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		<title>AgriEco</title>
        <description>Blog d&#039;actus sur l&#039;économie et l&#039;emploi agricole en Bretagne</description>
        <link>https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr</link>
		<lastBuildDate>Tue, 07 Apr 2026 06:35:30 +0000</lastBuildDate>
					<item>
							<title><![CDATA[Transformation laitière : des opportunités de croissance manquées]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/transformation-laitiere-des-opportunites-de-croissance-manquees/]]></link>
							<pubDate>mar, 07 Avr 2026 08:35:30 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>7637</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-03-26 17:31:19</dc:modified>
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							<description><![CDATA[En décembre 2025, la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-Alimentaire et de la Souveraineté Alimentaire Annie Genevard a lancé les Conférences de la Souveraineté Alimentaire. Ces conférences ont pour objectif de fixer de façon collective les ambitions de la France en matière de souveraineté alimentaire, en tenant compte de différents paramètres internes et externes. Les synthèses]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>En décembre 2025, la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-Alimentaire et de la Souveraineté Alimentaire Annie Genevard a lancé les Conférences de la Souveraineté Alimentaire. Ces conférences ont pour objectif de fixer de façon collective les ambitions de la France en matière de souveraineté alimentaire, en tenant compte de différents paramètres internes et externes. Les synthèses des contributions des différents groupes thématiques ont été présentées lors du Salon International de l’Agriculture 2026. L’occasion de mettre en lumière les atouts et les défis qui attendent la filière laitière nationale.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Autosuffisance au global, mais pas dans le détail</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>A l’heure actuelle, la production laitière française atteint <strong>un taux d’autosuffisance de 108 %</strong>, mais les perspectives sont négatives en raison de la décapitalisation du cheptel laitier. En 2023, <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/relations-contractuelles-vers-un-changement-de-paradigme/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/relations-contractuelles-vers-un-changement-de-paradigme/">le Cniel avait d'ailleurs alerté sur le risque de passer en dessous des 100 % en 2027. </a></p>
<!-- /wp:paragraph -->

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<!-- /wp:embed -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par ailleurs, le taux d’autosuffisance diffère grandement selon les produits&nbsp;: 260 % pour la poudre de lait écrémé, mais <strong>seulement 78 % pour le beurre</strong>. Ce déficit en beurre n’est pas nouveau, mais il s’aggrave d’année en année. Le document de synthèse note un déclin sur d’autres produits, <strong>tels que les fromages, dont le taux d’autosuffisance est passé de 130 % à 110 % en dix ans</strong>. Surtout, la France est importatrice nette sur les fromages ingrédients (mozzarella, râpés, cheddar), un marché particulièrement dynamique.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

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<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/Taux-dautosuffisance-fromages.png" alt="" class="wp-image-7641"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une absence sur les marchés dynamiques</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Globalement, la production française n’est pas suffisamment orientée vers des marchés porteurs de la 2<sup>nde</sup> transformation (fromages ingrédients, concentrés de protéines de lactosérum, etc.). Cela explique pourquoi <strong>les IAA nationales importent 72 % de leurs besoins en produits laitiers</strong>. Cette absence est un manque à gagner important pour la filière laitière française. Par exemple, pour la valorisation de la protéine, le Cniel a établi une comparaison des prix à l’export du lactosérum en poudre et du WPC80/WPI90 (concentré de protéines de lactosérum). Le cours du WPC80/WPI90 a plus que doublé sur les deux dernières années, alors qu’il n’a augmenté «&nbsp;que&nbsp;» de 50 % pour le cours de la poudre de lactosérum.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7642,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/Prix-export-proteine-laitiere.png" alt="" class="wp-image-7642"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Résultat, <strong>un écart de chiffre d’affaires qui se creuse pour la valorisation de ce produit</strong>, entre l’Allemagne qui a augmenté sa production de WPC80/WPI90 de 25 millions de tonnes en dix ans, et la France dont la production n’a augmenté que de 8 millions de tonnes sur la même période.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7643,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/Chiffre-daffaires-proteines-laitieres.png" alt="" class="wp-image-7643"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des capacités insuffisantes</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Selon le Cniel, cette absence de la France sur ces marchés s’explique par <strong>des capacités insuffisantes</strong>. Ainsi, le plus gros site de transformation de mozzarelle français a une capacité de production de 45 000 tonnes/an, bien loin du site de A Ware aux Pays-Bas qui en transforme plus de 100 000 t/an. Et l’écart avec nos concurrents européens est <strong>encore plus flagrant sur les autres fromages ingrédients</strong> : moins de 10 000 t/an pour le plus gros site français de cheddar, contre plus de 55 000 t/an pour un site de Saputo au Royaume-Uni. Enfin, en France le plus gros site de production d’edam sort moins de 5 000 t/an, bien loin des 150 000 tonnes de capacités de production du site d’Ammerland en Allemagne. Plus globalement, <strong>la France ne dispose d’aucun site valorisant plus d’un milliard de kg de lait</strong>, alors que l’Allemagne en compte huit.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La Bretagne tournée vers le marché intérieur</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Selon la dernière étude sur la transformation laitière de FranceAgriMer, la production moyenne par site est en recul entre 2019 et 2023 dans la région. Ce n'est pas seulement dû à une baisse de la collecte. La part de la collecte bretonne transformée dans les régions voisines a augmenté sur cette période. De plus, <strong>la Bretagne a accru sa spécialisation sur les poudres de lait&nbsp;</strong>: elles représentaient 26 % de la matière sèche utile transformée en 2019, elles en représentent plus de 30 % en 2023. Cette hausse est due notamment à <a href="https://www.letelegramme.fr/economie/a-landivisiau-la-tour-de-sechage-de-la-sill-se-met-en-route-video-172516.php" type="link" id="https://www.letelegramme.fr/economie/a-landivisiau-la-tour-de-sechage-de-la-sill-se-met-en-route-video-172516.php">la mise en route de la tour de séchage de la Sill</a>. En revanche, <strong>la transformation de la matière grasse en Bretagne ne fait que reculer </strong>depuis dix ans, passant de 92 % en 2016 à 76 % en 2023. Le quart restant est transformé en partie en Normandie, principalement sous forme de beurre destiné à la GMS.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Bretagne se démarque cependant par <strong>des sites de transformation de plus grosse dimension</strong>. C'est le cas notamment de l’usine Entremont de Montauban de Bretagne, qui collecte 500&nbsp;000 millions de litres de lait par an, ce qui en fait le plus gros site de transformation fromagère de France. Mais cette production est en grande partie destinée au marché national de la GMS, dont la valorisation est bien moindre que celle du fromage ingrédient exporté. Par ailleurs, ça reste une dimension bien inférieure aux grands sites européens cités précédemment. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Comment retrouver la croissance ?</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Il semblerait qu’aujourd’hui l'interprofession questionne les choix des industriels en termes d’investissements. Le groupe sectoriel «&nbsp;Ruminants&nbsp;» était animé par Damien Lacombe, président de Sodiaal, ce qui n’est pas anodin. Pour autant, une fois le constat effectué, quelles solutions existent pour faciliter les investissements&nbsp;? <strong>Les leviers d’actions proposés par la synthèse sont majoritairement défensifs</strong>&nbsp;: observatoire sur les différences de compétitivité, notamment sur l’aspect réglementaire, sourcing des fournisseurs pour la 2<sup>nde</sup> transformation, etc. Un meilleur ciblage des aides à l’investissement, par site et non par groupe industriel, est également préconisé. Pas sûr que cela suffise pour rattraper le retard pris ces dix dernières années.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2023/03/sorin-gheorghita-J0Q_LOltqig-unsplash-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2023/03/sorin-gheorghita-J0Q_LOltqig-unsplash-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[LDC rachète France Poultry : vers la fin du poulet grand export]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/volaille-de-chair/ldc-rachete-france-poultry-vers-la-fin-du-poulet-grand-export/]]></link>
							<pubDate>mar, 31 Mar 2026 09:51:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>7680</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-03-26 17:30:43</dc:modified>
							<dc:created unix="1774950660">2026-03-31 09:51:00</dc:created>
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							<description><![CDATA[LDC a annoncé en mars 2026 le rachat de France Poultry, entreprise finistérienne héritière du groupe Doux, dédiée au grand export de poulet et filiale d’un groupe saoudien. Le leader français de la volaille compte réorienter son activité vers un marché intérieur en forte dynamique. Après des années de fragilisation, on irait donc vers la]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>LDC a annoncé en mars 2026 le rachat de France Poultry, entreprise finistérienne héritière du groupe Doux, dédiée au grand export de poulet et filiale d’un groupe saoudien. Le leader français de la volaille compte réorienter son activité vers un marché intérieur en forte dynamique. Après des années de fragilisation, on irait donc vers la fin du poulet breton exporté au Moyen-Orient…</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le déclin progressif du poulet grand export</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pendant des décennies, l’activité des volaillers bretons Doux et Tilly Sabco était basée sur la production de <strong>poulets entiers congelés de calibre medium</strong>, à destination du Moyen-Orient, et de l’Arabie Saoudite en grande majorité. Le <strong>modèle économique reposait sur les restitutions aux exportations</strong>, aides européennes compensant l’écart avec les prix mondiaux. Lorsqu’en 2013 l’UE met fin à ces restitutions (auxquelles on reprochait de fausser la concurrence), c’est le début d’un lent déclin. Jusqu’à la liquidation judiciaire de Tilly Sabco et du groupe Doux en 2018.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7715,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-4.png" alt="" class="wp-image-7715"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Des cendres du groupe Doux naît <strong>France Poultry, entreprise intégralement détenue par le groupe saoudien Almunajem</strong>, toujours dédiée à l’export vers le Moyen-Orient. YerBreizh reprend l’activité amont de Doux (nutrition, naissance, accouvage, élevages). Le capital de cette nouvelle société est aujourd’hui partagé entre Almunajem, LDC, Eureden et la Région Bretagne.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Mais ces restructurations ne changent pas la donne. <strong>Non seulement la volaille française n’est pas compétitive face à l'offre brésilienne ou ukrainienne, mais aussi l’Arabie Saoudite a considérablement augmenté sa propre production de poulet</strong> (cf. graphique ci-après). Alors que le grand export représentait à son apogée le débouché de près du tiers de la production bretonne, il pèse aujourd’hui moins de 20 % (12 % pour l’Arabie Saoudite). France Poultry qui abattait plus de 300 000 volailles par jour il y a quelques années, n’en abat en 2025 que 210 000 par jour.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7716,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-5.png" alt="" class="wp-image-7716"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réorientation progressive vers le marché intérieur</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le 26 février 2026, LDC annonce la validation d’un protocole d’accord avec Almunajem pour le rachat de France Poultry (prenant effet le 31 décembre 2026), ainsi que de ses parts dans YerBreizh (dès ce 11 mars). <strong>LDC devient ainsi actionnaire ultra-majoritaire de YerBreizh</strong>, avec 75 % des parts. Une nouvelle accueillie positivement par les 314 salariés de France Poultry et 95 salariés de YerBreizh.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le groupe sarthois annonce&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p><em>A partir de 2027, l'activité grand export sera&nbsp;progressivement réorientée vers d'autres marchés, complétée puis arrêtée&nbsp;au profit d’un projet de diversification vers d’autres marchés</em></p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le volailler souhaite <strong>faire évoluer la production vers de la découpe de poulet à destination du marché français</strong>, dont la forte dynamique profite jusqu’ici aux importations. 52 % du poulet consommé est importé en 2025.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans ce but, LDC annonce la réalisation d’un projet dans les cartons depuis 2018 : la <strong>construction d’un nouvel abattoir</strong> à côté de l’actuel à Chateaulin, destiné au marché français. Ce nouvel abattoir d’une capacité d’un million de poulets par semaine devrait sortir de terre pour le <strong>premier semestre 2028</strong>. Le devenir de l’abattoir actuel n’est pas encore tranché. Il pourrait être destiné à l’abattage d’autres espèces, ou bien sa production pourrait être orientée vers d’autres marchés à l’étranger.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nécessaire adaptation de la production</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La bascule dans le giron de LDC et vers le marché français nécessitera des adaptations de la production. La centaine d’aviculteurs de YerBreizh, pour environ 300 000 m² de bâtiment, devront élever des poulets de plus gros calibre à 2,4 kg environ contre 1,35 kg aujourd’hui.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Ils devront aussi s’adapter au cahier des charges «&nbsp;Nature d’Éleveurs&nbsp;»,</strong> depuis 2026 niveau minimal d’engagement pour les fournisseurs de LDC. Il implique&nbsp;entre autres : céréales entières 100 % françaises, lumière naturelle obligatoire, densité 10 % inférieure au maximum permis par la réglementation européenne (soit 38 kg/m² contre jusqu’à 42 kg/m²). <strong>Un cahier des charges qui répond à 80 % des critères du <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/volaille-de-chair/european-chicken-commitment-quels-impacts-sur-le-marche-du-poulet/">European Chicken Commitment (ECC)</a></strong>, rendant la bascule possible, même s’il reste moins exigeant sur la densité. L’ECC exige en effet un maximum de 30 kg/m².</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’adaptation des bâtiments pour y intégrer lumière naturelle</strong>, perchoirs et substrats à picorer, représente des investissements pour les aviculteurs de YerBreizh, que certains ne seront pas prêts à faire, en particulier ceux approchant de la retraite. La Région Bretagne, qui s’est réjouie de la nouvelle, a affirmé qu’elle «<em>&nbsp;soutiendra la transformation de ces outils, avec l’exigence de sécuriser durablement les parcours économiques des éleveur</em>s&nbsp;».&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelles conséquences sur les équilibres de la volaille française&nbsp;?</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La baisse de 10 % de la densité entraîne une diminution de la production du même ordre, en tonnes équivalent carcasse. Le taux d’auto-approvisionnement français pourrait légèrement reculer (cf. graphique ci-dessous).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7717,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-6.png" alt="" class="wp-image-7717"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour autant, on peut penser que la part de la production nationale dans la consommation peut progresser. En 2024, 62 milliers de tonnes de volaille, en grande majorité du poulet France Poultry, étaient expédiées de Bretagne vers le Moyen-Orient. Réorientés vers le marché français (mais diminués de 10 %), ces volumes pourraient en théorie se substituer à une partie des importations. Mais rien n’est moins sûr&nbsp;: <strong>le rythme annuel de hausse de consommation de poulet est en fait supérieur à ces volumes</strong> (+ 92 milliers de tonnes en 2025).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En termes d’équilibre concurrentiel, <strong>cette acquisition renforce la position ultra-dominante de LDC</strong>. Une telle concentration de l’aval (situation de quasi monopsone) donne un pouvoir de marché sur la constitution des prix, qui inquiète déjà un certain nombre de producteurs. Mais les récentes revalorisations des contrats par LDC vont plutôt dans le sens d’un soutien à la production. <strong>A ce jour, l’autorité de la concurrence ne s’est pas encore exprimée.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/LDC-france-poultry-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/LDC-france-poultry-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Un prix du lait à 560 € en 2035&#8230; vraiment ?]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/un-prix-du-lait-a-560-e-en-2035-vraiment/]]></link>
							<pubDate>mar, 24 Mar 2026 10:58:10 +0100</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>7390</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-02-17 10:59:11</dc:modified>
							<dc:created unix="1774349890">2026-03-24 10:58:10</dc:created>
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							<description><![CDATA[Fin 2025, la Commission européenne a produit un document présentant les perspectives de l&rsquo;agriculture européenne à l&rsquo;horizon 2035. Dans cette étude, l&rsquo;organisation envisage un prix du lait européen à 560&nbsp;€/1 000 litres, sur la base de projections sur la production et la demande. Quelle crédibilité apporter à ce type de projection ? Pour réaliser cette]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Fin 2025, la Commission européenne a produit un document présentant les perspectives de l'agriculture européenne à l'horizon 2035. Dans cette étude, l'organisation envisage un prix du lait européen à 560</strong>&nbsp;<strong>€/1 000 litres, sur la base de projections sur la production et la demande. Quelle crédibilité apporter à ce type de projection ?</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour réaliser cette projection sur le prix, la Commission européenne a posé des hypothèses d'évolution de la production et de la demande, au niveaux européen et mondial. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une croissance de production limitée</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En Europe, <strong>la croissance de la production laitière devrait être faible</strong> : 0,1 % par an seulement. Elle devrait être tirée par une hausse de la productivité par vache, le cheptel européen devrait en effet diminuer. Le recul du cheptel est déjà une réalité depuis dix ans.  <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/production-laitiere-vers-la-fin-dune-croissance-europeenne/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/production-laitiere-vers-la-fin-dune-croissance-europeenne/">La tendance devrait se poursuivre au même rythme, notamment en raison de mesures environnementales qui sont ou devraient être mises en œuvre en Irlande ou encore aux Pays-Bas</a>. En revanche, <strong>les gains de productivité devraient être plus faibles que lors de la décennie passée</strong> selon la Commission, suivant la logique économique que chaque gain marginal devient de plus en plus coûteux à obtenir.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7447,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/Production-productivite-et-cheptel-evolution.png" alt="" class="wp-image-7447"/><figcaption class="wp-element-caption">Évolution européenne de la production, des rendements et du cheptel de vaches laitières (source : Commission européenne, EU Agricultural Outlook 2025-2035)</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une demande européenne et mondiale solide</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Parallèlement à la relative stabilité de la production, <strong>la consommation devrait continuer de croître sur le continent</strong>, passant de 211 kg/hab à 217 kg/hab tous produits laitiers confondus, soit une hausse de 2,8&nbsp;%. En proportion, la plus forte hausse de consommation sur la décennie à venir concerne la poudre de lactosérum. Celle-ci est prisée pour ses qualités protéiques par une population de plus en plus âgée et de plus en plus soucieuse de sa santé. La consommation de beurre et de fromages devrait aussi connaître une hausse importante. A l'inverse, la consommation individuelle de laits liquides devrait diminuer de 8 % en dix ans.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7449,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/Evolution-de-la-consommation-individuelle-europeenne.png" alt="" class="wp-image-7449"/><figcaption class="wp-element-caption">Évolution de la consommation individuelle de produits laitiers en UE (source : Commission européenne, EU Agricultural Outlook 2025-2035)</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Au niveau mondial, la demande en produits laitiers continuera de croître, en particulier au Moyen-Orient, en Afrique et dans les pays du sud-est asiatique. <strong>Les exportations de l'Union européenne </strong>resteront stables au global, mais <strong>augmenteront sur les produits à plus forte valeur ajoutée </strong>tels que les fromages et la poudre de lactosérum. Au contraire, elles diminueront pour le beurre, minées par un manque de compétitivité sur ce marché.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi, le rapport conclut que <strong>les tensions sur les marchés européens du beurre et du fromage</strong>, en raison de la hausse de la demande, <strong>entraineront une croissance des prix de ces produits</strong>, atteignant des niveaux records à l'horizon 2035. Ces prix tireraient logiquement le prix du lait payé au producteur, qui atteindrait donc 560 €/1 000 litres. Il est important de préciser que <strong>cette hausse de prix ne signifie pas nécessairement une hausse de la rentabilité laitière</strong>. Elle peut s'accompagner d'une augmentation des charges. C'est d'ailleurs ce qu'indique le rapport pour certaines charges telles que les fertilisants et l'alimentation animale.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Quand les projections étaient moins optimistes</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Commission européenne réalise ce travail prospectif chaque année, pour un horizon de dix à quinze ans. Ainsi, en 2023, elle avait réalisé le même travail pour le même horizon 2035. Pourtant, <strong>deux ans plus tard, les hypothèses et conclusions ne sont pas du tout les mêmes.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 2023, le rapport émettait une hypothèse d'évolution de rendements plus pessimiste, ne permettant pas de compenser la baisse du cheptel laitier. Le rapport concluait alors que <strong>la production reculerait de 0,2 %/an, atteignant 147 millions de tonnes en 2035 contre 154 millions selon le rapport de 2025</strong>. Par ailleurs, la demande individuelle européenne était estimée stable. La différence par rapport à la projection de 2025 se situe notamment au niveau de la consommation de beurre, qui ne devait pas évoluer. Enfin, la demande mondiale était estimée plus importante à l'horizon 2035, en particulier pour ce qui concerne la Chine.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Commission estimait donc <strong>un prix payé aux producteurs de 500 €/1 000 litres</strong> pour 2035. Certes, dans les deux cas la Commission a projeté un prix en hausse, mais avec un différentiel de 60 €/1 000 litres !</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7466,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/Projections-prix-lait-2035-1024x576.png" alt="" class="wp-image-7466"/><figcaption class="wp-element-caption">Projections de la Commission européenne sur le prix du lait, en 2023 (à gauche) et en 2025 (à droite) (sources : Commission européenne, EU Agricultural Outlook 2025-2035 ; Commission européenne, EU Agricultural Outlook 2023-2035)</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des projections dépendantes de la conjoncture</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce que cette comparaison nous apprend, c'est que le travail de projection dépend trop fortement de la conjoncture.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi, <strong>le relatif optimisme de la projection de 2025 sur les rendements peut s'expliquer par la très bonne année 2025 </strong>sur la production laitière européenne, celle-ci ayant augmenté de 3,5 % par rapport à 2024. Le constat est le même en Bretagne, où la collecte laitière augmente de 3,9 % en 2025, alors même que le cheptel laitier recule de 3,5 %. Les bons prix du lait depuis trois ans ont poussé les producteurs à développer la productivité laitière, notamment via l'alimentation animale. Par ailleurs, les éleveurs ont pu réaliser des investissements tels que l'installation de robots de traite, qui permettent <strong>une meilleure productivité sur le long terme.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>De même, la conjoncture récente sur le marché du beurre a influencé les projections sur la hausse de la consommation de ce produit. Même constat concernant les projections sur la demande chinoise, revues à la baisse suite à la réalisation de <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/la-fin-de-leldorado-chinois/">l'enquête anti-dumping chinoise qui a conduit à la mise en place de taxes douanières</a>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un marché de plus en plus tendu </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cet exercice de projection de la Commission européenne doit donc être pris avec des pincettes. <strong>Les évolutions de la productivité et de la demande européenne et mondiale sont bien trop importantes et incertaines</strong> pour permettre d'estimer un prix sur dix ans. Cependant, nous pouvons faire deux constats :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li>Quelle que soit l'année à laquelle a été faite la projection, depuis dix ans la Commission estime un prix du lait européen à la hausse. </li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>Au fil des années, les projections sont de plus en plus optimistes. Par exemple, en 2019, la projection estimait un prix du lait à... 360 €/1 000 litres pour 2030. </li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ces constats indiquent que, au delà de la conjoncture, le marché européen du lait est bien de plus en plus tendu. S'il n'est pas possible d'être certain que le prix du lait sera à 560 €/1 000 litres en 2035, <strong>il semble donc en revanche peu probable qu'il soit à 360 €</strong>, hors éventuelle crise conjoncturelle. </p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2024/05/carlos-muza-hpjSkU2UYSU-unsplash-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2024/05/carlos-muza-hpjSkU2UYSU-unsplash-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Restauration hors domicile : l’essor de la boulangerie ]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/grandes-cultures/restauration-hors-domicile-lessor-de-la-boulangerie/]]></link>
							<pubDate>jeu, 19 Mar 2026 10:21:26 +0100</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>7454</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-03-05 13:55:05</dc:modified>
							<dc:created unix="1773915686">2026-03-19 10:21:26</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/grandes-cultures/restauration-hors-domicile-lessor-de-la-boulangerie/]]></guid><category>17</category><category>14</category><category>20</category><category>16</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[La restauration hors domicile s’ancre chez les Français : aujourd’hui, un tiers du budget alimentaire des ménages y est dédié. Parmi les secteurs qui tirent leur épingle du jeu : la boulangerie. L’attrait pour les produits qui y sont proposés demande notamment à la filière céréalière de s’adapter. En 2022, neuf Français sur dix ont consommé]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La restauration hors domicile s’ancre chez les Français : aujourd’hui, un tiers du budget alimentaire des ménages y est dédié. Parmi les secteurs qui tirent leur épingle du jeu : la boulangerie. L’attrait pour les produits qui y sont proposés demande notamment à la filière céréalière de s’adapter.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 2022, neuf Français sur dix ont consommé en-dehors de leur domicile dans les six derniers mois <a href="https://www.franceagrimer.fr/chiffre-et-analyses-economiques/consommation-hors-domicile-en-france-etat-des-lieux-evolutions-du">selon FranceAgriMer</a>. Ils y ont recours principalement à deux moments : le dîner convivial du week-end et le déjeuner en semaine, en recherche de proximité et de rapidité. Si la restauration rapide est le premier type de restauration hors domicile fréquenté par les Français (75 % des personnes s’y sont rendues dans les six derniers mois), les commerces alimentaires arrivent juste derrière (43 %). <strong>Les boulangeries </strong>font partie de cette seconde catégorie et <strong>entendent redevenir des lieux incontournables de notre quotidien</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Boulangerie&nbsp;: la nécessité de changer</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La baisse d’achat de pain<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a> fragilise les boulangeries et affaiblit l’attractivité du métier : entre 2023 et 2025, le secteur a perdu 850 points de vente indépendants (-2 %). Les chaînes quant à elles totalisent près de 3 350 magasins, principalement situés en zones commerciales, misant sur la massification qui leur permet de pratiquer une politique de prix agressifs et de proposer des promotions permanentes. La grande distribution se positionne sur une stratégie similaire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour résister, <strong>la boulangerie prend de plus en plus le tournant de la restauration à emporter</strong>. Pour attirer de nouveaux consommateurs, elle mise sur un développement des gammes de sandwichs, propose des plats ainsi que des places assises et se positionne sur le <em>click&amp;collect</em> et la livraison. Résultat, les circuits alimentaires alternatifs (CAA), dans lesquels les boulangeries occupent une grande place, ont généré 5 milliards d’euros de chiffre d'affaires pour la consommation hors domicile en 2023. L’appétence des Français pour ces établissements est telle qu’entre 2019 et 2023, <strong>les CAA ont arraché deux points de part de marché à la restauration commerciale</strong>. Les repas à emporter profitent de leur praticité pour gagner du terrain face au service à table</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>La filière BVP accompagne le mouvement</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette ruée vers les boulangeries et les <em>fast-foods</em> entraîne une <strong>hausse des besoins en pains spéciaux </strong>(burger, viennois, de mie), très appréciés par les consommateurs. L’industrie de la BVP<strong><a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a></strong> l’a compris en investissant fortement ces dernières années dans leurs outils, à l’image de Le Duff et Vandemoortele, deux acteurs mondiaux présents en Bretagne. Ce maillon est devenu un partenaire incontournable des boulangeries : les artisans pallient ainsi le manque de main-d’œuvre qui bride leur capacité à tout fabriquer sur place mais aussi à innover.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Les fabrications de pains spéciaux réclament un fort pétrissage </strong>et parfois l’ajout de sucre et de matière grasse. Dans ces conditions, les fournisseurs de produits de meunerie doivent recourir à des assemblages de blés et à des farines de forces riches en gluten et donc en protéines. <strong>Le taux de protéine exigé est alors de 13 à 15 % </strong>au lieu de 11 à 12 % pour la boulangerie traditionnelle. Les premiers qui s’adaptent à cette demande sont les agriculteurs. Si le prix d’achat est plus intéressant, il peut ne pas couvrir le <strong>risque de ne pas atteindre le taux de protéine attendu malgré un itinéraire technique plus exigeant et coûteux</strong>. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’institut technique Arvalis travaille ainsi avec le CTPS<a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a> à sélectionner des variétés de blé mieux à même de valoriser l’engrais pour le transformer en protéine et conseille de revoir l’itinéraire technique notamment en augmentant la dose d’azote. Ce travail est d’autant plus contraint par le renchérissement des engrais et les efforts de décarbonation des productions agricoles.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /wp:separator -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> La consommation quotidienne de pain est passée de 113 grammes en 2015 à 99 grammes en 2025 (Fédération des entreprises de boulangeries)</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Boulangerie-Viennoiserie-Pâtisserie</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> CTPS&nbsp;: Comité Technique Permanent de la Sélection des plantes cultivées</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/atelierbyvineeth-BfI8Qn8z8io-unsplash-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/atelierbyvineeth-BfI8Qn8z8io-unsplash-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Bio : la production peut-elle répondre à la reprise de la consommation ?]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/bio-la-production-peut-elle-repondre-a-la-reprise-de-la-consommation/]]></link>
							<pubDate>lun, 16 Mar 2026 10:52:00 +0100</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>7584</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-03-24 08:39:08</dc:modified>
							<dc:created unix="1773658320">2026-03-16 10:52:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/bio-la-production-peut-elle-repondre-a-la-reprise-de-la-consommation/]]></guid><category>17</category><category>14</category><category>5</category><category>12</category><category>16</category><category>9</category><category>7</category><category>4</category><category>11</category><category>6</category><category>8</category>
							<description><![CDATA[L’année 2025 a marqué la reprise de la consommation bio, qui avait souffert de plusieurs années de forte inflation. Pour les producteurs en agriculture biologique, le repli de la consommation s’était traduit par des baisses de prix et des déclassements en série, qui ont incité à diminuer la production, voire à sortir de la certification.]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><strong>L’année 2025 a marqué la reprise de la consommation bio, qui avait souffert de plusieurs années de forte inflation. Pour les producteurs en agriculture biologique, le repli de la consommation s’était traduit par des baisses de prix et des déclassements en série, qui ont incité à diminuer la production, voire à sortir de la certification. Alors que la demande repart, la production bio pourrait bientôt peiner à y répondre.</strong></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une nouvelle dynamique de la demande</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Après un retour modéré de la croissance de +0,8 % en valeur en 2024, <strong>le marché du bio a progressé de 3,5 % en 2025</strong> (<a href="https://www.agencebio.org/wp-content/uploads/2026/02/LObSoCo_Agence-Bio_Barometre-2026-VDEF.pdf">baromètre de la consommation bio 2025, Agence Bio</a>). Une reprise tirée par les magasins spécialisés bio (+6,6 %) et la vente directe (+5,2 %), accompagnés par le retour de la croissance en GMS (+1,7 %). <strong>Les fruits et légumes bio sont les plus plébiscités, suivis des œufs, de la viande et des produits laitiers.</strong> La progression du bio concerne toutes les catégories d’âge, de niveau de vie et de diplôme. La Bretagne compte près de 35 % de consommateurs hebdomadaires, dans la moyenne française (contre 30 % en 2024 en France).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Alors que la plupart des enseignes affichent des perspectives de croissance sur le bio, toutes disent avoir été confrontées cette année à des <strong>ruptures d’approvisionnement sur des produits bio</strong>. Le décrochage de la production est un réel risque pour la sécurisation de leurs approvisionnements et la satisfaction des consommateurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Moins de sorties du bio en Bretagne</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La baisse de la consommation bio a entrainé un ralentissement des conversions et installations (136 installations bio en 2025 contre 204 en 2021 en Bretagne) ainsi que des sorties du bio, que ce soit des cas de décertifications ou de départs à la retraite. Au niveau national, <strong>le nombre d’exploitations en agriculture biologique a diminué pour la première fois en 2025</strong>, avec une perte nette de -386 fermes bio (-0,6 %). Ce sont aussi 530 entreprises de transformation de produits bio qui ont cessé cette activité en 2025.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Bien que touchée aussi par la crise, <strong>la région Bretagne s’en tire mieux que la France</strong> dans son ensemble. En 2024, elle était la seule région où les conversions ont repris, avec un solde positif. Mais en 2025, le solde régional est quasiment nul : autant d'entrées que de sorties de la certification. Autrement dit, un plateau est atteint. Par ailleurs, sortants et entrants n’ont pas le même profil : il y a davantage de maraichage parmi les nouvelles exploitations. Quant aux <strong>surfaces exploitées en bio, elles sont en baisse depuis 2022</strong> au niveau national comme breton.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7621,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-3.png" alt="" class="wp-image-7621" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Chambre d'Agriculture de Bretagne, données FRAB</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p><em>On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande&nbsp;</em></p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Bruno Martel, président de l’Agence Bio</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La reprise de la consommation change en effet la donne en tendant à relever les prix du bio, alors que l’offre s’est réajustée à la baisse. Mais cela suffira-t-il à inciter la production et à relancer le mouvement de conversions&nbsp;?</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Lait bio&nbsp;: des déclassements au manque de production&nbsp;</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Avec des déclassements en série, les producteurs de lait bio ont été incités à diminuer leur production voire à arrêter le bio. <strong>La Bretagne a perdu 6 % de ses livreurs de lait bio par rapport à 2021</strong>. En 2025 la collecte de lait bio en Bretagne diminue de 4,5 %, alors que la collecte tous laits confondus augmente de 4,5 %. Les dynamiques sont proches au niveau national, à tel point que le CNIEL estime que <strong>la France manquera de lait bio en 2026 pour satisfaire la demande</strong>. Cela pourrait au moins permettre de maintenir des prix du bio satisfaisants, à l’heure où le prix général du lait amorce une importante baisse. <strong>L’écart de prix bio-conventionnel croit ainsi en fin d’année</strong> et s’établit à 90€/1000 litres en décembre 2025.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7587,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-1.png" alt="" class="wp-image-7587" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Viande bovine et œufs&nbsp;: prix élevés mais production à la peine</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La dynamique de décapitalisation des cheptels bovins se vérifie autant en conventionnel qu’en bio. <strong>Les viandes bio en viennent à répondre au manque d’approvisionnement en conventionnel, </strong>la production chutant plus vite que la consommation (baisse de près de 3 % de la consommation de viande bovine en 2025). Les prix de la viande bovine sont en nette hausse (jusqu’à +50 % sur un an), si bien que <strong>la production de viande bio reste rentable malgré un écart de prix minime avec le conventionnel</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les œufs bio connaissent également un déséquilibre offre demande, pour des raisons différentes. <strong>Alors que la consommation d’œufs, protéine la moins chère, est en forte hausse, la production n’augmente pas assez vite</strong>. En particulier la consommation d’œufs bio est repartie à la hausse en 2025 après plusieurs années de baisse (+2,3 %), mais c’est avant tout le fait de l’augmentation générale de la consommation d’œufs. S’il y a eu des situations où les œufs bio ont bénéficié d’un effet report en cas de manque d’œufs conventionnels en rayons, on a aussi vu des pénuries en œufs bio. D’autant plus qu’il y a eu un mouvement de conversion du bio vers le plein air. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Cette situation de tension d’approvisionnement tire les prix à la hausse</strong>&nbsp;: le prix moyen à la consommation des œufs bio est passé de 36,4 €/100 œufs en 2022, à 41,3 €/100 œufs en août 2025 (Kantar). La Bretagne reste la première région productrice d’œufs bio, avec 26 % du cheptel de pondeuses bio.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7588,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/image-2.png" alt="" class="wp-image-7588" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source&nbsp;: Circana, Agence Bio</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Porc et volaille bio : la consommation ne reprend pas</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Bien que la consommation de viande de porc et volaille redémarre dans les circuits spécialisés, la consommation dans le débouché majoritaire de la GMS reste en baisse</strong>. Les enseignes ont fortement diminué le nombre de références ces dernières années. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Alors qu’il représente moins de 2 % du cheptel national, <strong>le porc bio est la production qui a le plus souffert de la crise et des déconversions</strong>. Avec un mode de production bio particulièrement plus coûteux que le conventionnel, et de même pour le produit final, la consommation de porc bio s’est effondrée davantage que celle d’autres produits. <strong>Les abattages de porc bio ont chuté de 35,5 % entre 2022 et 2024</strong>. Aujourd'hui, on ne relève plus tant de déclassements mais <strong>les groupements produisent sous quotas pour éviter une telle situation</strong>. Prudente, la filière bride sa production et n'affiche aucune perspective de croissance. La valorisation de l'ensemble de la carcasse est aussi un enjeu, là où c'est la charcuterie qui est le plus consommée en bio. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En poulet de chair bio, le cheptel national a diminué de 27 % entre 2021 et 2024. La consommation de poulet bio est toujours en baisse dans les grandes surfaces, où on lui préfère le Label Rouge. Mais de leur côté, <strong>des magasins spécialisés bio relèvent quelques tensions d’approvisionnement sur la volaille</strong>. La production en bio a repris en 2025 (encore loin du niveau d’avant-crise), cela majoritairement pour alimenter la demande à l’export de pays voisins européens.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Grandes cultures&nbsp;: retour à un (fragile) équilibre</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La récolte catastrophique de 2024 a permis un épuisement des stocks, donc <strong>une baisse de l’offre qui a permis la fin des déclassements et un meilleur prix du bio</strong>, qui s’écarte à nouveau du conventionnel. La demande de grain bio a aussi repris en alimentation animale.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En fruits et légumes bio, si les voyants de la consommation sont au vert dans tous les circuits de distribution et depuis plus d’un an, la production fait face aux difficultés inhérentes de la filière&nbsp;: recrutement et coût élevé.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Risquer une reprise de la production&nbsp;?</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Bretagne, qui a mieux résisté à la crise comparé au reste du pays, a les signaux au vert pour relancer la production&nbsp;avec une demande tonique dans ses productions phares, lait et légumes. A noter aussi que sur la période, <strong>la consommation de produits locaux et la reconnaissance de leurs qualités ont davantage progressé que pour le bio</strong> (dernier baromètre Agence Bio). Il y a là une carte à jouer.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Après une phase de rééquilibrage, un risque demeure de décrochage entre offre et demande, dans le sens opposé à celui des dernières années, alerte l’Agence Bio. <strong>Mais il est difficile pour les agriculteurs de se projeter et de risquer une conversion, avec ces va-et-vient des marchés</strong>. D’autant que l’inflation est de retour en fin 2025, l’incertitude demeure sur l’évolution de la consommation. Développer à nouveau la production bio demande stabilité et sécurisation. C’est ce que tentent les enseignes avec davantage d’achats directs et de contractualisation, qu’elles associent à la diversification des sources d’approvisionnement pour limiter les risques de rupture.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/bio-image-article-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/bio-image-article-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[La fin de l&rsquo;Eldorado chinois]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/la-fin-de-leldorado-chinois/]]></link>
							<pubDate>mar, 10 Mar 2026 08:49:00 +0100</pubDate>
							<dc:creator>Arnaud Haye</dc:creator>
							<dc:identifier>7385</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-03-02 10:11:43</dc:modified>
							<dc:created unix="1773132540">2026-03-10 08:49:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/la-fin-de-leldorado-chinois/]]></guid><category>19</category><category>5</category><category>16</category><category>7</category><category>4</category>
							<description><![CDATA[Les taxations chinoises sur certains produits agricoles européens pénalisent les exportations bretonnes. Ces mesures ne font cependant qu&rsquo;accélérer un phénomène que l&rsquo;on constate depuis quelques années : la Chine n&rsquo;est plus un débouché incontournable pour notre région. Le géant asiatique rentre dans un hiver démographique qui pourrait limiter son appétit en produits agricoles. Cinq mois]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Les taxations chinoises sur certains produits agricoles européens pénalisent les exportations bretonnes. Ces mesures ne font cependant qu'accélérer un phénomène que l'on constate depuis quelques années : la Chine n'est plus un débouché incontournable pour notre région. Le géant asiatique rentre dans un hiver démographique qui pourrait limiter son appétit en produits agricoles.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cinq mois après les premières taxations chinoises sur les importations de produits agricoles européens, les chiffres des douanes permettent d'en mesurer les premiers effets. Le 10 septembre 2025, la Chine décide d'appliquer des taxes provisoires sur la viande porcine allant de 15 à 62&nbsp;% avant de ramener ce taux à 9,8 % pour le porc français depuis le 17 décembre dernier. Résultat : <strong>les exportations bretonnes de viandes de boucherie vers l'Empire du Milieu ont plongé de 35 % en volume au 3<sup>e</sup> trimestre 2025</strong> par rapport au 3<sup>e</sup> trimestre 2024. La chute est plus contenue au 4<sup>e</sup> trimestre à -19 % par rapport au 4<sup>e</sup> trimestre 2024. Les produits laitiers bretons pourraient connaître le même sort puisque certains d'entre eux subissent une taxation depuis décembre dernier. Ces derniers évènements pourraient amplifier une tendance à l'œuvre depuis quelques mois : la marginalisation progressive de la Chine dans les exportations bretonnes.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La fin d'un mirage</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Chine était devenue le premier client de la Bretagne en 2020. Elle représentait alors 12 % de l'ensemble des exportations bretonnes. Dès 2022, ce pays quitte cependant la tête de ce classement à mesure que ses achats de produits bretons reculent.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7578,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/Part_Chine_v2.jpg" alt="" class="wp-image-7578" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>En 2025, la Chine est ainsi tombée au 7<sup>e</sup> rang du classement des destinations des exportations bretonnes. </strong>Ce pays représente 4,7 % des exportations bretonnes avec 251 millions d'euros de chiffres d'affaires. En 2021, le géant asiatique importait plus du double (530 millions d'euros). Les produits bretons les plus exportés vers la Chine sont les viandes de boucherie et les produits laitiers. Pour les viandes de boucherie, l'essentiel des envois concerne la viande porcine. Les aliments homogénéisés et diététiques, constitués pour l'essentiel de poudres de lait infantile, arrivent en troisième position.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7392,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/Repartition_produits.jpg" alt="" class="wp-image-7392" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7512,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/Evolution_par_produits_v2.jpg" alt="" class="wp-image-7512" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les chiffres en volume montrent que les envois bretons de viandes de boucherie ont beaucoup augmenté en 2020 et 2021. Cela correspondait à la période où le cheptel porcin chinois avait été décimé par la Fièvre Porcine Africaine. Ces exportations ont brutalement chuté dès la fin 2021. Elles sont relativement stables depuis. Concernant les produits laitiers, la baisse est plus progressive depuis 2021. Quant aux aliments homogénéisés (poudres de lait infantile principalement), les envois sont très variables d'un semestre à l'autre. Ils sont assez faibles en 2025. Au-delà des questions des taxes douanières, la probabilité que la Chine redevienne le premier client de la Bretagne est faible.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un géant rassasié</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Il est certes encore possible que le géant asiatique connaisse des crises, telles que des crises sanitaires, qui l'obligeraient à recourir massivement aux importations. Mais des éléments de fond pointent <strong>vers un ralentissement de son appétit en matières premières agricoles</strong>. Ses importations en produits agricoles et agroalimentaires ont déjà reculé de 7 % en 2024 et continuent de baisser en 2025.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Sa consommation est actuellement morose. Son potentiel de croissance semble derrière elle. D'après l'OCDE, les Chinois consomment en moyenne 46,9 kg/hab/an de viande en 2023, un chiffre qui se rapproche des 56,6 kg/hab/an consommés en moyenne dans les pays de l'OCDE.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>De plus, le pays connaît depuis 2021 <strong>un déclin de sa population qui va s'accélérer ces prochaines années</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7417,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/evolution-population-chine-horizon-2100-107d64-0_1x-1024x767.jpg" alt="" class="wp-image-7417" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Avec un taux de fécondité de 1,15 enfant par femme, le nombre de naissances s'effondre et le vieillissement de la population s'accélère. Elle est loin l'époque où des usines de poudre de lait infantile se montaient en Bretagne pour cibler principalement le marché chinois !</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/romeo-a-tJ9jYif21wo-unsplash-1024x1536-1-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/romeo-a-tJ9jYif21wo-unsplash-1024x1536-1-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Des engrais plus chers à cause de la taxe carbone (MACF) ?]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/des-engrais-plus-chers-a-cause-de-la-taxe-carbone-macf/]]></link>
							<pubDate>mar, 03 Mar 2026 15:13:34 +0100</pubDate>
							<dc:creator>Arnaud Haye</dc:creator>
							<dc:identifier>7204</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-03-31 11:08:01</dc:modified>
							<dc:created unix="1772550814">2026-03-03 15:13:34</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/des-engrais-plus-chers-a-cause-de-la-taxe-carbone-macf/]]></guid><category>15</category><category>19</category><category>14</category><category>16</category><category>23</category>
							<description><![CDATA[Le mécanisme d&rsquo;ajustement carbone aux frontières (MACF) s&rsquo;applique depuis le 1er janvier 2026. Il devrait renchérir le coût des importations de produits fortement émetteurs de GES tels que les engrais. Le monde agricole s&rsquo;est mobilisé pour dénoncer sa complexité et le risque de perte de compétitivité qu&rsquo;il entrainerait, favorisant au final les importations extra européennes.]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) s'applique depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2026. Il devrait renchérir le coût des importations de produits fortement émetteurs de GES tels que les engrais. Le monde agricole s'est mobilisé pour dénoncer sa complexité et le risque de perte de compétitivité qu'il entrainerait, favorisant au final les importations extra européennes.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C'est un sujet de crispation de plus qui secoue le monde agricole. A partir du 1<sup>er</sup> janvier 2026 est entré en vigueur le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF), dit "taxe carbone". Il concerne entre autres les engrais azotés. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un outil au service de la baisse des émissions de GES</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans le cadre de sa stratégie de réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES), l'Union européenne a mis en place <strong>un système dont l'objectif est d'obliger les entreprises très émettrices de GES à les réduire</strong>. Ce mécanisme s'appelle le système d'échange de quotas d'émissions (SEQE). Concrètement, les entreprises des secteurs les plus émetteurs de GES (producteurs d'électricité, d'acier, de ciment, aviation etc.) se voient attribuer un plafond de GES à émettre. Ce plafond est abaissé progressivement. Si les entreprises ne suivent pas cette baisse, elles doivent acheter des quotas auprès de celles qui émettent moins que leur plafond. Le prix du quota est fixé par l'offre et la demande. Celui-ci est amené à grimper à mesure que le plafond est abaissé.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le risque est que les entreprises délocalisent leur production en dehors de l'UE, dans des pays non soumis à ces quotas devenant de plus en plus onéreux. C'est ici que le MACF intervient. <strong>Son rôle est de compenser la perte de compétitivité des industriels domestiques en taxant d'autant les importations. </strong>Il s'agit donc de taxer les importations du montant que les industriels auraient dû acquitter s'ils avaient fabriqué ces produits au sein de l'UE. Sa traduction mathématique est :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7211,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/MACF.jpg" alt="" class="wp-image-7211" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Derrière ce système apparemment cohérent, des critiques s'élèvent, plus particulièrement sur deux points.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une usine à gaz</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La première concerne <strong>la complexité du système</strong>. Derrière la formule mathématique présentée ci-dessus, se cache un calcul opaque de la variable "intensité carbone". La note d'Agridées, téléchargeable <a href="https://www.agridees.com/app/uploads/2026/01/2025-12-30-Quentin-Matthieu-Note-Analyses-MACF.pdf">ici</a>, présente en dernière page ces prix et commente en page 7 : "<em>On constate à cet effet un niveau de renchérissement très hétérogène selon les types d’engrais, fortement corrélé à leur origine (cf : tableau détaillé en annexe), ce qui laisse à penser que les modalités de calculs de redevance MACF ont fait l’objet d’âpres négociations tout en prenant une tournure très géopolitique dans la finalisation des actes délégués.</em>" Il en résulte que le prix du MACF varierait fortement d'un engrais à l'autre mais aussi d'un pays à l'autre. <strong>Une chose est sûre, la complexité de ce système engendrerait des surcoûts administratifs qui pénaliseraient principalement les petites entreprises.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un effritement de la compétitivité européenne</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L'autre critique porte sur les effets pervers de cette mesure. <strong>En renchérissant le prix des engrais, les coûts de production des agriculteurs vont augmenter. </strong>L'ampleur n'est pas calculable exactement car le montant des taxes n'est pas encore stabilisé. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cependant, on peut partir d'une hypothèse avancée par des experts que le prix de l'urée grimpe de 144 €/tonne du fait de ce mécanisme, et que celui de la solution azotée augmente de 121 €/tonne. Un calcul réalisé par Lionel Quére, agronome à la Chambre d'agriculture de Bretagne, montre que cela engendrerait une hausse des coûts de production pour le blé de 6 à 8 €/tonne. Le coût moyen en Bretagne étant de 170 €/tonne, <strong>l'effet serait significatif pour les céréaliers</strong>. Or si la MACF s'applique aux engrais, elle ne s'applique pas aux produits agricoles ! Cette mesure risque donc, en plus d'affaiblir la rentabilité des exploitations européennes, de favoriser les importations de céréales. Ce qui serait contre-productif vis-à-vis même des objectifs premiers affichés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/Image-dun-agriculteur-qui-moissonne-son-champ-de_-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/Image-dun-agriculteur-qui-moissonne-son-champ-de_-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Stratégie industrielle Intermarché-Agromousquetaires : il y a un loup…]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/distribution/strategie-industrielle-intermarche-agromousquetaires-il-y-a-un-loup/]]></link>
							<pubDate>mar, 24 Fév 2026 15:49:14 +0100</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>7285</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-01-28 16:05:50</dc:modified>
							<dc:created unix="1771948154">2026-02-24 15:49:14</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/distribution/strategie-industrielle-intermarche-agromousquetaires-il-y-a-un-loup/]]></guid><category>18</category><category>20</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[Entre grandes promesses sur l&rsquo;évolution de son offre en magasins et cessions d&rsquo;usines de sa filiale Agromousquetaires, comment s&rsquo;explique cette stratégie industrielle et commerciale déstabilisante ? Des indices semés par le groupe ces dernières années permettent de tirer le fil&#8230; Le 10 juin 2024, le Groupement Les Mousquetaires célébrait les cinquante ans d’Agromousquetaires, sa filiale]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Entre grandes promesses sur l'évolution de son offre en magasins et cessions d'usines de sa filiale Agromousquetaires, comment s'explique cette stratégie industrielle et commerciale déstabilisante ? Des indices semés par le groupe ces dernières années permettent de tirer le fil...</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le 10 juin 2024, le Groupement Les Mousquetaires célébrait les cinquante ans d’Agromousquetaires, sa filiale industrielle. À cette occasion, le patron du groupement s’exprimait sur les rumeurs de cession des usines bretonnes Capitaine Cook et Sveltic&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p><em>Ce sont des produits ultra-transformés et ce n’est pas forcément la stratégie que l’on souhaite développer</em></p>
<!-- /wp:paragraph --><cite>Thierry Cotillard, président du Groupement Les Mousquetaires</cite></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Et le même de renchérir&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p><em>Nous voulons nous recentrer sur les produits bruts et le végétal</em></p>
<!-- /wp:paragraph --><cite>Thierry Cotillard, président du Groupement Les Mousquetaires</cite></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette stratégie de la troisième enseigne de distribution en France est fort louable dans un contexte de lutte contre la malbouffe. Ce qui se cache aussi derrière ces effets d’annonce, c’est une <strong>dégradation chronique de la filiale Agromousquetaires</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des cessions en pagaille chez Agromousquetaires</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En mai 2025, la carte des huit cessions actées ou à venir dans le groupe est parue&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7286,"width":"643px","height":"auto","aspectRatio":"0.9558126525083158","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/000633820_illustration_large.jpg" alt="" class="wp-image-7286" style="aspect-ratio:0.9558126525083158;width:643px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:spacer {"height":"28px"} -->
<div style="height:28px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<!-- /wp:spacer -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La Bretagne est particulièrement concernée avec trois sites</strong>. Dans les produits de la mer, Capitaine Houat à Lanester (56) et Capitaine Cook à Clohars Carnoët (29). Dans les plats préparés, Sveltic à Laillé (35) qui appartient désormais au groupe belge What’s Cooking. En novembre 2025, le patron de ce dernier annonçait une bonne nouvelle : les effectifs du site vont augmenter de 20 %.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ces cessions s’ajoutent à celles qu’a connues Agromousquetaires depuis 2017&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7288,"aspectRatio":"2.7090946938883977","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cessions-Agromousquetaires-2017-2024-1-1024x378.png" alt="" class="wp-image-7288" style="aspect-ratio:2.7090946938883977"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La situation d’Agromousquetaires s’est progressivement affaiblie</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce qui s’observe aujourd’hui est d’abord <strong>le résultat d’un sous-investissement chronique</strong>. Interrogé en juin 2024 par LSA, un délégué syndical déclarait :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;Le montant des investissements a baissé de 120 millions d’euros par an à une enveloppe de 90 millions aujourd’hui.&nbsp;»</p>
<!-- /wp:paragraph --><cite>Jean-Pierre Ramel, délégué syndical Force Ouvrière</cite></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Conséquences prévisibles :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;<strong>Les usines sont saturées </strong>parce que beaucoup ne sont pas entretenues depuis des années. […] Certains pôles accusent de <strong>gros problèmes de rentabilité</strong>. Les usines sont vieillissantes et saturées. Plutôt que d’investir, <strong>Agromousquetaires multiplie les appels d’offres pour sous-traiter </strong>une partie de la production&nbsp;»</p>
<!-- /wp:paragraph --><cite>Jean-Pierre Ramel, délégué syndical Force Ouvrière</cite></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>À ce sujet, Thierry Cotillard déclarait en juin 2024&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;Sur 6 000 lignes de production, nous en externalisons 150. Elles ne portent pas sur les plus gros volumes, mais correspondent à des produits que nous vendons moins.&nbsp;[…] <strong>Sur les marchés où nous ne pouvons pas atteindre la taille critique, nous préférons nouer des partenariats ou des joint-ventures</strong><sup>(</sup><sup data-fn="b04a450f-14a9-4d86-9d30-b3694e1d128f" class="fn"><a href="#b04a450f-14a9-4d86-9d30-b3694e1d128f" id="b04a450f-14a9-4d86-9d30-b3694e1d128f-link">1</a></sup>).»</p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le résultat d’exploitation d’Agromousquetaires témoigne de l’étendue des dégâts </strong>: 23,3 millions d’euros (M€) au lieu des 45,8 M€ attendus en 2023. À l’échelle des usines, Capitaine Houat termine la même année à -22 M€ au lieu d’une prévision à -11 M€. La flottille de pêche Scapêche affiche -6,6 M€ au lieu des -4,8 M€ prévus.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le commerçant met sous pression le producteur</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans le maillon transformation, les restructurations industrielles vont donc bon train. En aval, dans la distribution, la situation est d’autant plus féroce que le secteur est très médiatisé.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En à peine un an et demi, <strong>le groupe Les Mousquetaires a mis la main sur plus de 270 magasins Casino, Carrefour et Colruyt</strong>. Par ailleurs, il <strong>s’apprête à franchiser 294 magasins Auchan </strong>sous bannière Intermarché et Netto. Le groupe Auchan conservera l’exploitation de ses établissements.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L'<strong>objectif du troisième groupe de distribution français est de taille</strong>. Il souhaite passer de 17,5 % de parts de marché en 2025 à 20 % d’ici 2028. De quoi talonner Carrefour qui est aujourd’hui en deuxième place avec 21,6 %. Pour y arriver, le groupe compte également sur l’ouverture de plus de 200 magasins de proximité dans les cinq ans.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Ce renforcement spectaculaire du pôle distribution engage Agromousquetaires à augmenter la cadence </strong>pour fournir les nouveaux magasins en produits sous marques de distributeurs. Pour couvrir l’intégration des ex-Casino et ex-Auchan, <strong>le besoin d’augmentation de la production serait a minima de 35 %, sans compter les ex-Colruyt…</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un recentrage industriel inévitable</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Tout cela concourt à ce que le groupe se décide à céder les usines qui seraient éloignées des bassins de production de matières premières et qui ne seraient pas suffisamment compétitives</strong>. Ces critères épargnent les outils bretons en bœuf et en porc.<br><strong>Un grand plan d’investissement a été décidé pour renforcer les outils restants</strong>. 750 millions d’euros sur cinq ans annoncés en 2024 et 2025, dont plusieurs dizaines de millions pour l’abattage et la découpe de viande bovine.<br>Par ailleurs, la décision a été prise de <strong>conserver le pôle pêche Scapêche pour se différencier des concurrents </strong>:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;C’est un pôle déficitaire […] mais il ne faut pas analyser la filière mer sous le seul prisme économique. C’est le prix à payer pour la sécurisation de l’approvisionnement&nbsp;»</p>
<!-- /wp:paragraph --><cite>Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires</cite></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">De « nouveaux » engagements dans l’air du temps</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour plaire aux consommateurs et faire passer la pilule auprès de ses équipes, Intermarché affiche donc des ambitions en phase avec les enjeux de notre époque :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;Notre développement vise aussi à <strong>moins concentrer nos usines en Bretagne et à en avoir dans le Sud</strong>. La décarbonation de la logistique passe aussi par cela&nbsp;»</p>
<!-- /wp:paragraph --><cite>Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires</cite></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En parallèle, <strong>le groupe a créé l’association Agrimousquetaires </strong>fin 2023 et l’a dotée en 2024 d’une enveloppe de 1 million d’euros pour «&nbsp;accompagner les filières agricoles dans leur évolution vers un modèle plus responsable et durable&nbsp;». Les actions envisagées viendront en soutien de l’installation de jeunes agriculteurs, de l’amélioration des conditions de travail et des économies d’énergie.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Enfin, au-delà de sa gentille fable, le clip de Noël 2025 devenu culte montre un loup qui cueille des produits (végétaux) frais et les cuisine lui-même. Le groupe veut ainsi <strong>renforcer son image auprès des consommateurs sur le «&nbsp;Mieux manger&nbsp;», </strong>à côté de ses efforts pour améliorer les recettes de ses produits sous marque distributeur.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7290,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/Loup-et-Engagements-Intermarche-1-1024x234.png" alt="" class="wp-image-7290"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:spacer {"height":"37px"} -->
<div style="height:37px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<!-- /wp:spacer -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Face aux difficultés d’Agromousquetaires, le groupe Les Mousquetaires fait donc contre mauvaise fortune, bon ♥ !</strong><br></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:footnotes /-->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/Loup-dIntermarche-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/Loup-dIntermarche-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Toujours plus de tomates marocaines en France]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/toujours-plus-de-tomates-marocaines-en-france/]]></link>
							<pubDate>mar, 17 Fév 2026 09:24:00 +0100</pubDate>
							<dc:creator>Nathalie Le Drezen</dc:creator>
							<dc:identifier>6895</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-01-29 14:22:43</dc:modified>
							<dc:created unix="1771320240">2026-02-17 09:24:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/toujours-plus-de-tomates-marocaines-en-france/]]></guid><category>12</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[Un article sur ce blog de novembre 2023 mettait en avant l’avancée marocaine dans l’approvisionnement de la France en tomates pour la consommation en frais. Depuis, l’intérêt des producteurs marocains de tomates pour le marché européen et principalement français se confirme. A plus long terme cependant, les enjeux climatiques pourraient rebattre la carte des pays]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-frais/les-tomates-marocaines-a-lassaut-des-marches-europeen-et-francais/">Un article sur ce blog de novembre 2023</a> mettait en avant l’avancée marocaine dans l’approvisionnement de la France en tomates pour la consommation en frais. Depuis, l’intérêt des producteurs marocains de tomates pour le marché européen et principalement français se confirme. A plus long terme cependant, les enjeux climatiques pourraient rebattre la carte des pays producteurs de tomates.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La production européenne de tomates, plutôt en recul depuis 2017 et surtout depuis 2022, reprend légèrement des couleurs pour atteindre 6,5 millions de tonnes en 2024 (+5,7 %/2023). <strong>La relance entre 2023 et 2024 n’est pas liée à la hausse de la production en Espagne mais plutôt aux Pays-Bas (+6,4 %), en Pologne (+14 %) et en France (+10 %)</strong>. L’Espagne maintient tout de même sa place de 1<sup>er</sup> producteur européen, avec ¼ des volumes. La France est en 5<sup>e</sup> position avec 8 %.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"fontSize":"small"} -->
<p class="has-small-font-size"><strong>Production européenne de tomates fraîches</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":6897,"width":"720px","height":"auto","aspectRatio":"2.1737182529185475","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/12/Production_tomates_UE_Pays.png" alt="" class="wp-image-6897" style="aspect-ratio:2.1737182529185475;width:720px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph {"fontSize":"small"} -->
<p class="has-small-font-size">Source : Eurostat - COMEXT</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les importations européennes se stabilisent</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Alors que les importations européennes de tomates ont pratiquement doublé entre 2014/2015 et 2022/2023, elles sont proches de la stabilité depuis deux ans. Le <strong>Maroc maintient sa place de 1<sup>er</sup> fournisseur de l’UE avec 70 % des volumes,</strong> et une croissance de 8,6 % sur un an. Il gagne 5 points. La Turquie (22 % des volumes), est en net recul sur un an (-17 %) et retrouve ses volumes de 2021/2022. La Tunisie, 3<sup>e</sup> fournisseur, progresse de plus de 40 % sur un an mais pour seulement 5 % des volumes. Les tomates turques sont destinées principalement à la Bulgarie et à la Roumanie, et celles en provenance de Tunisie aux Pays-Bas (48 %) et à la France (21 %).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7000,"width":"736px","height":"auto","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/12/Tomates_UE_Import-1.png" alt="" class="wp-image-7000" style="width:736px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le Maroc reste le premier fournisseur de la France</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La France s’approvisionne pour 71 % au Maroc et 14 % en Espagne. Après un léger reflux en 2023 (-6,6&nbsp;%), les importations françaises sont reparties à la hausse en 2024 (+16 %). Sur les neuf premiers mois de 2025, elles diminuent de 8 %, avec un recul notable du Maroc (-8 %) et d’Espagne (-16 %). A l'inverse, les volumes en provenance des Pays-Bas et de Tunisie progressent sensiblement (respectivement +12 % et +23 %). Cependant le recul des importations du Maroc début 2025 cache la <strong>hausse des importations de 8 % </strong>de <strong>juillet à septembre 2025, </strong>en <strong>pleine saison de production française. </strong>Selon un rapport du CGAAER, un <strong>tiers des tomates importées du Maroc</strong> <strong>en France sont réexportées vers un autre pays européen (l’Allemagne et l’Espagne)</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":6900,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/12/Tomates_Import-France.png" alt="" class="wp-image-6900"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le nouvel accord UE-Maroc maintiendra la pression</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Depuis 2012, le Maroc bénéficie d’un contingent annuel de 285 000 tonnes de tomates exonérées de droits de douane (du 1<sup>er</sup> octobre au 31 mai), et des droits de douane réduits de 60 % en période estivale. Un prix d’entrée minimum est appliqué, cependant il n’a pas été réévalué depuis sa mise en place. Le <strong>nouvel accord entré en vigueur en octobre 2025 étend ces conditions préférentielles aux produits originaires du Sahara occidental</strong>. Ces produits devront être étiquetés du nom de leurs régions administratives de provenance.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette décision va <strong>renforcer la pression sur la production française et principalement sur les tomates cerises</strong>. Elles ont pourtant déjà été victimes, cet été dans les magasins, de la forte concurrence des tomates cerises et cocktail marocaines. En 2025, le prix de vente des tomates a été inférieur à celui de 2024.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>De plus, la <strong>production agricole du Sahara occidental devrait continuer à se développer.</strong> Selon un rapport du CGAER, la production est passée de 66 000 tonnes en 2016 à 85 000 tonnes en 2024 (tomates, melons, petits fruits rouges). Elle est destinée essentiellement à l'exportation. Tout est mis en œuvre (installation d’une usine de dessalement d’eau de mer, parc éolien, réseau de canalisation d’irrigation…) pour poursuivre le développement. L'objectif est de produire plus de 415 000 tonnes de primeurs, essentiellement pour l‘exportation. Afin d'y consolider ses activités, l<strong>’entreprise franco-marocaine Azura, une des quatre entreprises implantées au Sahara occidental, est en train d’investir 18,6 millions d’euros</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Quel avenir pour la production de Tomates ?</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La demande en tomates progresse et les perspectives sont plutôt bonnes, avec une surconsommation des tomates cerises par les 35 à 64 ans et les familles avec enfants et adolescents. Mais quels sont les pays ou régions qui pourront produire demain ? </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p>Comme le climat se réchauffe par le sud, les pays les plus au sud qui cultivent les tomates en été ne le pourront plus. Ils la produiront au printemps ou à l'automne, puis plus du tout à l'horizon de la fin du siècle.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Serge Zaka - Agroclimatologue</p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Face aux sécheresses répétées et aux vagues de chaleur qui affectent le Maroc mais aussi les principaux producteurs européens (Espagne, Italie), la France pourrait à l'avenir tirer son épingle du jeu.</strong> </p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/12/Carte_Tomates_Maroc_France-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/12/Carte_Tomates_Maroc_France-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Pérennité des ODG (3/3) – Prendre soin du fonctionnement de la structure]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/perennite-des-odg-3-3-prendre-soin-du-fonctionnement-de-la-structure/]]></link>
							<pubDate>jeu, 12 Fév 2026 10:01:00 +0100</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>6808</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-01-29 14:21:48</dc:modified>
							<dc:created unix="1770890460">2026-02-12 10:01:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/perennite-des-odg-3-3-prendre-soin-du-fonctionnement-de-la-structure/]]></guid><category>25</category><category>16</category><category>180</category><category>4</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[Une démarche autour d&rsquo;un signe officiel, c&rsquo;est une aventure humaine d&rsquo;abord portée par ses fondateurs. Si le projet d&rsquo;obtention du signe cimente le collectif à l&rsquo;origine, le besoin de nouveaux projets se fait sentir quand la routine s&rsquo;installe et que les instances doivent se renouveler. Confrontés aux évolutions de la société, les ODG doivent questionner]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Une démarche autour d'un signe officiel, c'est une aventure humaine d'abord portée par ses fondateurs. Si le projet d'obtention du signe cimente le collectif à l'origine, le besoin de nouveaux projets se fait sentir quand la routine s'installe et que les instances doivent se renouveler. Confrontés aux évolutions de la société, les ODG doivent questionner leur gouvernance pour assurer leur pérennité.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><em>Cet article fait partie d’une série de trois articles qui questionnent les conditions de pérennisation des ODG en Bretagne :</em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><em><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/?p=6795">Article 1 : Assurer une bonne gestion économique</a></em></li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/?p=6804"><em>Article 2 : Le cahier des charges : entre protection de la démarche et frein aux évolutions</em></a></li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /wp:separator -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les ODG doivent veiller à <strong>maintenir une dynamique collective vertueuse en leur sein</strong>. Il en va, en effet, de la pérennisation de la production qui repose sur une base d’opérateurs solide et capable de se renouveler. La tentation peut alors être forte pour certains opérateurs de se délester des contraintes d’un Signe d'Identification de la Qualité et de l'Origine (SIQO) quand la valorisation du produit n’est pas à la hauteur. <strong>La concurrence avec d’autres démarches de production se fait dans les rayonnages, mais également sur le vivier de producteurs cherchant à se différencier.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p>« Aujourd’hui, les opérateurs sont donc tentés d’aller vers une marque privée, plus que vers un signe officiel, car les débouchés sont identiques voire meilleurs et avec moins de contraintes. » (ODG en filière animale)</p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Besoin d’un nouveau souffle dans certains ODG</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le travail en vue de la reconnaissance du SIQO et l’organisation de l’ODG dans ses premières années sont des éléments de forte motivation pour les adhérents. <strong>Une fois atteint le rythme de croisière, le besoin de nouveaux projets se fait plus fort</strong>. Sylvain Reverchon avertit les ODG qui voudraient par exemple passer d’un IGP à une AOP. <em>«</em> <em>On leur demande s’ils sont sûrs que les consommateurs seront d’accord pour payer plus cher ? Pour garder la motivation dans l’ODG, non, l’AOP n’est pas le bon outil. »</em> Alors d’autres voies sont à explorer. <em>« On peut réfléchir à une démarche de type Responsabilité sociétale des organisations </em>[équivalent à la RSE]<em>,</em> <em>c’est très positif en termes d’animation de l’ODG</em>. <em>»</em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Au cours de la journée des ODG, une professionnelle a évoqué le lancement d’une démarche de réflexion stratégique pour mieux se positionner face à un environnement très fluctuant et redynamiser les adhérents de son ODG. Cette initiative fait écho à des pistes d’action proposées par le CGAAER :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"backgroundColor":"cyan-bluish-gray","textColor":"black"} -->
<p class="has-black-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color">« Dans beaucoup d’ODG, la définition et la formalisation d’une <strong>« feuille de route stratégique »</strong> ne constituent pas une démarche généralisée resituant leur démarche de qualité au centre des politiques environnementales et de développement local, en prenant en compte les intérêts de leur filière » et « la conservation des terres à la production agricole à un tarif (location ou vente) adapté » dans les zones où « les potentialités de développement de la production ont toutes été exploitées ».<br><em>CGAAER – Forces et faiblesses des organismes de défense et de gestion</em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Deux démarches de réflexion stratégique ont pu être relevées lors de la journée des ODG.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La fragilité de la gouvernance de l'ODG comme symptôme</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Des ODG sont aujourd’hui confrontés à un <strong>faible renouvellement de leurs administrateurs</strong>. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p><em>«&nbsp;La nouvelle génération n’a pas envie de s’investir dans l’associatif. Passer du temps sans avoir de retour, c’est compliqué&nbsp;» </em><br><em>(ODG en filière animale)</em></p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans certains cas, <strong>on peut parler de leaders isolés</strong> qui ont porté depuis toujours la dynamique mais ne trouvent pas de relais au moment de leur départ en retraite. Il est aussi crucial d’<strong>entretenir le sentiment d’appartenance des producteurs à la démarche pour les fidéliser et éviter les départs soudains</strong>. Alors certains s’essayent à l’élaboration d’un parcours d’implication des adhérents, à la refonte de la gouvernance (ex. co-présidence) et à la constitution de commission de travail en marge du conseil d’administration (ex. promotion des produits) voire envisager l’indemnisation des administrateurs. Les ODG peuvent aussi solliciter de nouvelles forces à l'extérieur en intégrant d’autres maillons de la filière que les producteurs et les transformateurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p>« Il faudra imaginer autrement notre façon de travailler, peut-être avec un système de co-présidence. On peut aussi faire évoluer les statuts pour autoriser d’autres maillons de la filière à occuper des postes à responsabilit. Il y a une vraie volonté au niveau de l’aval. Et si on met quelqu’un de l’aval, ça force à s’entendre entre maillons de la filière » (ODG en filière animale)</p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Des partenaires techniques, culturels et patrimoniaux (à l’instar des confréries) peuvent aussi rejoindre la démarche.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"backgroundColor":"cyan-bluish-gray","textColor":"black"} -->
<p class="has-black-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color">« Les ODG ou les associations d’ODG qui réussissent à maintenir ou à développer leurs filières de qualité au profit de l’ensemble de leurs opérateurs sont majoritairement très engagés dans des relations locales solides. » <br><em>CGAAER – Forces et faiblesses des organismes de défense et de gestion </em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>De même, l’échange et le soutien entre pairs <strong>permis par les réseaux d’ODG (dans une fédération territoriale, de filière ou de signe) est bénéfique</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /wp:separator -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les conditions de pérennisation des ODG</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Pour résumer, cette étude sur les conditions de pérennisation des ODG en Bretagne soulève plusieurs axes de travail&nbsp;:</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><strong>Sécuriser la production</strong>, en adaptant le cahier des charges, en sécurisant le foncier,…</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>Définir une stratégie</strong> adaptée aux moyens, en ciblant des actions-clés et en déléguant</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>Communiquer</strong> vers le grand public et les professionnels pour faire connaître et reconnaître le travail des ODG et de leurs filières (cf. <a href="https://www.linkedin.com/posts/chambres-agriculture-bretagne_siqo-label-rouge-activity-7396815805545467904-b7lm?utm_source=share&amp;utm_medium=member_desktop&amp;rcm=ACoAAEdL14MBG-aKt3IOlBibH3DcxeLdjs2Jce4">le clip de promotion des produits sous SIQO en Bretagne</a>, novembre 2025)</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>Prendre soin du fonctionnement de la structure</strong> en entretenant l’attachement des opérateurs à la démarche pour leur donner envie de s’engager dans la gouvernance</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>Faire réseau</strong> entre acteurs des SIQO</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /wp:separator -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Assurer la pérennité des ODG</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 2023, on dénombre 32 Organismes de Défense et de Gestion<a id="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a> (ODG) en Bretagne (voir le <a href="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-publication/memento-siqo-observatoire-economique-bretagne-edition-2025">Mémento des SIQO 2025</a>). Leur création date de 2006 suite à une évolution législative pour prendre la place des syndicats de défense des appellations d'origine et des groupements qualité qui administraient jusqu’alors les démarches sous SIQO. L’adhésion des producteurs à ces ODG a alors été rendue obligatoire. Vingt ans après, on observe en Bretagne <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/produits-sous-signes-de-qualite-un-besoin-de-dynamique-collective/">des ODG aux modes d’organisations et tailles très variés</a>, présentes dans toutes les filières alimentaires bretonnes et qui doivent s’adapter à des dynamiques de marché parfois complexes. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Face à ces constats, la Chambre d’agriculture de Bretagne s’est interrogée sur les conditions de pérennisation de ces structures et de leurs dynamiques de filière. Ces éléments ont été présentés à l’occasion de la journée des ODG en Bretagne le vendredi 14 novembre 2025 à Pontivy. Les mentions sur fond gris rapportent <a href="https://agriculture.gouv.fr/forces-et-faiblesses-des-organismes-de-defense-et-de-gestion-odg">les conclusions du CGAAER de 2023 sur les forces et faiblesses des ODG</a>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /wp:separator -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> ODG gérant au moins un produit sous signe de la qualité et de l’origine pour lequel au moins 10 % des opérateurs habilités (producteurs primaires et transformateurs) sont localisés en Bretagne</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/12/Fresque-des-SIQO-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/12/Fresque-des-SIQO-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item></channel></rss><!-- end of xml string -->