolution des technologies, de l’accès à des énergies décarbonées et de la capacité de la filière à poursuivre ses investissements.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Retrouvez la fiche ABC Filière Cultures sous serres <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/panorama-des-filieres/panorama-des-filieres-agricoles-et-agroalimentaires-bretonnes/">https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/panorama-des-filieres/panorama-des-filieres-agricoles-et-agroalimentaires-bretonnes/</a></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/m1710-hd-ctifl_carquefou_culture_tomates_sous_serre-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/m1710-hd-ctifl_carquefou_culture_tomates_sous_serre-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Lactalis, toujours plus grand]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/lactalis-toujours-plus-grand/]]></link>
							<pubDate>jeu, 08 Oct 2026 10:08:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>8879</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-10-14 15:31:50</dc:modified>
							<dc:created unix="1791454080">2026-10-08 10:08:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/lactalis-toujours-plus-grand/]]></guid><category>20</category><category>5</category><category>4</category>
							<description><![CDATA[Progressivement, Lactalis s&rsquo;est imposé comme la première entreprise laitière mondiale. Une stratégie de croissance externe mise en œuvre depuis quarante ans qui a payé. Les acquisitions de Lactalis visent aussi bien les marchés de produits de grande consommation à l&rsquo;international que les marchés de niche à haute valeur ajoutée. Cette stratégie s&rsquo;inscrit dans un mouvement]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Progressivement, Lactalis s'est imposé comme la première entreprise laitière mondiale. Une stratégie de croissance externe mise en œuvre depuis quarante ans qui a payé. Les acquisitions de Lactalis visent aussi bien les marchés de produits de grande consommation à l'international que les marchés de niche à haute valeur ajoutée. Cette stratégie s'inscrit dans un mouvement de fond plus global de concentration des industriels de l'agroalimentaire.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Lactalis est, depuis 2022, la première entreprise laitière mondiale avec 31,2 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2025. Avec une progression de son chiffre d'affaires de 2,9 % en un an, <strong>le géant laitier se détache de plus en plus de ses concurrents</strong>. Sur la période 2021-2025, c’est le leader laitier qui a connu la plus forte croissance du chiffre d'affaires (+7,2 %), juste derrière le groupe Mexicain Lala (+7,6&nbsp;%).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:visualizer/chart {"id":8897,"route":"chartSelect"} /-->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La croissance externe ancrée dans l'identité de Lactalis</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Et le chiffre d'affaires de Lactalis devrait continuer de croître. Le géant de Mayenne a fait plusieurs annonces de rachat cet été. Sont notamment concernées&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li>la branche fromages de la coopérative canadienne Agropur</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>la branche britannique du canadien Saputo </li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Plus tôt dans l’année, Lactalis avait aussi racheté le néo-zélandais Mainland Group, ex-filiale de Fonterra spécialisée en beurre et fromages présente en Océanie et en Asie du Sud-Est.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette lubie des acquisitions, en particulier à l’international, n’est pas nouvelle chez Lactalis. Cette <strong>stratégie de croissance externe mise en œuvre depuis quarante ans</strong> permet à l’industriel d’être désormais présent dans près de cinquante pays. En 2025, la France représente moins d’un quart de la collecte totale du groupe laitier. Le seul marché américain représente un tiers du chiffre d'affaires global de Lactalis et l’entreprise est n°1 sur des marchés importants tels que le Brésil et l’Australie.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:lazyblock/chiffres-cles {"titre":"Part de la France dans la collecte mondiale de Lactalis","liste_chiffres":"%5B%7B%22chiffre%22:%22%22,%22label%22:%22%22%7D,%7B%22chiffre%22:%2222%20%25%22,%22label%22:%22%22%7D%5D","blockId":"2ulULk","blockUniqueClass":"lazyblock-chiffres-cles-2ulULk"} /-->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette <strong>stratégie de développement par les volumes réussit à l’entreprise</strong>, qui voit son résultat courant augmenter de plus de 10&nbsp;% en 2025 et sa rentabilité gagner 0,5 point, passant de 1,2 % à 1,7 %.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La recherche de valeur en Europe</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En Europe, la dynamique est différente. A l’horizon 2035,<a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/un-prix-du-lait-a-560-e-en-2035-vraiment/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/un-prix-du-lait-a-560-e-en-2035-vraiment/"> d’après les projections de la Commission européenne</a>, la production européenne devrait rester stable, la croissance des rendements compensant tout juste la décapitalisation du cheptel laitier. <strong>En conséquence, des grandes coopératives européennes fusionnent afin de s’assurer un approvisionnement en matières premières</strong>. C’est le cas du belge Milcobel, qui a fusionné le 1<sup>er</sup> janvier 2026 avec le néerlandais FrieslandCampina. Six mois plus tard, c’est au tour d’Arla Foods et DMK de fusionner, pour devenir la première coopérative laitière d’Europe avec près de 19 Md de litres collectés annuellement sur le continent.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans ce contexte, <strong>il est plus difficile pour Lactalis de chercher les volumes</strong>. Mais le géant laitier mise toutefois sur la croissance externe pour chercher la valeur, en faisant <strong>l’acquisition d’entreprises innovantes</strong>. C’est le cas avec l’achat, encore cet été, de l’entreprise britannique Protein Works, spécialisée dans les plats protéinés destinés au marché du fitness et du bien-être. <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/transformation-laitiere-des-opportunites-de-croissance-manquees/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/transformation-laitiere-des-opportunites-de-croissance-manquees/">Ce marché, bien qu’il reste de niche, est en pleine croissance</a>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Triballat Rians, un choix si étonnant ? </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Toujours cet été, Lactalis a fait l’annonce de rachat prochain de l’entreprise française familiale Triballat Rians. Cette annonce n’était pas attendue, notamment parce que <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lactalis-reduit-sa-collecte-quelles-consequences-pour-la-bretagne/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lactalis-reduit-sa-collecte-quelles-consequences-pour-la-bretagne/">Lactalis est dans une optique de réduction de sa collecte française</a>. Pour autant, <strong>le rachat de Triballat Rians s’inscrit pleinement dans cette logique de recherche de valeur</strong>. L’entreprise familiale est en effet présente dans de nombreuses AOP de fromages de chèvre et s’inscrit ainsi dans un marché de produits de haute qualité avec des volumes faibles. Par ailleurs, Triballat Rians est aussi présent à l’international, en particulier aux États-Unis et en Espagne où elle se positionne sur des marchés haut de gamme. Avec cette acquisition, <strong>Lactalis diversifie son offre </strong>sur ces deux marchés, tous les deux importants pour l’entreprise puisqu’ils représentent respectivement 10 Md et 2 Md € de chiffre d'affaires. &nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Finalement, c’est côté Triballat Rians que cette annonce de rachat est plus surprenante. D’autant plus que l’entreprise a fait croître son chiffre d'affaires de 40 % en dix ans. Hugues Triballat explique cette décision par <strong>la concentration des grandes centrales d’achat</strong>. Quatre centrales d’achat représenteraient 80 % de la consommation de crèmerie en France. Cette concentration rend les négociations de plus en plus difficiles et menace la rentabilité de l’entreprise. Il s’agit d’un cas typique <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-1-2-au-commencement-etait-le-marche/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-1-2-au-commencement-etait-le-marche/"><strong>des effets concentrateurs de la grande distribution sur les acteurs de l’amont, tels que décrits par Nicolas Portier</strong></a>, et qui finit par profiter à des géants de l’agroalimentaire tels que Lactalis. Ainsi, Lactalis n'a pas fini de grandir. C'est en tout cas la volonté affichée d'Emmanuel Besnier, son PDG, qui a déclaré vouloir que l'entreprise atteigne un CA de 50 Md€ en 2033.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Lactalis-monde-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Lactalis-monde-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Acides aminés, l’alimentation animale Made in China]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/acides-amines-lalimentation-animale-made-in-china/]]></link>
							<pubDate>jeu, 01 Oct 2026 10:32:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>8887</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-25 15:21:53</dc:modified>
							<dc:created unix="1790850720">2026-10-01 10:32:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/acides-amines-lalimentation-animale-made-in-china/]]></guid><category>7</category><category>4</category><category>6</category><category>8</category>
							<description><![CDATA[En juin 2026, l’État et le groupe Avril annoncent un nouvel investissement au capital d’Eurolysine, unique fabricant français et européen de lysine, acide aminé essentiel. Une opération destinée à préserver cette production indispensable à l’élevage de la concurrence prédatrice chinoise. De l&rsquo;essentialité des acides aminés Un peu de biochimie nutritionnelle. Les acides aminés sont les]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><strong>En juin 2026, l’État et le groupe Avril annoncent un nouvel investissement au capital d’Eurolysine, unique fabricant français et européen de lysine, acide aminé essentiel. Une opération destinée à préserver cette production indispensable à l’élevage de la concurrence prédatrice chinoise.</strong></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">De l'essentialité des acides aminés</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Un peu de biochimie nutritionnelle. Les acides aminés sont les <strong>molécules azotées élémentaires constitutives des protéines</strong>. Ceux que les animaux ne peuvent synthétiser eux-mêmes sont dits essentiels et doivent être <strong>apportés par l’alimentation</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Optimiser au maximum l’efficacité alimentaire des aliments implique d’<strong>apporter les différents acides aminés à la juste dose</strong>. &nbsp;Si un acide aminé, qu’on appelle limitant, n’est pas apporté en quantité suffisante, <strong>la croissance ne peut plus progresser</strong> et l’animal ne valorise pas entièrement les autres acides aminés qui seront rejetés dans leurs déjections (synonyme de pertes d’azote). Augmenter les apports en acides aminés limitants améliore donc les performances zootechniques. Une logique nutritionnelle illustrée par l’image du «&nbsp;tonneau de Liebig&nbsp;». <strong>La lysine en particulier est le premier acide aminé limitant dans l’alimentation du porc, et le deuxième pour la volaille</strong> derrière la méthionine.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Le tonneau de Liebig, illustration du concept d’acide aminé limitant.</em></strong> <em>Supplémenter en lysine permet d’augmenter la croissance (représentée par le niveau de l’eau)</em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8888,"width":"564px","height":"auto","aspectRatio":"2.0327461184615987","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="wp-image-8888" style="aspect-ratio:2.0327461184615987;width:564px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Plus de lysine c'est moins de soja</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’équilibre de la ration alimentaire des animaux d’élevage est donc un enjeu pour améliorer la valorisation de l’aliment (via une baisse de l’indice de consommation) et donc <strong>diminuer l’empreinte carbone et les rejets azotés</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Son profil en acides aminés bien équilibré par rapport aux besoins (et en particulier riche en lysine) fait du <strong>tourteau de soja une <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/">source de protéines de qualité pour l’alimentation des porcs et volailles</a></strong>. Son utilisation dans la filière porcine a pu être réduite depuis une vingtaine d’années, en <strong>substituant du tourteau de soja par du colza et en supplémentant la ration en lysine de synthèse</strong>, dont la fabrication s’est massifiée dans les années 1990-2000.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La lysine est donc <em>essentielle</em> à la réduction des importations de soja. Sans acides aminés de synthèse, ce serait le retour de centaines de milliers de tonnes de soja d’importation. Leur importance est reconnue dans le <a href="https://agriculture.ec.europa.eu/farming/crops/cereals/reducing-plant-protein-deficit-eu_fr">plan Protéines présenté par la Commission</a> en juillet 2026.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La Chine de loin premier exportateur d'acides aminés</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Problème, l’Union européenne est fortement dépendante des importations en provenance de Chine. <strong>72 % des 435 000 t de lysine utilisées dans l’UE en 2023 sont importées de Chine</strong>. Tous confondus, 80 % des acides aminés dans l'UE viennent de Chine.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La production de la Chine est croissante depuis dix ans, d’abord afin de réduire sa dépendance au soja américain, puis dans un but d’export. Le pays produit désormais plus de 3 millions de tonnes de lysine, mais n’en consomme que 300 000 t, laissant un <strong>large excédent pour l’exportation</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>&nbsp;<br><strong><em>Répartition de la production mondiale des principaux acides aminés en 2023</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8889,"width":"716px","height":"auto","aspectRatio":"3.1598744872329574","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/image-1.png" alt="" class="wp-image-8889" style="aspect-ratio:3.1598744872329574;width:716px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Il faut sauver Eurolysine</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 2024, l’usine MetEx à Amiens, dernière productrice de lysine en Europe, est mise en difficulté par la <strong>hausse de ses coûts de production</strong> (énergie et matières premières dont le sucre) alors que <strong>la concurrence chinoise tire les prix vers le bas</strong>. Placée en redressement judiciaire, elle est finalement <strong>reprise par le groupe Avril (actif dans la nutrition animale avec sa filiale Sanders)</strong>, qui tient à préserver cette production stratégique sur le sol français et européen. L’État entre également au capital via BPI France, à 45 %.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Avril investit 130 M€ sur cinq ans dans la nouvellement nommée Eurolysine. <strong>La capacité de production triple en trois ans</strong> visant les 100 000 t d’acides aminés. L’usine produit une grande majorité de <strong>lysine mais aussi de la valine et du tryptophane</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une concurrence chinoise déloyale</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Mais la concurrence de la Chine est toujours là, soupçonnée de vendre en deçà de ses coûts de production (dumping). Suite à une plainte déposée par Eurolysine, une <strong><a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=CELEX:32025R1330">enquête de la Commission européenne</a> conclut que la Chine fait bien du dumping</strong>. Bien que les capacités de production d’Eurolysine couvriraient un cinquième des besoins européens en lysine, l’enquête établit que sa part du marché en volume est passée de 10-14 % à seulement 2 %, tandis que la part de la Chine se rapproche de 80 %.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Des droits de douane anti-dumping sont instaurés</strong>, de manière provisoire en janvier 2025 puis définitive en juillet 2025. Ces droits s’élèvent de 47,7 % à 58,3 % selon les fabricants chinois. Les fabricants d'aliment français se disent prêt à payer ce surcoût et à le répercuter sur leurs prix (+ 4 à 5 €/t d'aliment) pour sauver Eurolysine. <strong>Car si on laissait Eurolysine fermer, la Chine se retrouverait en position de quasi monopole et se mettrait probablement à augmenter ses prix.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>D’autres acides aminés sont concernés</strong>&nbsp;: des droits définitifs sont appliqués à la valine en février 2026, une enquête est ouverte concernant le tryptophane… L’UE compte plusieurs sites de production de méthionine mais le développement récent des capacités asiatiques fait craindre une dégradation de la position européenne. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La Chine poursuit son dumping malgré les droits de douane</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Malgré l'instauration des droits de douane, début 2026, la lysine est à un cours historiquement bas, 30 % moins chère qu’en janvier 2025. <strong>Les Chinois ont manifestement baissé leurs prix de manière à absorber la totalité des droits anti-dumping</strong>, afin de maintenir leur position sur le marché européen. Une stratégie de conquête et d’étouffement de la concurrence que le géant asiatique emploie du reste dans d’autres secteurs économiques…</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:pullquote {"style":{"typography":{"fontSize":"12px"}}} -->
<figure class="wp-block-pullquote" style="font-size:12px"><blockquote><p><em>La part de marché de la lysine de Chine a reculé grâce aux droits anti-dumping, mais elle reste de 60 à 70</em>&nbsp;<em>%. Les prix européens sont donc toujours définis par les Chinois</em></p><cite>Nicolas Martin, responsable Affaires publiques à Eurolysine</cite></blockquote></figure>
<!-- /wp:pullquote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Eurolysine enregistre 23 M€ de pertes en 2025 malgré un chiffre d’affaires en hausse. Le site performant tourne pourtant à plein régime. Eurolysine dépose une nouvelle plainte et <strong>une enquête anti-absorption de droits est ouverte par la Commission</strong>. Pour rétablir une situation plus équitable, Eurolysine réclame des droits de minimum 80 %. Et plaide pour un <strong>renforcement des normes s’appliquant aux importations</strong>&nbsp;: <strong>les produits chinois sont en effet moins purs et bien plus carbonés</strong> (2 kgC02/kg lysine en France, 10 kgC02 en Chine).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C’est dans ce contexte qu’Avril et l’État lèvent 70 M€ au capital d’Eurolysine en juin 2026 pour la maintenir à flots le temps que l’enquête rende son verdict.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

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</div></figure>
<!-- /wp:embed -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Pour une politique industrielle européenne </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:pullquote {"style":{"typography":{"fontSize":"12px"}}} -->
<figure class="wp-block-pullquote" style="font-size:12px"><blockquote><p><em>Il est nécessaire de s’interroger sur la mise en place d’une politique industrielle européenne plus ambitieuse, favorisant une production locale de ces nutriments indispensables notamment aux productions animales.</em></p><cite><a href="https://afca-cial.fr/documentation/communiques-de-presse/cp-antidumping-sur-la-lysine-chinoise-et-reflexion-sur-la-souverainete-de-la-na/">Communiqué commun des fabricants d’aliment</a>, février 2025</cite></blockquote></figure>
<!-- /wp:pullquote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les fabricants d’aliments demandent que les acides aminés soient <strong>reconnus comme matières critiques</strong>. La dépendance européenne à la Chine concerne également certains autres ingrédients indispensables à l’alimentation animale, notamment plusieurs vitamines indispensables. Comme quoi la souveraineté alimentaire se joue aussi dans des usines de chimie.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/eurolysine-illiustr-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/eurolysine-illiustr-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Effet bœuf sur les exportations brésiliennes]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/effet-boeuf-sur-les-exportations-bresiliennes/]]></link>
							<pubDate>jeu, 24 Sep 2026 09:58:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Arnaud Haye</dc:creator>
							<dc:identifier>8902</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-17 17:36:23</dc:modified>
							<dc:created unix="1790243880">2026-09-24 09:58:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/effet-boeuf-sur-les-exportations-bresiliennes/]]></guid><category>19</category><category>4</category><category>6</category><category>8</category>
							<description><![CDATA[Avec la suspension des importations de viandes brésiliennes par l’Union européenne, c’est un fournisseur majeur de viande bovine et de volaille qui s’efface, au moins temporairement. Les effets seront bénéfiques pour les producteurs européens. Alors que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur vient d’entrer en vigueur au 1er mai dernier, l’UE]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Avec la suspension des importations de viandes brésiliennes par l’Union européenne, c’est un fournisseur majeur de viande bovine et de volaille qui s’efface, au moins temporairement. Les effets seront bénéfiques pour les producteurs européens.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Alors que <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/2-3-accord-ue-mercosur-volaille-de-chair-et-viande-bovine-des-interets-a-defendre/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/2-3-accord-ue-mercosur-volaille-de-chair-et-viande-bovine-des-interets-a-defendre/">l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur</a> vient d’entrer en vigueur au 1<sup>er</sup> mai dernier, l’UE annonce la suspension des importations de viandes brésiliennes ainsi que d’œufs, de miel et d’autres produits d’origine animale.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:embed {"url":"https://twitter.com/le_Parisien/status/2094519852195029257","type":"rich","providerNameSlug":"x","responsive":true} -->
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https://twitter.com/le_Parisien/status/2094519852195029257
</div></figure>
<!-- /wp:embed -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Derrière cet apparent revirement se cache un hasard du calendrier. Depuis le 3 septembre 2026, l’UE impose en effet aux pays tiers de respecter ses règles relatives à l’usage des antibiotiques en élevages.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le Brésil, première victime des clauses miroirs</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Jusqu’à récemment, l’UE ne contrôlait que la qualité finale des produits agricoles et agroalimentaires qu’elle importait, sans se préoccuper de la manière dont ils étaient produits. Si bien que certaines pratiques interdites aux agriculteurs européens demeurent monnaie courante dans les pays dont l'UE importe les produits. Cette différence de traitement, source de <strong>distorsions de concurrence</strong>, a été maintes fois dénoncée par le monde agricole. Sa revendication est que les importations respectent aussi les règles communautaires sur les pratiques agricoles, les «&nbsp;clauses miroirs&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Or, depuis 2022, tous les producteurs européens ont interdiction d’utiliser des antibiotiques pour favoriser la croissance ou augmenter les rendements, et interdiction de certaines substances réservées à la médecine humaine. L’UE a donc décidé pour la première fois d’<strong>étendre cette règle à ses fournisseurs</strong> avec une date d’application fixée le 3 septembre. Le Brésil n’ayant pas fourni les garanties suffisantes qu’il respectait bien ces mesures, l’UE a décidé de suspendre l’ensemble de ses importations de produits issus des animaux.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Un audit de l’UE sur les filières volaille et miel était en cours début septembre 2026 ; une reprise rapide est possible pour ces produits si les résultats sont favorables. Pour la viande bovine, le délai pourrait être plus long, notamment compte tenu de la durée plus importante des cycles de production.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le Brésil étant un des principaux fournisseurs du marché européen, cette décision pourrait avoir des effets non négligeables sur les marchés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La Bretagne achète peu de viandes brésiliennes</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’analyse des importations bretonnes de produits brésiliens montre que <strong>notre région achète principalement des produits végétaux au géant sud-américain</strong>. En 2025, la Bretagne a importé l’équivalent de 320 millions d’euros de produits agricoles et agroalimentaires brésiliens. Cela représente 7&nbsp;% du total ses 4,46 milliards d’euros d’importations.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8904,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Importations_Bzh-1024x666.png" alt="" class="wp-image-8904"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ces chiffres confirment l’importance des flux de soja et de tourteaux de soja entre le Brésil et notre région (qui représentent l'essentiel du poste "ensemble des céréales, légumineuses et oléagineux" suivi par les Douanes).<span class="highlight"> </span>Le graphique montre que <strong>les viandes représentent de très faibles volumes</strong>. La décision européenne affectera donc peu notre région, du moins directement.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le constat est similaire au niveau national puisque la France n’a acheté que 38 millions d’euros de produits animaux au Brésil en 2025, très loin derrière les produits issus des grandes cultures et le café, thé et cacao. <strong>Les conséquences de la suspension seront indirectes et liées au fait que d’autres pays européens achètent de grandes quantités de viandes brésiliennes</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Brésil&nbsp;: 1<sup>er</sup> fournisseur en volaille, 2<sup>e</sup> en bœuf</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le Brésil arrive en <strong>tête du classement des fournisseurs</strong> du marché européen. En 2025, il a exporté l’équivalent de 18,6 milliards d’euros de produits agricoles et agroalimentaires vers l’UE. Si là aussi, les produits végétaux dominent, les viandes représentent une part substantielle des envois. Le tableau ci-dessous résume la situation pour 2025.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"typography":{"textAlign":"center"}}} -->
<p class="has-text-align-center"><strong>Le poids des exportations brésiliennes vers l’UE par produit</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:table -->
<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Produits</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Quantités importés (tonnes)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Taille du marché de l’UE (tonnes)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Part des importations brésilienne sur ce marché</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Place du Brésil dans le classement des exportateurs</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Volaille</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">211 000</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">12,9 millions</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1,6 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1<sup>er</sup></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Viande bovine</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">92 000</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">6,2 millions</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1,5 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">2<sup>ème</sup></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Œuf</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">37</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,7 millions</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Négligeable</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">16<sup>ème</sup></td></tr></tbody></table></figure>
<!-- /wp:table -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source&nbsp;: Eurostat</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les marchés européens de la volaille de chair et de la viande bovine voient disparaître l’équivalent respectivement de 1,6&nbsp;% et 1,5&nbsp;% de leur approvisionnement. <strong>C’est non négligeable et cela aura pour effet de soutenir les cours</strong>. D’autant que les Brésiliens ciblent les pièces à haute valeur ajoutée telles que les filets de poulet et les aloyaux de bovins. Une bonne nouvelle donc pour les producteurs européens.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Suspension_exportations_Bresil-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Suspension_exportations_Bresil-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[[SIQO en Bretagne 2026] Les filières d’élevage]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/filieres-sous-signe-officiel/siqo-en-bretagne-2026-les-filieres-delevage/]]></link>
							<pubDate>mar, 22 Sep 2026 10:14:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Maélie Tredan</dc:creator>
							<dc:identifier>8836</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-24 14:28:48</dc:modified>
							<dc:created unix="1790072040">2026-09-22 10:14:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/filieres-sous-signe-officiel/siqo-en-bretagne-2026-les-filieres-delevage/]]></guid><category>558</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[Entre prix du conventionnel de plus en plus attractif, débouchés parfois insuffisants et contraintes de cahier des charges, les filières animales sous SIQO traversent une zone de turbulences. Le Label Rouge, l’IGP ou les autres signes officiels de qualité ne suffisent plus toujours à compenser les surcoûts et les contraintes imposées aux éleveurs. Pour rester]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Entre prix du conventionnel de plus en plus attractif, débouchés parfois insuffisants et contraintes de cahier des charges, les filières animales sous SIQO traversent une zone de turbulences. Le Label Rouge, l’IGP ou les autres signes officiels de qualité ne suffisent plus toujours à compenser les surcoûts et les contraintes imposées aux éleveurs. Pour rester dans la course, les filières cherchent à revoir leurs règles, mais aussi à reconquérir les distributeurs.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un contexte tendu pour les filières viandes sous SIQO</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le constat revient d’une filière à l’autre : <strong>l’écart entre le prix payé pour un produit sous SIQO et celui du conventionnel ne rémunère plus toujours l’effort supplémentaire demandé aux éleveurs.</strong> <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/jusquou-montera-le-prix-des-bovins/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/jusquou-montera-le-prix-des-bovins/">Avec la remontée des prix du conventionnel</a>, l’écart de valorisation s’est réduit, jusqu’à rendre certaines démarches moins attractives pour les éleveurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La <strong>Blonde d’Aquitaine Label Rouge</strong> en fait directement les frais. La filière a perdu environ <strong>10 % de ses éleveurs</strong>, sous l’effet conjugué des départs en retraite et de certains désengagements au profit de marchés conventionnels jugés tout aussi rémunérateurs et moins contraignants. La situation est encore plus délicate pour le <strong>veau nourri au lait entier</strong>. Les bons prix du lait observés au second semestre 2025 ont rendu cette production moins attractive pour les éleveurs, accentuant les difficultés de recrutement. Des actions sont actuellement menées auprès des apporteurs et des organisations de producteurs pour éviter que cette érosion ne se poursuive.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Même difficulté en <strong>porc Label Rouge</strong>. Le différentiel avec le conventionnel est tombé sous les <strong>10 centimes par kilo</strong>. À ce niveau, l'écart de rémunération peine à compenser les contraintes supplémentaires. La concurrence se joue également entre <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">les différents Label Rouge selon</mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-pale-pink-color"> </mark>les modes d’élevage, avec des règles d’alimentation ou type de bâtiments qui peuvent différer sensiblement d’un cahier des charges à l’autre.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Et pour vendre, encore faut-il être visible et bien référencé. Entre 2025 et début 2026, certains distributeurs ont eu tendance à délaisser les produits carnés labellisés, notamment en Label Rouge, moins recherchés par les consommateurs. En parallèle, la communication autour de ce signe portée par l’interprofession Inaporc a été moins importante<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">. En parallèle, la communication autour de ce signe a pu être moins importante,</mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-pale-pink-color"> </mark>contribuant au recul des commandes. Les filières Label Rouge doivent <strong>donc repartir à la conquête des rayons</strong> et rappeler ce qui justifie leur différence.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>A noter pour finir que la <strong>STG</strong> <strong>Lait de foin</strong>, pour l’instant seul produit laitier sous SIQO de Bretagne, se porte bien,  quoique quelques producteurs aient quitté la démarche en 2026. La filière repose désormais principalement sur des producteurs assurant eux-mêmes la transformation ou travaillant avec des artisans-fromagers engagés dans la démarche.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une situation plus contrastée en volailles</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Bénéficiant d’une cote de popularité avantageuse, l’œuf sous signe de qualité fait l'objet de questionnements différents de la part des producteurs&nbsp;: conserver son label ou parier sur le volume&nbsp;? Le modèle du plein air se révèle particulièrement attractif. Il permet d’élever jusqu’à <strong>20 000 animaux dans un bâtiment</strong>, contre 6 000 pour un élevage Label Rouge. Une perspective tentante dans une conjoncture où la filière cherche à augmenter la production pour répondre à la demande grandissante, mais qui contribuerait à pénaliser le Label Rouge.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le tableau est plus favorable pour les <strong>viandes de volaille Label Rouge</strong>, qui bénéficient actuellement d’un marché porteur et de mises en place dynamiques. Mais là encore, il faut regarder au-delà de la conjoncture immédiate : rappelons-nous que le nombre d’élevages avait reculé il y a quelques années, conséquence de périodes où les débouchés insuffisants avaient conduit à ralentir les mises en place.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Derrière ces situations se dessine une même fragilité : le supplément de valeur espéré</strong> <strong>d’une labellisation SIQO n’est plus aussi avantageux par rapport au conventionnel.</strong> Et lorsqu’il ne compense plus les contraintes du cahier des charges, l’engagement perd naturellement de son attrait.<strong> <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/perennite-des-odg-2-3-le-cahier-des-charges-entre-protection-de-la-demarche-et-frein-aux-evolutions/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/perennite-des-odg-2-3-le-cahier-des-charges-entre-protection-de-la-demarche-et-frein-aux-evolutions/">Certaines filières cherchent donc à évoluer</a> pour rendre leurs démarches de production </strong>plus attractives aux yeux des éleveurs, des transformateurs, des distributeurs et des consommateurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des adaptations réglementaires nécessaires</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Face à ces situations contrastées, certains Organismes de Défense et de Gestion ont choisi de <strong>faire évoluer les cahiers des charges lorsque ceux-ci deviennent un frein à la compétitivité.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les <strong>Fermiers d’Argoat</strong> ont ainsi modifié leur cahier des charges œuf Label Rouge en supprimant la mention « Fermier ». Cette dernière n’autorisait l’exploitation que d’un seul bâtiment par entité juridique, obligeant à créer une entité pour chaque bâtiment. Les éleveurs sous Label Rouge peuvent désormais exploiter deux bâtiments par exploitation. L’ODG espère ainsi lever un frein à l’attractivité de sa filière face à l’élevage plein air.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En veau, une évolution plus profonde est à l’étude. La filière envisage un nouveau cahier des charges permettant d’élever des <strong>veaux Label Rouge sur paille et nourris avec du lait reconstitué</strong>. Une piste pour s’affranchir des aléas du marché du lait qui pèsent aujourd’hui sur cette production.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Enfin, pour prendre en compte l’évolution des attentes sociétales, <strong>les filières porcines sous Label Rouge préparent une mise à jour de leurs conditions de production communes</strong> datant de 2016 et qui devrait aboutir au cours du second semestre 2026. Parmi les nouvelles conditions devraient figurer la limitation à 45 jours de la contention des truies, l’augmentation de la luminosité naturelle et l'adaptation du bâtiment<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-pale-pink-color"> </mark>en post-sevrage et engraissement (salle gros volume), ainsi que la mise en place de meilleures techniques disponible pour l’ammoniaque. Ces modifications concerneront d’ici cinq à dix ans les élevages déjà habilités à produire sous Label Rouge. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En revanche, tous les élevages nouvellement habilités devront aussitôt satisfaire à ces exigences, ce qui pourrait avoir pour conséquence un nombre moindre d’habilitations dans les cinq prochaines années. Reste une question de taille : <strong>qui paiera la facture ?</strong> Des discussions sont engagées avec l’État et les Régions pour accompagner financièrement les élevages dans cette mise aux normes.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La charcuterie sous SIQO bataille pour continuer à exister</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Plus de <strong>75 % de la production porcine française est transformée en produits de charcuterie</strong>, selon Christiane Lambert, présidente de la Fédération des Industriels Charcutiers-Traiteurs (FICT). Or le secteur traverse lui-même une période difficile : près de la moitié des entreprises du secteur afficheraient des résultats négatifs ou très faiblement positifs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour les entreprises travaillant sous SIQO, la difficulté est encore plus grande, du fait de prix plus élevés : <strong>leurs produits peinent à trouver leur place en rayon.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>De fait, des relevés de prix en grande distribution se sont heurtés au très faible référencement de charcuteries sous Label Rouge et IGP. Dans le rayon charcuterie traditionnelle, le manque d’information sur les produits sous SIQO joue en leur défaveur. <strong>Des rencontres ont donc été organisées entre grande distribution et représentants des filières charcuterie sous SIQO</strong> pour travailler sur la mise en rayon. Ces derniers comptent sur les engagements en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises pour intéresser les distributeurs à leurs produits.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ces constats, relevés entre 2025 et 2026, prouvent que<strong> les filières bretonnes sous SIQO vivent une période où leurs spécificités ne suffisent plus <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">pour sécuriser l'équilibre économique des élevages engagés</mark>. </strong>Face au conventionnel, les filières animales sous SIQO ne pourront pas éternellement demander aux éleveurs de produire autrement sans leur assurer une meilleure valorisation<strong>. Leur avenir se jouera autant dans les exploitations que dans les rayons : il leur faut convaincre ceux qui produisent, ceux qui achètent et, surtout, ceux qui paient.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}},"typography":{"textAlign":"center"}},"backgroundColor":"light-green-cyan","textColor":"black"} -->
<p class="has-text-align-center has-black-color has-light-green-cyan-background-color has-text-color has-background has-link-color"><strong><a href="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-publication/panorama-des-siqo-bretons-edition-2026-chiffres-2024" data-type="link" data-id="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-publication/panorama-des-siqo-bretons-edition-2026-chiffres-2024">Retrouvez ici le Panorama des SIQO bretonnes - Edition 2026 données 2024</a></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/AA-blondes-mgohier-letremblay_105-scaled.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/AA-blondes-mgohier-letremblay_105-scaled.jpg" height="100" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Chaud devant : les mesures de la grande distribution pour aider les producteurs]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/chaud-devant-les-mesures-de-la-grande-distribution-pour-aider-les-producteurs/]]></link>
							<pubDate>jeu, 17 Sep 2026 14:32:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Maélie Tredan</dc:creator>
							<dc:identifier>8865</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-17 14:41:07</dc:modified>
							<dc:created unix="1789655520">2026-09-17 14:32:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/chaud-devant-les-mesures-de-la-grande-distribution-pour-aider-les-producteurs/]]></guid><category>18</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[Récoltes en baisse, surcoûts de production, problèmes d’approvisionnement : les effets de la canicule et de la sécheresse sont bien là et sont partis pour durer. Qu’il s’agisse des agriculteurs ou des industriels de l’agroalimentaire, tous tirent la sonnette d’alarme pour annoncer une chute des volumes et une qualité moindre. Face à ces difficultés, plusieurs]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lagriculture-bretonne-souffre-de-la-canicule-et-de-la-secheresse/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lagriculture-bretonne-souffre-de-la-canicule-et-de-la-secheresse/">Récoltes en baisse, surcoûts de production, problèmes d’approvisionnement</a> : les effets de la canicule et de la sécheresse sont bien là et sont partis pour durer. Qu’il s’agisse des agriculteurs ou des industriels de l’agroalimentaire, tous tirent la sonnette d’alarme pour annoncer une chute des volumes et une qualité moindre. Face à ces difficultés, plusieurs enseignes de la grande distribution annoncent la mise en œuvre de mesures d’urgence dès septembre afin de soutenir les producteurs et privilégier l’origine France.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Carrefour : raccourcissement des délais de paiement et assouplissement des cahiers des charges</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Carrefour a annoncé dès la mi-août un plan d’urgence destiné notamment aux producteurs de fruits et légumes.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’enseigne promet dans un premier temps de réviser <strong>les prix d’achat en fonction de l’augmentation des coûts de production liés aux épisodes caniculaires</strong>. L’enseigne prévoit également de ramener temporairement <strong>les délais de paiement à</strong> <strong>15 jours</strong> au lieu de 30, afin d’améliorer la trésorerie des exploitations touchées. Un assouplissement des cahiers des charges sur le <strong>poids, le calibre et l’aspect visuel</strong> des fruits et légumes est également prévu, afin de commercialiser des produits parfaitement consommables mais ne répondant pas aux standards habituels.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour l’élevage bovin, l’introduction d’une <strong>« clause sécheresse »</strong> dans les cahiers des charges est prévue. Celle-ci doit permettre de mieux prendre en compte les surcoûts d’alimentation animale liés à la sécheresse dans le prix payé aux fournisseurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Carrefour annonce enfin qu’il privilégiera systématiquement <strong>l’origine France</strong> lorsque les productions sont disponibles sur le territoire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les Mousquetaires : soutenir les prix et réduire les marges</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les Mousquetaires ont à leur tour annoncé début septembre un plan comprenant <strong>dix mesures</strong>, dont huit d’urgence.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>A l’instar de Carrefour, le groupement promet de raccourcir les délais de paiement des fruits et légumes aux fournisseurs et veut faciliter leur commercialisation&nbsp;: chez Intermarché et Netto, une gamme baptisée <strong>« Petit calibre, grand soutien »</strong> sera notamment lancée dès septembre, en mettant pour commencer la pomme à l’honneur.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le groupement prévoit également de <strong>soutenir les productions touchées par les pertes de récolte</strong> (tels que les radis, salades, haricots verts, artichauts, ou encore les prunes) en rémunérant les producteurs à un niveau permettant de préserver l’équilibre économique de leur exploitation. Sans en dire davantage, <strong>Intermarché et Netto annoncent qu’ils</strong> <strong>réduiront leurs marges</strong> pour permettre la réalisation de cette opération.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Enfin, le versement anticipé d’une partie de la prime annuelle de la marque solidaire "Merci" d’Intermarché (représentant un montant de 1,2 million d’euros) à destination des éleveurs des filières laitière, porcine et bovine devrait venir compléter l’arsenal des mesures proposées par le groupe.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des mesures d’urgence… mais quid de l’après ?</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Attention, «&nbsp;<strong>loin du soleil, loin du cœur</strong>&nbsp;» pourrait-on se risquer à dire. Car si la sécheresse caniculaire reste vive dans les mémoires en ce mois de septembre, rien ne permet d’assurer que la compassion née au cours de cet été exceptionnellement chaud ne dure bien longtemps, et cela qu’il s’agisse des distributeurs ou des consommateurs eux même.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pourtant, <strong>les conséquences de cette crise vont sans nul doute s’étaler sur l’année</strong>, à commencer par celles liées à la hausse du prix du fourrage ou des céréales, comme le maïs et le blé, qui risque d’alourdir durablement le coût de production des produits carnés et des œufs. En outre, après le prix des légumes primeurs, le consommateur doit s’attendre à voir celui des conserves augmenter également, au vu des mauvais rendements. &nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans cette nouvelle aire de la «&nbsp;permacrise&nbsp;» comme l'a récemment qualifiée Serge Papin (Ministre des PME, ancien Président-directeur général de Système U), le risque climatique devra dorénavant être porté <strong>par l’ensemble de la chaîne alimentaire</strong>, tant il est probable que les épisodes atypiques se reproduisent année après année. C’est donc à des changements systémiques auxquels doivent se préparer les distributeurs dans les années à venir, afin de préserver les capacités de production des agriculteurs et plus largement, sécuriser les approvisionnements français de demain.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Presentation1-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Presentation1-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Concentration dans les filières alimentaires 2/2 – Aux dépens de l’agriculture et des territoires]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-2-2-aux-depens-de-lagriculture-et-des-territoires/]]></link>
							<pubDate>jeu, 10 Sep 2026 10:04:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>8627</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-24 14:19:46</dc:modified>
							<dc:created unix="1789034640">2026-09-10 10:04:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-2-2-aux-depens-de-lagriculture-et-des-territoires/]]></guid><category>18</category><category>20</category><category>16</category><category>23</category>
							<description><![CDATA[Une grande distribution très concentrée, la concurrence croissante aux échelles nationales puis internationales et les incitations des milieux politiques et économiques sous-tendent la dynamique de concentration dans l’agroalimentaire. Quels en sont les impacts pour les filières agricoles et les acteurs des territoires&nbsp;? Retrouvez la suite de l’analyse de Nicolas Portier, professeur à Science Po. L’agriculture]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Une grande distribution très concentrée, la concurrence croissante aux échelles nationales puis internationales et les incitations des milieux politiques et économiques sous-tendent la dynamique de concentration dans l’agroalimentaire. Quels en sont les impacts pour les filières agricoles et les acteurs des territoires&nbsp;? Retrouvez la suite de l’analyse de Nicolas Portier, professeur à Science Po.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">L’agriculture au même titre que le reste</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En parallèle de la concentration en aval des filières alimentaires, le maillon agricole est lui-même concerné. «&nbsp;Pour les exploitations agricoles, il y a d’abord la <strong>concentration spatiale</strong> qui interpelle&nbsp;». C’est par exemple le cas de l’élevage en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire. Couplé à l’agrandissement des exploitations – «&nbsp;qui entraîne une accumulation de capital et crée&nbsp;des barrières à l’entrée infranchissables pour la nouvelle génération&nbsp;» – <strong>ces dynamiques produisent des effets concrets sur le tissu économique des territoires</strong>. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;[En 2024] quand Lactalis décide de réduire sa collecte de lait, on voit les difficultés que cela a généré&nbsp;» pour des élevages dans l’Ouest, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">faute pour certains de ne pouvoir pas retrouver un autre collecteur sur le même territoire </mark>(voir <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lactalis-reduit-sa-collecte-quelles-consequences-pour-la-bretagne/">notre article à ce sujet</a>). Nicolas Portier cite enfin les conséquences environnementales de ces choix&nbsp;: «&nbsp;des risques de fragilisation des sols et des milieux, de manque de diversité, de disparition des systèmes polycultures-polyélevages&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un rapport de force déséquilibré</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’enjeu est aussi sur le pouvoir de fixation des prix, donc le rapport de force entre maillons</strong>. Nicolas Portier évoque ainsi «&nbsp;<strong>un modèle désinflationniste qui finit par être un modèle de cannibalisation croisée </strong>dans les chaînes de valeur&nbsp;». La grande distribution est souvent pointée du doigt pour ses pratiques déloyales envers ses fournisseurs, mais dans le même temps, le maintien d’un faible coût de l’alimentation est recherché par les pouvoirs publics. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans cette situation paradoxale, «&nbsp;les transformateurs au milieu essayent de ne pas être écrabouillés et ils répercutent, c’est donc la production qui prend&nbsp;». Nicolas Portier tient tout de même à ne pas noircir tout le tableau&nbsp;: «&nbsp;peut-être que ces entreprises vont se dire que face à un fournisseur en difficulté, elles vont faire de la péréquation parce qu'elles peuvent avoir un îlot de perte dans un océan de profit, et peuvent donc absorber ce choc&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les oligopoles dans la tourmente</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C’est que <strong>groupes de grande distribution et entreprises agroalimentaires doivent trouver des réponses face à une remise en question existentielle de leurs fondements</strong>. La grande distribution, confronté à la fragilisation de son modèle historique, essaie de se réinventer : « elle est en train d’intégrer la transformation et devient déterminante sur les marchés&nbsp;». </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les entreprises agroalimentaires, elles, «&nbsp;ont besoin d'être assez grosses pour diversifier leurs sources de revenus : être monoproduit par les temps qui courent, c'est difficile&nbsp;». Pour y arriver, les groupes agroalimentaires misent beaucoup sur la <strong>croissance externe </strong>et comptent sur ce que l’on appelle la «<strong>&nbsp;frange concurrentielle&nbsp;</strong>»&nbsp;: un ensemble de PME et de start-up innovantes qui servent de «&nbsp;têtes chercheuses&nbsp;» sur les marchés<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a>. Les grands groupes, qui s’épargnent la prise de risque et l’investissement initial en recherche et développement, viennent y trouver des opportunités à potentiel qui ont développé un modèle économique relativement viable. Du côté des fondateurs, les quelques-uns qui ont réussi à survivre sont satisfaits de vendre pour s’adosser à des réseaux déjà organisés&nbsp;ou pour repartir sur le développement d’un nouveau concept<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des territoires sous tutelle économique</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Des élus locaux témoignent d’un changement dans les relations avec les entreprises de leur territoire qui n’ont plus à voir avec le capitalisme familial d’autrefois</strong>. «&nbsp;Une fois que le pouvoir de décision est complètement parti et que vous n’avez plus qu'un chef d'établissement de passage, vous n’êtes plus du tout dans la même relation&nbsp;». <strong>Une forme d'impermanence et de distanciation</strong> s'installe: «&nbsp;Les élus savent très bien que quand un groupe familial vend son affaire, le premier qui reprend peut être sympa mais derrière il y en aura un deuxième, un troisième, et au bout d'un moment vous serez gérés depuis Paris&nbsp;». Cette distanciation conduit à ce que vie et avis du territoire ne soient plus considérés : «&nbsp;Pour les décisions, il n’y aura même aucune remontée d’information, elles se feront uniquement en regardant les livres de comptes&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une perte de pouvoir de décision aussi sur la restauration collective</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Autre illustration de la<strong> perte de pouvoir décisionnel des territoires</strong> : «&nbsp;c’est l'exemple une métropole ou une communauté de communes qui essaie de faire son <strong>plan alimentaire territorial</strong>, en travaillant les circuits courts, avec toute la puissance de feu de la restauration collective. Elle va voir les principaux lieux de restauration collective, comme le Crous ou encore un établissement d'un groupe hospitalier majeur à l'échelle nationale. Celui-ci passe déjà des accords commerciaux nationaux avec un grand acteur de la restauration collective ». Malgré les engagements pris par ce dernier pour un approvisionnement local de ses cuisines, la mise en œuvre effective et significative de cet engagement semble délicate, voire impossible,&nbsp;compte tenu des spécificités locales des territoires&nbsp;concernés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette <strong>mécanique de prise de distance de la décision par rapport aux territoires </strong>questionne Nicolas Portier&nbsp;: «&nbsp;Aujourd’hui, il est difficile de savoir dans quelle mesure les systèmes économiques régionaux sont maintenant réencastrés<a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a> sur de plus grandes échelles avec la montée des groupes mondiaux et comment la décision est en train aussi de s'évaporer petit à petit&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

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<div style="height:84px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
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<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin sur notre blog AgriEco : </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/des-groupes-agro-alimentaires-en-quete-de-croissance/"><strong>Des groupes agro-alimentaires en quête de croissance</strong></a>, novembre 2023</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Abattoirs]</strong> «&nbsp;<strong>Une concentration qui n’est pas sans risque</strong>&nbsp;» dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/fermeture-dabattoirs-en-france-quel-role-des-pouvoirs-publics/">Fermeture d’abattoirs en France : quel rôle des pouvoirs publics ?</a>, août 2025</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Légumes pour l'industrie] « Une filière bretonne des légumes conserves et surgelée déjà concentrée »</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-transformes/du-mouvement-dans-la-filiere-des-legumes-conserves-et-surgeles/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-transformes/du-mouvement-dans-la-filiere-des-legumes-conserves-et-surgeles/">Du mouvement dans la filière des légumes conserves et surgelés</a>, mai 2025</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Volaille] «&nbsp;Quelles conséquences sur les équilibres de la volaille française ?&nbsp;»</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/volaille-de-chair/ldc-rachete-france-poultry-vers-la-fin-du-poulet-grand-export/">LDC rachète France Poultry : vers la fin du poulet grand export</a>, mars 2026</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Volaille] «&nbsp;Une trop forte concentration&nbsp;?&nbsp;»</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/la-cour-des-comptes-sur-la-volaille-francaise-plus-de-questions-que-de-reponses/">La Cour des comptes sur la volaille française : plus de questions que de réponses</a>, octobre 2024</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Grande distribution] «&nbsp;Les conséquences d’une telle reprise&nbsp;» </strong>dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/reprise-de-casino-quelles-consequences/">Reprise de Casino : quelles conséquences ?</a>, janvier 2024</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /wp:separator -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> C’est-à-dire qu’elles innovent Lire à sujet <em><a href="https://www.caissedesdepots.fr/eclairage/blog/articles/le-dynamisme-et-les-visages-du-neo-entrepreneuriat">Le dynamisme et les visages du néo-entrepreneuriat</a></em>, Nicolas Portier, 2024, Blog Regard(s) d’expert(s) de la Caisse des dépôts</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Ce que Nicolas Portier appelle les <em>serial entrepreneurs.</em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Nicolas Portier a été délégué général d’Intercommunalités de France de 2004 à 2021</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Nicolas Portier évoque <em>«&nbsp;une <strong>recentralisation progressive des lieux décisionnels</strong> [qui] contribue à la <strong>«&nbsp;recolonisation&nbsp;» latente des économies régionales</strong> (pour faire allusion à un rapport célèbre de Michel Rocard qui a préparé la décentralisation)&nbsp;»</em> (p. 10) dans <em><a href="https://www.caissedesdepots.fr/sites/ms-cdc-fr/files/2025-11/Rapport%20d%27%C3%A9tude%20Nicolas%20Portier%20-%20Territoires%20et%20concentration%20des%20entreprises.pdf">Les territoires aux défis de la concentration des entreprises</a></em><em> (lien de téléchargement)</em>, 2025, Institut pour la recherche de la Caisse des dépôts</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Nicolas-Portier-150x150.webp"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Nicolas-Portier-150x150.webp" height="150" width="150" type="image/webp"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Concentration dans les filières alimentaires 1/2 – Au commencement était le marché]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-1-2-au-commencement-etait-le-marche/]]></link>
							<pubDate>mar, 08 Sep 2026 10:07:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>8407</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-15 10:21:49</dc:modified>
							<dc:created unix="1788862020">2026-09-08 10:07:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-1-2-au-commencement-etait-le-marche/]]></guid><category>18</category><category>20</category><category>16</category><category>23</category>
							<description><![CDATA[La concentration dans les filières agroalimentaires en Bretagne est un processus installé depuis plusieurs décennies. Elle a redessiné le fonctionnement de notre économie et par conséquent la physionomie de notre agriculture. Quelles en ont été les dynamiques sous-jacentes&nbsp;? Le point de vue de Nicolas Portier, professeur à Science Po, sur ce phénomène particulièrement prégnant au]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La concentration dans les filières agroalimentaires en Bretagne est un processus installé depuis plusieurs décennies. Elle a redessiné le fonctionnement de notre économie et par conséquent la physionomie de notre agriculture. Quelles en ont été les dynamiques sous-jacentes&nbsp;? Le point de vue de Nicolas Portier, professeur à Science Po, sur ce phénomène particulièrement prégnant au sein des filières alimentaires bretonnes</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La Bretagne a été un berceau de la concentration</strong> au sein des filières agroalimentaires. «&nbsp;Beaucoup de figures bretonnes ont créé de très belles ETI qui sont devenues des grands groupes&nbsp;» souligne Nicolas Portier. Aux côtés de ceux-ci, les coopératives se sont structurées. Aujourd’hui, les grands groupes coopératifs qui en émanent «&nbsp;se sont fortement déformés par rapport à ce qu’ils ont été historiquement&nbsp;»&nbsp;: par fusions et élargissement du périmètre géographique, ils ont largement débordé de leur périmètre initial. Ainsi, au fil «&nbsp;des changements de génération, des transmissions et des concentrations, <strong>la base historique des ETI et des coopératives est devenue un lointain souvenir.&nbsp;»</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le miracle breton aura été de créer toutes ces chaînes de valeurs</strong> de la production de la matière première à la transformation par l'agroalimentaire selon Nicolas Portier. L’expert pointe aussi une spécificité régionale&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<strong>La force de l’Ouest</strong>, que ce soit en Bretagne ou dans les Pays-de-la-Loire, <strong>c’est l’attachement à un modèle familial </strong>avec des acteurs très ancrés par une identité d’attachement qui se perpétue&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"level":1} -->
<h1 class="wp-block-heading">Plusieurs moteurs à cette concentration</h1>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La puissance du modèle agricole breton est venue «&nbsp;d’<strong>un effet d'entraînement croisé de la métropole sur les autres territoires qui aura était vertueux économiquement&nbsp;</strong>», explique Nicolas Portier. Pour commencer, «&nbsp;le maillage urbain assez polycentrique de la Bretagne faisait qu'il y avait des pôles de services, des liens, des connexions au milieu des campagnes. Et en retour, l'économie rennaise vivait beaucoup sur les activités financières liées aux campagnes. La réussite scolaire et universitaire des Bretons a aussi beaucoup porté la Bretagne&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Désormais, on assiste à<strong> «&nbsp;des logiques de concentrations qui en appellent d’autres&nbsp;»</strong>. Par les négociations, «&nbsp;<strong>c'est la grande distribution qui a imposé aux groupes agroalimentaires d’être forts&nbsp;»</strong>. Le référencement dans la grande distribution et les effets de volume ont eu «&nbsp;des effets concentrateurs extrêmement puissants&nbsp;» sur l’amont. «&nbsp;Si vous n’êtes plus référencé, vous ne pouvez plus négocier&nbsp;». Selon Nicolas Portier, «&nbsp;la grande distribution a comprimé les prix, incitée par les pouvoirs publics qui étaient obsédés par la désinflation au tournant des années 2000, lors de la création de l’euro&nbsp;». Ils ont donc donné «&nbsp;un <strong>feu vert au&nbsp;caractère disciplinaire des pratiques de la grande distribution&nbsp;»</strong> [sur l’économie des filières agroalimentaires]. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C’est le pilotage par l’aval&nbsp;: <strong>la concentration a remonté les filières</strong>, elle est partie du maillon agroalimentaire et elle est à l’œuvre aujourd’hui dans le maillon agricole. La grande distribution est aussi à la manœuvre directement dans l’amont via ses marques de distributeurs pour lesquelles elle met en place «&nbsp;des deals compliqués avec les transformateurs&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"level":1} -->
<h1 class="wp-block-heading">Créer des champions&nbsp;?</h1>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’agriculture française, c’est aussi «&nbsp;le pétrole vert de la France ». </strong>Elle a longtemps été contributeur net des soldes commerciaux français, ce qui était la fierté du monde agricole. Ça a été «&nbsp;à l’origine de la constitution <strong>des groupes français mondialisés et de nos grandes coopératives qui ont changé de dimension&nbsp;»</strong>&nbsp;: là où ils étaient présents commercialement dans quatre pays, ils sont maintenant actifs dans soixante-dix. Aujourd’hui, l’idée est de faire des champions européens&nbsp;: «&nbsp;On pensait qu’ils étaient déjà constitués depuis les années 2000, mais finalement il s’agissait plutôt d’oligopoles nationaux&nbsp;».<br></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette idée d’avoir des champions se retrouve, dans le système centralisé français, «&nbsp;dans l'entre-soi des lieux de décision entre élites politiques et économiques&nbsp;» et avec «&nbsp;une industrie bancaire et un marché des fusions-acquisitions très actifs&nbsp;». «&nbsp;Cela fait qu’en France, on est allé assez loin dans le modèle anglo-saxon de financiarisation [de l’économie]&nbsp;». Trop loin peut-être : «&nbsp;<strong>Il</strong> <strong>faudrait que les pouvoirs publics arrêtent de promouvoir la concentration&nbsp;» </strong>par des systèmes fiscaux – comme la déductibilité des intérêts d'emprunt – et des politiques de taux d'intérêt parfois quasiment négatifs. Parce qu’<strong>on stimule la croissance par endettement</strong>, ce qui peut entretenir la spéculation. «&nbsp;Chacun vient extraire sa marge pour rémunérer des services exorbitants, de la bureaucratie privée et des transactions de groupe&nbsp;». Tout ce système «&nbsp;<strong>est dangereux parce que cela finit par ressembler à une bulle financière&nbsp;».</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"level":1} -->
<h1 class="wp-block-heading">Des garde-fous&nbsp;existent</h1>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;L’<strong>Autorité de la concurrence est la dernière barrière&nbsp;». </strong>Si elle a pour mission d’éviter la disparition totale de la concurrence, «&nbsp;les lignes directrices de la communauté politique nationale sur la bonne intensité&nbsp;concurrentielle sont ambiguës&nbsp;». «&nbsp;Au niveau européen, c'est plus clair, <strong>les règles de concurrence sont dans le code génétique de l’UE&nbsp;»</strong>. Loin de l’idée d’un grand marché homogène, les régulateurs travaillent à définir des marchés pertinents selon un produit, une clientèle, un territoire donné – «&nbsp;le marché pertinent peut être plus local. C’est une analyse fine&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

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<div style="height:69px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<!-- /wp:spacer -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Pour aller plus loin sur notre blog Agriéco&nbsp;:</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/des-groupes-agro-alimentaires-en-quete-de-croissance/"><strong>Des groupes agro-alimentaires en quête de croissance</strong></a>, novembre 2023</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Abattoirs]</strong> «&nbsp;<strong>Une concentration qui n’est pas sans risque</strong>&nbsp;» dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/fermeture-dabattoirs-en-france-quel-role-des-pouvoirs-publics/">Fermeture d’abattoirs en France : quel rôle des pouvoirs publics ?</a>, août 2025</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Légumes pour l'industrie] « Une filière bretonne des légumes conserves et surgelée déjà concentrée »</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-transformes/du-mouvement-dans-la-filiere-des-legumes-conserves-et-surgeles/">Du mouvement dans la filière des légumes conserves et surgelés</a>, mai 2025</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Volaille] «&nbsp;Quelles conséquences sur les équilibres de la volaille française ?&nbsp;»</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/volaille-de-chair/ldc-rachete-france-poultry-vers-la-fin-du-poulet-grand-export/">LDC rachète France Poultry : vers la fin du poulet grand export</a>, mars 2026</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Volaille] «&nbsp;Une trop forte concentration&nbsp;?&nbsp;»</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/la-cour-des-comptes-sur-la-volaille-francaise-plus-de-questions-que-de-reponses/">La Cour des comptes sur la volaille française : plus de questions que de réponses</a>, octobre 2024</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Grande distribution] «&nbsp;Les conséquences d’une telle reprise&nbsp;» </strong>dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/reprise-de-casino-quelles-consequences/">Reprise de Casino : quelles conséquences ?</a>, janvier 2024</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Nicolas-Portier-150x150.webp"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Nicolas-Portier-150x150.webp" height="150" width="150" type="image/webp"/>		
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