<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
	<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:wp="http://wordpress.org/export/1.2/" xmlns:excerpt="http://wordpress.org/export/1.2/excerpt/"  >
		<channel>
		<title>AgriEco</title>
        <description>Blog d&#039;actus sur l&#039;économie et l&#039;emploi agricole en Bretagne</description>
        <link>https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr</link>
		<lastBuildDate>Tue, 15 Sep 2026 08:29:49 +0000</lastBuildDate>
					<item>
							<title><![CDATA[Concentration dans les filières alimentaires 2/2 – Aux dépens de l’agriculture et des territoires]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-2-2-aux-depens-de-lagriculture-et-des-territoires/]]></link>
							<pubDate>jeu, 10 Sep 2026 10:04:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>8627</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-08 17:48:59</dc:modified>
							<dc:created unix="1789034640">2026-09-10 10:04:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-2-2-aux-depens-de-lagriculture-et-des-territoires/]]></guid><category>18</category><category>20</category><category>16</category><category>23</category>
							<description><![CDATA[Une grande distribution très concentrée, la concurrence croissante aux échelles nationales puis internationales et les incitations des milieux politiques et économiques sous-tendent la dynamique de concentration dans l’agroalimentaire. Quels en sont les impacts pour les filières agricoles et les acteurs des territoires&nbsp;? Retrouvez la suite de l’analyse de Nicolas Portier, professeur à Science Po. L’agriculture]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Une grande distribution très concentrée, la concurrence croissante aux échelles nationales puis internationales et les incitations des milieux politiques et économiques sous-tendent la dynamique de concentration dans l’agroalimentaire. Quels en sont les impacts pour les filières agricoles et les acteurs des territoires&nbsp;? Retrouvez la suite de l’analyse de Nicolas Portier, professeur à Science Po.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">L’agriculture au même titre que le reste</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En parallèle de la concentration en aval des filières alimentaires, le maillon agricole est lui-même concerné. «&nbsp;Pour les exploitations agricoles, il y a d’abord la <strong>concentration spatiale</strong> qui interpelle&nbsp;». C’est par exemple le cas de l’élevage en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire. Couplé à l’agrandissement des exploitations – «&nbsp;qui entraîne une accumulation de capital et crée&nbsp;des barrières à l’entrée infranchissables pour la nouvelle génération&nbsp;» – <strong>ces dynamiques produisent des effets concrets sur le tissu économique des territoires</strong>. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;[En 2024] quand Lactalis décide de réduire sa collecte de lait, on voit les difficultés que cela a généré&nbsp;» pour des élevages dans l’Ouest, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">faute pour certains de ne pouvoir pas retrouver un autre collecteur sur le même territoire </mark>(voir <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lactalis-reduit-sa-collecte-quelles-consequences-pour-la-bretagne/">notre article à ce sujet</a>). Nicolas Portier cite enfin les conséquences environnementales de ces choix&nbsp;: «&nbsp;des risques de fragilisation des sols et des milieux, de manque de diversité, de disparition des systèmes polycultures-polyélevages&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un rapport de force déséquilibré</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’enjeu est aussi sur le pouvoir de fixation des prix, donc le rapport de force entre maillons</strong>. Nicolas Portier évoque ainsi «&nbsp;<strong>un modèle désinflationniste qui finit par être un modèle de cannibalisation croisée </strong>dans les chaînes de valeur&nbsp;». La grande distribution est souvent pointée du doigt pour ses pratiques déloyales envers ses fournisseurs, mais dans le même temps, le maintien d’un faible coût de l’alimentation est recherché par les pouvoirs publics. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans cette situation paradoxale, «&nbsp;les transformateurs au milieu essayent de ne pas être écrabouillés et ils répercutent, c’est donc la production qui prend&nbsp;». Nicolas Portier tient tout de même à ne pas noircir tout le tableau&nbsp;: «&nbsp;peut-être que ces entreprises vont se dire que face à un fournisseur en difficulté, elles vont faire de la péréquation parce qu'elles peuvent avoir un îlot de perte dans un océan de profit, et peuvent donc absorber ce choc&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les oligopoles dans la tourmente</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C’est que <strong>groupes de grande distribution et entreprises agroalimentaires doivent trouver des réponses face à une remise en question existentielle de leurs fondements</strong>. La grande distribution, confronté à la fragilisation de son modèle historique, essaie de se réinventer : « elle est en train d’intégrer la transformation et devient déterminante sur les marchés&nbsp;». </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les entreprises agroalimentaires, elles, «&nbsp;ont besoin d'être assez grosses pour diversifier leurs sources de revenus : être monoproduit par les temps qui courent, c'est difficile&nbsp;». Pour y arriver, les groupes agroalimentaires misent beaucoup sur la <strong>croissance externe </strong>et comptent sur ce que l’on appelle la «<strong>&nbsp;frange concurrentielle&nbsp;</strong>»&nbsp;: un ensemble de PME et de start-up innovantes qui servent de «&nbsp;têtes chercheuses&nbsp;» sur les marchés<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a>. Les grands groupes, qui s’épargnent la prise de risque et l’investissement initial en recherche et développement, viennent y trouver des opportunités à potentiel qui ont développé un modèle économique relativement viable. Du côté des fondateurs, les quelques-uns qui ont réussi à survivre sont satisfaits de vendre pour s’adosser à des réseaux déjà organisés&nbsp;ou pour repartir sur le développement d’un nouveau concept<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des territoires sous tutelle économique</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Des élus locaux témoignent d’un changement dans les relations avec les entreprises de leur territoire qui n’ont plus à voir avec le capitalisme familial d’autrefois</strong>. «&nbsp;Une fois que le pouvoir de décision est complètement parti et que vous n’avez plus qu'un chef d'établissement de passage, vous n’êtes plus du tout dans la même relation&nbsp;». <strong>Une forme d'impermanence et de distanciation</strong> s'installe: «&nbsp;Les élus savent très bien que quand un groupe familial vend son affaire, le premier qui reprend peut être sympa mais derrière il y en aura un deuxième, un troisième, et au bout d'un moment vous serez gérés depuis Paris&nbsp;». Cette distanciation conduit à ce que vie et avis du territoire ne soient plus considérés : «&nbsp;Pour les décisions, il n’y aura même aucune remontée d’information, elles se feront uniquement en regardant les livres de comptes&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une perte de pouvoir de décision aussi sur la restauration collective</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Autre illustration de la<strong> perte de pouvoir décisionnel des territoires</strong> : «&nbsp;c’est l'exemple une métropole ou une communauté de communes qui essaie de faire son <strong>plan alimentaire territorial</strong>, en travaillant les circuits courts, avec toute la puissance de feu de la restauration collective. Elle va voir les principaux lieux de restauration collective, comme le Crous ou encore un établissement d'un groupe hospitalier majeur à l'échelle nationale. Celui-ci passe déjà des accords commerciaux nationaux avec un grand acteur de la restauration collective ». Malgré les engagements pris par ce dernier pour un approvisionnement local de ses cuisines, la mise en œuvre effective et significative de cet engagement semble délicate, voire impossible,&nbsp;compte tenu des spécificités locales des territoires&nbsp;concernés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette <strong>mécanique de prise de distance de la décision par rapport aux territoires </strong>questionne Nicolas Portier&nbsp;: «&nbsp;Aujourd’hui, il est difficile de savoir dans quelle mesure les systèmes économiques régionaux sont maintenant réencastrés<a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong>[4]</strong></a> sur de plus grandes échelles avec la montée des groupes mondiaux et comment la décision est en train aussi de s'évaporer petit à petit&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:spacer {"height":"84px"} -->
<div style="height:84px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<!-- /wp:spacer -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin sur notre blog AgriEco : </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/des-groupes-agro-alimentaires-en-quete-de-croissance/"><strong>Des groupes agro-alimentaires en quête de croissance</strong></a>, novembre 2023</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Abattoirs]</strong> «&nbsp;<strong>Une concentration qui n’est pas sans risque</strong>&nbsp;» dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/fermeture-dabattoirs-en-france-quel-role-des-pouvoirs-publics/">Fermeture d’abattoirs en France : quel rôle des pouvoirs publics ?</a>, août 2025</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Légumes pour l'industrie] « Une filière bretonne des légumes conserves et surgelée déjà concentrée »</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-transformes/du-mouvement-dans-la-filiere-des-legumes-conserves-et-surgeles/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-transformes/du-mouvement-dans-la-filiere-des-legumes-conserves-et-surgeles/">Du mouvement dans la filière des légumes conserves et surgelés</a>, mai 2025</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Volaille] «&nbsp;Quelles conséquences sur les équilibres de la volaille française ?&nbsp;»</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/volaille-de-chair/ldc-rachete-france-poultry-vers-la-fin-du-poulet-grand-export/">LDC rachète France Poultry : vers la fin du poulet grand export</a>, mars 2026</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Volaille] «&nbsp;Une trop forte concentration&nbsp;?&nbsp;»</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/la-cour-des-comptes-sur-la-volaille-francaise-plus-de-questions-que-de-reponses/">La Cour des comptes sur la volaille française : plus de questions que de réponses</a>, octobre 2024</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Grande distribution] «&nbsp;Les conséquences d’une telle reprise&nbsp;» </strong>dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/reprise-de-casino-quelles-consequences/">Reprise de Casino : quelles conséquences ?</a>, janvier 2024</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /wp:separator -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> C’est-à-dire qu’elles innovent Lire à sujet <em><a href="https://www.caissedesdepots.fr/eclairage/blog/articles/le-dynamisme-et-les-visages-du-neo-entrepreneuriat">Le dynamisme et les visages du néo-entrepreneuriat</a></em>, Nicolas Portier, 2024, Blog Regard(s) d’expert(s) de la Caisse des dépôts</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Ce que Nicolas Portier appelle les <em>serial entrepreneurs.</em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Nicolas Portier a été délégué général d’Intercommunalités de France de 2004 à 2021</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Nicolas Portier évoque <em>«&nbsp;une <strong>recentralisation progressive des lieux décisionnels</strong> [qui] contribue à la <strong>«&nbsp;recolonisation&nbsp;» latente des économies régionales</strong> (pour faire allusion à un rapport célèbre de Michel Rocard qui a préparé la décentralisation)&nbsp;»</em> (p. 10) dans <em><a href="https://www.caissedesdepots.fr/sites/ms-cdc-fr/files/2025-11/Rapport%20d%27%C3%A9tude%20Nicolas%20Portier%20-%20Territoires%20et%20concentration%20des%20entreprises.pdf">Les territoires aux défis de la concentration des entreprises</a></em><em> (lien de téléchargement)</em>, 2025, Institut pour la recherche de la Caisse des dépôts</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Nicolas-Portier-150x150.webp"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Nicolas-Portier-150x150.webp" height="150" width="150" type="image/webp"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Concentration dans les filières alimentaires 1/2 – Au commencement était le marché]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-1-2-au-commencement-etait-le-marche/]]></link>
							<pubDate>mar, 08 Sep 2026 10:07:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>8407</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-15 10:21:49</dc:modified>
							<dc:created unix="1788862020">2026-09-08 10:07:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/concentration-dans-les-filieres-alimentaires-1-2-au-commencement-etait-le-marche/]]></guid><category>18</category><category>20</category><category>16</category><category>23</category>
							<description><![CDATA[La concentration dans les filières agroalimentaires en Bretagne est un processus installé depuis plusieurs décennies. Elle a redessiné le fonctionnement de notre économie et par conséquent la physionomie de notre agriculture. Quelles en ont été les dynamiques sous-jacentes&nbsp;? Le point de vue de Nicolas Portier, professeur à Science Po, sur ce phénomène particulièrement prégnant au]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La concentration dans les filières agroalimentaires en Bretagne est un processus installé depuis plusieurs décennies. Elle a redessiné le fonctionnement de notre économie et par conséquent la physionomie de notre agriculture. Quelles en ont été les dynamiques sous-jacentes&nbsp;? Le point de vue de Nicolas Portier, professeur à Science Po, sur ce phénomène particulièrement prégnant au sein des filières alimentaires bretonnes</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La Bretagne a été un berceau de la concentration</strong> au sein des filières agroalimentaires. «&nbsp;Beaucoup de figures bretonnes ont créé de très belles ETI qui sont devenues des grands groupes&nbsp;» souligne Nicolas Portier. Aux côtés de ceux-ci, les coopératives se sont structurées. Aujourd’hui, les grands groupes coopératifs qui en émanent «&nbsp;se sont fortement déformés par rapport à ce qu’ils ont été historiquement&nbsp;»&nbsp;: par fusions et élargissement du périmètre géographique, ils ont largement débordé de leur périmètre initial. Ainsi, au fil «&nbsp;des changements de génération, des transmissions et des concentrations, <strong>la base historique des ETI et des coopératives est devenue un lointain souvenir.&nbsp;»</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le miracle breton aura été de créer toutes ces chaînes de valeurs</strong> de la production de la matière première à la transformation par l'agroalimentaire selon Nicolas Portier. L’expert pointe aussi une spécificité régionale&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<strong>La force de l’Ouest</strong>, que ce soit en Bretagne ou dans les Pays-de-la-Loire, <strong>c’est l’attachement à un modèle familial </strong>avec des acteurs très ancrés par une identité d’attachement qui se perpétue&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"level":1} -->
<h1 class="wp-block-heading">Plusieurs moteurs à cette concentration</h1>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La puissance du modèle agricole breton est venue «&nbsp;d’<strong>un effet d'entraînement croisé de la métropole sur les autres territoires qui aura était vertueux économiquement&nbsp;</strong>», explique Nicolas Portier. Pour commencer, «&nbsp;le maillage urbain assez polycentrique de la Bretagne faisait qu'il y avait des pôles de services, des liens, des connexions au milieu des campagnes. Et en retour, l'économie rennaise vivait beaucoup sur les activités financières liées aux campagnes. La réussite scolaire et universitaire des Bretons a aussi beaucoup porté la Bretagne&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Désormais, on assiste à<strong> «&nbsp;des logiques de concentrations qui en appellent d’autres&nbsp;»</strong>. Par les négociations, «&nbsp;<strong>c'est la grande distribution qui a imposé aux groupes agroalimentaires d’être forts&nbsp;»</strong>. Le référencement dans la grande distribution et les effets de volume ont eu «&nbsp;des effets concentrateurs extrêmement puissants&nbsp;» sur l’amont. «&nbsp;Si vous n’êtes plus référencé, vous ne pouvez plus négocier&nbsp;». Selon Nicolas Portier, «&nbsp;la grande distribution a comprimé les prix, incitée par les pouvoirs publics qui étaient obsédés par la désinflation au tournant des années 2000, lors de la création de l’euro&nbsp;». Ils ont donc donné «&nbsp;un <strong>feu vert au&nbsp;caractère disciplinaire des pratiques de la grande distribution&nbsp;»</strong> [sur l’économie des filières agroalimentaires]. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C’est le pilotage par l’aval&nbsp;: <strong>la concentration a remonté les filières</strong>, elle est partie du maillon agroalimentaire et elle est à l’œuvre aujourd’hui dans le maillon agricole. La grande distribution est aussi à la manœuvre directement dans l’amont via ses marques de distributeurs pour lesquelles elle met en place «&nbsp;des deals compliqués avec les transformateurs&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"level":1} -->
<h1 class="wp-block-heading">Créer des champions&nbsp;?</h1>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’agriculture française, c’est aussi «&nbsp;le pétrole vert de la France ». </strong>Elle a longtemps été contributeur net des soldes commerciaux français, ce qui était la fierté du monde agricole. Ça a été «&nbsp;à l’origine de la constitution <strong>des groupes français mondialisés et de nos grandes coopératives qui ont changé de dimension&nbsp;»</strong>&nbsp;: là où ils étaient présents commercialement dans quatre pays, ils sont maintenant actifs dans soixante-dix. Aujourd’hui, l’idée est de faire des champions européens&nbsp;: «&nbsp;On pensait qu’ils étaient déjà constitués depuis les années 2000, mais finalement il s’agissait plutôt d’oligopoles nationaux&nbsp;».<br></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette idée d’avoir des champions se retrouve, dans le système centralisé français, «&nbsp;dans l'entre-soi des lieux de décision entre élites politiques et économiques&nbsp;» et avec «&nbsp;une industrie bancaire et un marché des fusions-acquisitions très actifs&nbsp;». «&nbsp;Cela fait qu’en France, on est allé assez loin dans le modèle anglo-saxon de financiarisation [de l’économie]&nbsp;». Trop loin peut-être : «&nbsp;<strong>Il</strong> <strong>faudrait que les pouvoirs publics arrêtent de promouvoir la concentration&nbsp;» </strong>par des systèmes fiscaux – comme la déductibilité des intérêts d'emprunt – et des politiques de taux d'intérêt parfois quasiment négatifs. Parce qu’<strong>on stimule la croissance par endettement</strong>, ce qui peut entretenir la spéculation. «&nbsp;Chacun vient extraire sa marge pour rémunérer des services exorbitants, de la bureaucratie privée et des transactions de groupe&nbsp;». Tout ce système «&nbsp;<strong>est dangereux parce que cela finit par ressembler à une bulle financière&nbsp;».</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"level":1} -->
<h1 class="wp-block-heading">Des garde-fous&nbsp;existent</h1>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>«&nbsp;L’<strong>Autorité de la concurrence est la dernière barrière&nbsp;». </strong>Si elle a pour mission d’éviter la disparition totale de la concurrence, «&nbsp;les lignes directrices de la communauté politique nationale sur la bonne intensité&nbsp;concurrentielle sont ambiguës&nbsp;». «&nbsp;Au niveau européen, c'est plus clair, <strong>les règles de concurrence sont dans le code génétique de l’UE&nbsp;»</strong>. Loin de l’idée d’un grand marché homogène, les régulateurs travaillent à définir des marchés pertinents selon un produit, une clientèle, un territoire donné – «&nbsp;le marché pertinent peut être plus local. C’est une analyse fine&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:spacer {"height":"69px"} -->
<div style="height:69px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<!-- /wp:spacer -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Pour aller plus loin sur notre blog Agriéco&nbsp;:</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/des-groupes-agro-alimentaires-en-quete-de-croissance/"><strong>Des groupes agro-alimentaires en quête de croissance</strong></a>, novembre 2023</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Abattoirs]</strong> «&nbsp;<strong>Une concentration qui n’est pas sans risque</strong>&nbsp;» dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/fermeture-dabattoirs-en-france-quel-role-des-pouvoirs-publics/">Fermeture d’abattoirs en France : quel rôle des pouvoirs publics ?</a>, août 2025</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Légumes pour l'industrie] « Une filière bretonne des légumes conserves et surgelée déjà concentrée »</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/legumes-transformes/du-mouvement-dans-la-filiere-des-legumes-conserves-et-surgeles/">Du mouvement dans la filière des légumes conserves et surgelés</a>, mai 2025</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Volaille] «&nbsp;Quelles conséquences sur les équilibres de la volaille française ?&nbsp;»</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/volaille-de-chair/ldc-rachete-france-poultry-vers-la-fin-du-poulet-grand-export/">LDC rachète France Poultry : vers la fin du poulet grand export</a>, mars 2026</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Volaille] «&nbsp;Une trop forte concentration&nbsp;?&nbsp;»</strong> dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/la-cour-des-comptes-sur-la-volaille-francaise-plus-de-questions-que-de-reponses/">La Cour des comptes sur la volaille française : plus de questions que de réponses</a>, octobre 2024</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>[Grande distribution] «&nbsp;Les conséquences d’une telle reprise&nbsp;» </strong>dans <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/reprise-de-casino-quelles-consequences/">Reprise de Casino : quelles conséquences ?</a>, janvier 2024</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Nicolas-Portier-150x150.webp"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Nicolas-Portier-150x150.webp" height="150" width="150" type="image/webp"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[L&rsquo;agriculture bretonne souffre de la canicule et de la sécheresse &#8211; Note d&rsquo;actus et webinaire septembre 2026]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lagriculture-bretonne-souffre-de-la-canicule-et-de-la-secheresse/]]></link>
							<pubDate>jeu, 03 Sep 2026 10:19:53 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>8772</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-14 16:19:13</dc:modified>
							<dc:created unix="1788430793">2026-09-03 10:19:53</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lagriculture-bretonne-souffre-de-la-canicule-et-de-la-secheresse/]]></guid><category>177</category><category>16</category><category>180</category><category>4</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[Le service économie-emploi de la Chambre d&rsquo;agriculture de Bretagne produit chaque année en septembre une note d&rsquo;actualité de l&rsquo;économie agricole et agroalimentaire bretonne. Pour toutes les filières et à tous les échelons, la canicule et la sécheresse ont impacté l&rsquo;agriculture bretonne. Les productions végétales touchées par la sécheresse De nombreuses productions de légumes de plein]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le service économie-emploi de la Chambre d'agriculture de Bretagne produit chaque année <strong>en septembre</strong></strong> <strong>une note d'actualité de l'économie agricole et agroalimentaire bretonne. Pour toutes les filières et à tous les échelons, la canicule et la sécheresse ont impacté l'agriculture bretonne.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les productions végétales touchées par la sécheresse</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>De nombreuses productions de légumes de plein champ ont été impactées. En particulier, <strong>la récolte de pommes de terre serait inférieure de 30 % à une année normale</strong>. Pour les Coco de Paimpol, le rendement serait divisé par deux. Des baisses de rendements sont aussi constatées sur les autres légumes de plein champ, notamment en échalotes et en artichauts.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le constat est identique du côté des légumes destinés à la transformation</strong>. Dans le Grand-Ouest, en pois, près de 10 % des surfaces semées ont été abandonnées et le rendement est inférieur de plus de 20 % à celui de 2025. En haricots, les rendements sont 1/3 inférieurs au prévisionnel. En carottes, la baisse de rendements par rapport aux normales est de 20 %. D'autres légumes (épinards, flageolets,...) sont aussi touchés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour certaines grandes cultures, telles que <strong>le blé, le colza et l'orge d'hiver, la situation est moins catastrophique</strong> : les chiffres officiels annoncent des rendements conformes à la moyenne quinquennale bien que les retours terrains rapportent une baisse de rendements de 10-15 % pour le blé et l'orge.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Vers une crise des fourrages</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les fourrages ont aussi souffert de la sécheresse. Fin août, l'indice de<strong> rendement des prairies bretonnes est 31 % inférieur</strong> aux normales de cette période. <strong>Le maïs a aussi été fortement touché</strong>, bien qu'il existe des disparités régionales : dans le Sud de la Bretagne, les sols superficiels n'ayant pas stocké d'eau durant l'hiver, les maïs sont petits et souvent dépourvus de grains tandis que certains secteurs du Nord et de l'Ouest de la Bretagne s'en sortent mieux. <strong>Sur les mauvaises parcelles, le rendement serait jusqu'à 50 % inférieur à la moyenne quinquennale.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La situation est donc extrêmement tendue au niveau des fourrages : des exploitations élevant des bovins sont déjà en train d'entamer les stocks pour cet hiver et <strong>cette situation incite les éleveurs à réduire le cheptel</strong>, ce qui accélèrera le phénomène de décapitalisation qui existe déjà (sur un an en juin 2026, respectivement -2,1 % et -3,9 % pour le cheptel allaitant et le cheptel laitier en Bretagne). <strong>Une situation d'autant plus tendue pour les élevages bovins que les prix sont en recul.</strong> Les cotations bovines baissent : entre mars et fin août, elle s'est repliée de plus de 16 % pour la vache laitière P= et de 8 % pour la vache allaitante R+. En lait, les prix ont reculé de 13 % sur un an.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8790,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/BZH-Lait-prix_page-0001-1024x592.jpg" alt="" class="wp-image-8790"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Surmortalité et baisse des volumes</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les fortes chaleurs de fin mai et fin juin ont aussi impacté les productions animales. <strong>En volailles, 1 % du cheptel aurait été décimé au niveau national</strong>. En Bretagne, la mortalité s'élèverait à 6 000 tonnes. Par la suite, les abattoirs ont relevé une baisse d'activité, donc des volumes en baisse. La figure ci-dessous montre un recul effectif dès le mois de mai. Même constat en œuf, des pertes de 700 000 poules ont été enregistrées et les œufs ont perdu 2 grammes en moyenne.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En porcs, les impacts ne sont pas encore mesurés, mais des élevages ont été touchés notamment par des surmortalités chez les truies en fin de gestation ou après la mise-bas. Enfin, la<strong> production laitière a aussi été affectée par les fortes chaleurs </strong>: jusqu'à -15 %/2025 sur la dernière semaine de juin sous l'effet cumulé de la canicule et de la FCO qui a retardé les vêlages. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8780,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/volaille_volumes_2026.png" alt="" class="wp-image-8780"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un contexte international tendu </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le conflit au Moyen-Orient, qui s'enlise, a des effets à plusieurs niveaux. Tout d'abord, il a entrainé <strong>une hausse des coûts de l'énergie et donc du transport</strong>, qui se répercute sur les prix de l'alimentation animale (voir figure ci-dessous). L'indice Ipampa aliments pour le bétail a ainsi augmenté de 3,7 % entre janvier et juillet 2026 en partie à cause de la hausse de ces coûts.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8782,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Prix-matieres-premieres-alimentation-2026.png" alt="" class="wp-image-8782"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D'autres charges ont aussi connu une hausse des prix, notamment<strong> les emballages, ce qui fragilise les IAA </strong>alors que les négociations commerciales du début d'année avait débouché sur une hausse moyenne des prix de vente de 0,05 % à peine. Les demandes de réouverture des négociations n'ont pas été acceptées. Par ailleurs, les volumes seront aussi à la baisse. Selon <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/barometre-de-conjoncture/barometre-de-leconomie-agricole-1er-semestre-2026/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/barometre-de-conjoncture/barometre-de-leconomie-agricole-1er-semestre-2026/">l'enquête Coceb menée début juin</a>, <strong>la majorité des chefs d'entreprise des IAA bretonnes ont déclaré une baisse de leur chiffre d'affaires lors du 1<sup>er</sup> semestre 2026</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Enfin, le conflit au Moyen-Orient a entrainé une réorientation des exports de volailles brésiliennes vers l'UE, alors que l'accord avec le Mercosur est entré en vigueur le 1<sup>er</sup> mai 2026. <strong>Les volumes exportés du Brésil vers l'UE ont augmenté de 29 %</strong> sur le 1<sup>er</sup> semestre ! Mais le géant sud-américain voit ses exportations de produits animaux vers l'UE être suspendus à partir du 3 septembre en raison de doutes sur la non-utilisation d’antibiotiques.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La souveraineté alimentaire mise à mal </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C'est dans ce contexte difficile qu'a été promulguée la <strong>Loi d'urgence pour la Protection et la Souveraineté Agricoles</strong>. Cette loi, qui couvre un champ beaucoup plus vaste que lors de sa conception d'origine, crée notamment les "projets agricoles d'avenir". Ces projets répondant aux objectifs de production sur dix ans définis lors des Conférences de la Souveraineté, seront ciblés et accompagnés par l’État, les Régions et les Chambres d'agriculture.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L'eau est une composante majeure de la loi.</strong> Celle-ci fixe notamment un doublement des capacités de stockage d'eau destinées à l'agriculture d'ici 2035 avec, pour y parvenir, une procédure accélérée pour les ouvrages de stockage et un rôle renforcé des Organismes uniques de gestion collective (OUGC), chargés notamment de d'élaborer une stratégie concertée d'irrigation.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Toutefois, la mise en application de la loi dépend des décrets, ordonnances et autres mesures règlementaires d'application qui seront proposés dans les mois à venir. D'ici là, <strong>la priorité pour le monde agricole et agroalimentaire porte sur les mesures de compensation des dégâts liés à la sécheresse et aux canicules de cet été</strong>. La Ministre de l’agriculture doit annoncer le 3 septembre un plan massif d’aides à la trésorerie des exploitations les plus touchées, notamment via un prêt sécheresse et des mesures fiscales.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}},"typography":{"textAlign":"center"}},"backgroundColor":"light-green-cyan","textColor":"black"} -->
<p class="has-text-align-center has-black-color has-light-green-cyan-background-color has-text-color has-background has-link-color"><strong><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/trame-note-rentree-2026_vdefCJ2.pdf" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/trame-note-rentree-2026_vdef.pdf">Pour en savoir plus, retrouvez ici notre Note d'actualités agricoles bretonnes</a></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Retrouvez aussi le replay du webinaire d'actualités agricoles du 10 septembre 2026, présenté par <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/auteurs/nathalieledrezen/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/auteurs/nathalieledrezen/">Nathalie Le Drezen</a>, <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/auteurs/albankrauffel/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/auteurs/albankrauffel/">Alban Krauffel</a> et <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/auteurs/maryhenrybouvier/" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/auteurs/maryhenrybouvier/">Mary Henry-Bouvier</a> du service éco-emploi de la Chambre d'agriculture de Bretagne : </strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:embed {"url":"https://youtu.be/r2url2_QYv8?si=-QvF8tJ1d19rsLcl","type":"video","providerNameSlug":"youtube","responsive":true,"className":"wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"} -->
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://youtu.be/r2url2_QYv8?si=-QvF8tJ1d19rsLcl
</div></figure>
<!-- /wp:embed -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Agriculture-Secheresse-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/09/Agriculture-Secheresse-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Des vaches allaitantes de plus en plus rares en Bretagne]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/viande-bovine/des-vaches-allaitantes-de-plus-en-plus-rares-en-bretagne/]]></link>
							<pubDate>jeu, 27 Août 2026 16:36:54 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Arnaud Haye</dc:creator>
							<dc:identifier>8381</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-15 10:27:57</dc:modified>
							<dc:created unix="1787848614">2026-08-27 16:36:54</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/viande-bovine/des-vaches-allaitantes-de-plus-en-plus-rares-en-bretagne/]]></guid><category>4</category><category>6</category>
							<description><![CDATA[Le troupeau allaitant breton a perdu le quart de ses effectifs en dix ans. Malgré la bonne conjoncture de ces dernières années, l’érosion du cheptel ne donne pas de signe de ralentissement et touche encore plus fortement les zones les plus denses et les ateliers les plus conséquents. Les bovins allaitants s’effacent progressivement du paysage]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le troupeau allaitant breton a perdu le quart de ses effectifs en dix ans. Malgré la bonne conjoncture de ces dernières années, l’érosion du cheptel ne donne pas de signe de ralentissement et touche encore plus fortement les zones les plus denses et les ateliers les plus conséquents.</strong> </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les bovins allaitants s’effacent progressivement du paysage breton. En janvier 2026, la région comptait 87&nbsp;000 vaches allaitantes. Il y a dix ans, ce chiffre était de 114&nbsp;000. <strong>Un quart du cheptel a donc disparu en une décennie</strong>, de manière continue comme le graphique ci-dessous le montre. Aucune inflexion de la tendance ne semble poindre malgré la bonne conjoncture de ces quatre dernières années.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8383,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Evolution_VA-1024x486.jpg" alt="" class="wp-image-8383"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le centre Bretagne particulièrement touché</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La carte ci-dessous montre que le cheptel allaitant est <strong>plus concentré en centre Bretagne</strong>. Il est aussi relativement dense à l’est de la région.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8390,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Densite_VA_2-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-8390"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La carte montrant l’évolution des effectifs entre 2016 et 2025 fait ressortir que cette région du centre Bretagne connait un recul important de son cheptel allaitant, de nombreuses communes voyant le nombre de leurs vaches baisser de plus de 25 % en dix ans. Contrairement à ce que l’on a pu observer par le passé pour d’autres productions agricoles, <strong>la zone la plus dense résiste ici moins bien à la déprise</strong> que d’autres territoires comptant moins de bovins à viande.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8391,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Evolution_VA_2-1024x761.jpg" alt="" class="wp-image-8391"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>On constate ainsi que de nombreuses communes proches du littoral ont vu leurs effectifs de vaches allaitantes s’accroître ces dernières années.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les chiffres de l’ITAé montrent par ailleurs que la Bretagne continue à avoir des races variées sur son territoire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8386,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Evolution_races.jpg" alt="" class="wp-image-8386"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Limousine conserve sa première place au classement. A la deuxième place, la Blonde d’Aquitaine a détrôné <strong>la Charolaise qui a vu ses effectifs fondre de 38 %</strong>. Les croisées ont aussi moins la cote qu’avant. Enfin, on observe le développement de certaines races jusqu’alors anecdotiques dans notre région, telles que la Parthenaise et l’Angus.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les gros ateliers en première ligne</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La filière bretonne est caractérisée par des tailles de cheptel très variables. La <strong>taille moyenne est de 18 vaches allaitantes</strong> par troupeau. Ce chiffre est faible car plus de la moitié des détenteurs possèdent moins de dix vaches. Environ un tiers des vaches sont élevées dans des troupeaux en comptant entre 10 et 40. Ce sont alors majoritairement des ateliers secondaires. Enfin, un peu plus de la moitié des vaches appartiennent à des élevages en comptant plus de 40.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8388,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Taille_cheptel-1-1024x344.jpg" alt="" class="wp-image-8388"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les graphiques ci-dessus montrent que ce sont <strong>les cheptels les plus grands qui connaissent l’érosion la plus forte </strong>de leurs effectifs entre 2020 et 2025&nbsp;: -19 % pour ceux comptant plus de 100 vaches, -18&nbsp;% pour ceux rassemblant entre 40 et 100 vaches et -16 % entre 10 et 40 vaches. A l’inverse, les petits troupeaux de moins de 10 vaches sont en croissance.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ces constats ne sont donc <strong>pas encourageants pour le cheptel allaitant breton.</strong> D’autant que le contexte de marché est particulièrement porteur et que la poursuite de la décapitalisation devrait continuer de soutenir les cotations à moyen terme. La production bretonne de viande bovine repose donc de plus en plus sur son cheptel laitier.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Troupeau-de-vaches-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Troupeau-de-vaches-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[ABC Les chiffres 2026]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/abc/abc-les-chiffres-2026/]]></link>
							<pubDate>lun, 24 Août 2026 11:26:50 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Céline Jubault</dc:creator>
							<dc:identifier>8574</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-08-24 11:38:40</dc:modified>
							<dc:created unix="1787570810">2026-08-24 11:26:50</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/abc/abc-les-chiffres-2026/]]></guid><category>592</category>
							<description><![CDATA[Vous recherchez des données fiables et actualisées sur l’agriculture bretonne et ses filières ? La Chambre d’agriculture de Bretagne publie l’édition 2026 d’ABC – Agriculture et Agroalimentaire de Bretagne en Clair – Les chiffres, un panorama complet pour comprendre le poids économique, social et territorial de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Bretagne. L’ouvrage de référence]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p>Vous recherchez des données fiables et actualisées sur l’<strong>agriculture bretonne</strong> et ses filières ? La Chambre d’agriculture de Bretagne publie l’édition 2026 d’<strong>ABC – Agriculture et Agroalimentaire de Bretagne en Clair – Les chiffres</strong>, un panorama complet pour comprendre le poids économique, social et territorial de l’<strong>agriculture</strong> et de l’<strong>agroalimentaire</strong> en Bretagne.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">L’ouvrage de référence sur l’agriculture bretonne</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette publication de 56 pages rassemble les données statistiques les plus récentes sur les grandes filières régionales.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le document propose une lecture claire et synthétique des principales productions : <strong>lait</strong>, <strong>porc</strong>, <strong>volailles</strong>, <strong>œufs</strong>, <strong>viande bovine</strong>, <strong>légumes</strong>, <strong>grandes cultures</strong> et <strong>alimentation animale</strong>. Il présente également les chiffres clés de l’<strong>agroalimentaire breton</strong>, premier secteur industriel de la région.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des données pour comprendre les enjeux du territoire</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Au fil des pages, retrouvez les indicateurs essentiels concernant la <strong>production</strong>, les <strong>fabrications</strong>, les <strong>exportations</strong> et l’<strong>emploi</strong>, ainsi que des cartes régionales localisant les entreprises agricoles et agroalimentaires.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’édition 2026 aborde également plusieurs thématiques majeures : <strong>agriculture biologique</strong>, <strong>environnement</strong>, <strong>démarches qualité</strong>, <strong>diversification des exploitations</strong>, <strong>production d’énergie</strong> et<strong> renouvellement des générations </strong>en agriculture.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La Bretagne, une région agricole majeure</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les chiffres confirment la place centrale de l’agriculture dans l’économie régionale :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><strong>63 % du territoire breton</strong> consacré à l’agriculture ;</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>23 741 exploitations agricoles</strong> recensées en Bretagne ;</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>Plus de <strong>70 500 actifs</strong> dans les exploitations agricoles ;</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>41 % des emplois industriels bretons</strong> relèvent du secteur <strong>agroalimentaire</strong> ;</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>Les productions agricoles représentent <strong>11,3 milliards d’euros</strong> ;</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>L’agroalimentaire breton génère <strong>26,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires</strong>.</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des filières performantes tournées vers l’avenir</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Bretagne demeure un territoire incontournable pour plusieurs productions françaises. La région produit <strong>un poulet français sur trois</strong>, concentre <strong>54 % du cheptel porcin national</strong>, collecte <strong>5,46 milliards de litres de lait</strong> et produit <strong>136 000 tonnes de viande bovine</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’ouvrage met également en lumière les dynamiques de transition du secteur, avec <strong>4 216 exploitations biologiques</strong>, représentant <strong>10,3 % de la surface agricole utile bretonne</strong>, ainsi que <strong>479 installations de jeunes agriculteurs</strong> accompagnées par la Dotation Jeune Agriculteur.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">ABC Les chiffres 2026 : un outil indispensable</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Que vous soyez professionnel, élu, étudiant, journaliste ou simplement curieux de mieux connaître l’<strong>agriculture</strong> et l’<strong>agroalimentaire bretons</strong>, <strong>ABC Les chiffres 2026</strong> constitue une référence incontournable pour accéder à des données fiables, actualisées et faciles à consulter.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:file {"id":8583,"href":"https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/ABC-Les-chiffres-2026-web.pdf","displayPreview":true} -->
<div class="wp-block-file"><object class="wp-block-file__embed" data="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/ABC-Les-chiffres-2026-web.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="ABC Les chiffres 2026 - web"></object><a id="wp-block-file--media-2a422180-719e-4a77-b4fd-c0157d0ea1ac" href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/ABC-Les-chiffres-2026-web.pdf">ABC Les chiffres 2026 - web</a><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/ABC-Les-chiffres-2026-web.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-2a422180-719e-4a77-b4fd-c0157d0ea1ac">Télécharger</a></div>
<!-- /wp:file -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-ABC-Chiffres-2026-blog-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-ABC-Chiffres-2026-blog-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Alimentation animale : la parenthèse de baisse des coûts se referme]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/alimentation-animale-la-parenthese-de-baisse-des-couts-se-referme/]]></link>
							<pubDate>jeu, 16 Juil 2026 10:52:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>8394</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-15 10:29:49</dc:modified>
							<dc:created unix="1784199120">2026-07-16 10:52:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/alimentation-animale-la-parenthese-de-baisse-des-couts-se-referme/]]></guid><category>14</category><category>4</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[En 2025, tous les coûts de production étaient en baisse pour les fabricants d’aliments du bétail. Matières premières revenues aux niveaux de prix de 2020, coût de l’énergie élevé mais néanmoins descendu du pic atteint en 2022… Cependant au premier semestre 2026 s’ouvre une nouvelle période de trouble, en partie sous l’effet de la guerre]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>En 2025, tous les coûts de production étaient en baisse pour les fabricants d’aliments du bétail. Matières premières revenues aux niveaux de prix de 2020, coût de l’énergie élevé mais néanmoins descendu du pic atteint en 2022… Cependant au premier semestre 2026 s’ouvre une nouvelle période de trouble, en partie sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient. Toutes les tendances de prix se retournent progressivement.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’énergie renchérit immédiatement les transports</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les usines d’alimentation animale utilisent majoritairement le gaz comme source d’énergie. Si le prix de ce dernier grimpe en flèche, les industriels sont toutefois couverts par des <strong>contrats d’approvisionnement de longue durée</strong>. L’impact de cette flambée des prix se limite donc aux contrats arrivés à échéance. Avec un coût de production qui peut beaucoup varier selon les procédés industriels mobilisés : broyage, traitements thermiques, granulation…</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Mais le réel impact immédiat de la hausse des prix des énergies est celui des carburants</strong>, autant en amont (approvisionnement) qu’en aval des usines (livraisons). Nutrinoë estime que l’augmentation du coût de l’aliment liée aux carburants est de l’ordre de 3 à 4 €/t.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>De même, l’énergie pèse pour la majeure partie du <strong>coût du transport maritime</strong> et renchérit le coût d’<a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/">approvisionnement en soja américain</a> autant qu’en compléments indispensables comme les acides aminés et vitamines provenant majoritairement de Chine.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Face à ces augmentations immédiates des coûts de production,<strong> les fabricants d’aliment commencent à accroître leurs prix de vente</strong>. L’indice Ipampa aliment composé a augmenté de près de 2 % entre janvier et mai 2026.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8598,"width":"662px","height":"auto","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/image.png" alt="" class="wp-image-8598" style="width:662px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source&nbsp;: Insee</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Tensions à venir sur le maïs</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Après l’énergie, c’est la dynamique des matières premières pour l’alimentation animale qui s’inverse.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>A commencer par le maïs. En 2026 les agriculteurs ont <strong>diminué les surfaces cultivées de près de 20 %</strong> en France et environ 12 % en Bretagne, en raison des prix bas de l’année passée. A cela s’ajoute <strong>l’impact des canicules et sécheresses</strong>, ainsi que les <a href="https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/des-pertes-de-20-a-80-pourcent-cette-mouche-ravage-des-champs-de-mais-dans-louest-de-la-france-7ba1bf76-70b2-11f1-a6cc-3a2a661228b1">attaques massives de mouches géomyza en Bretagne</a>. Le rendement national est attendu en baisse de 15 à 20 %. Résultat&nbsp;: une récolte qui reculerait de 30 % par rapport à 2025, soit une <strong>chute historique de la production nationale</strong> qui pourrait être la plus faible depuis 26 ans.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour les fabricants d’aliment du bétail, cela signifie <strong>moindre disponibilité et prix plus élevés</strong>. D’autant plus que leur coût d’achat comprend celui du <strong>séchage des grains</strong>, réalisé au gaz. Les prix du maïs ont déjà augmenté de 9 % sur un an, à plus de 234 €/t en début juillet 2026.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Prix du maïs en €/t&nbsp;sur le marché physique – Pontivy</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8600,"width":"771px","height":"auto","aspectRatio":"1.9729888432178508","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/cotation2-1024x519.png" alt="" class="wp-image-8600" style="aspect-ratio:1.9729888432178508;width:771px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source&nbsp;: Pleinchamp, 02/07/2026</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les oléagineux ont la cote</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D’autre part les disponibilités en oléagineux augmentent, autant en France (+11,5 % de surfaces en 2026, +15 % en Bretagne) qu’au niveau européen. <strong>La demande mondiale est en forte hausse pour un usage énergétique (biodiesel)</strong> consécutivement au choc d’Ormuz sur les énergies fossiles. L’Indonésie augmente sa production de palme, le Brésil de soja… Le marché des oléagineux est ainsi tiré par le débouché de l’huile, dont les tourteaux sont le coproduit (<em>graphe ci-dessous</em>).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p><em>Cela va redistribuer les disponibilités à l'export de matières premières.</em>  - Sébastien Tauty, Nutrinoë</p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les disponibilités en tourteaux vont donc augmenter, mais <strong>leurs prix repartent eux aussi à la hausse</strong> ... </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8602,"width":"724px","height":"auto","aspectRatio":"1.6047223650949891","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/image-1.png" alt="" class="wp-image-8602" style="aspect-ratio:1.6047223650949891;width:724px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Il est probable que les usines d’aliment augmentent en particulier leurs incorporations <strong>de tournesol, dont la surface a augmenté en France</strong> (+11 %) et en Europe. &nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8601,"width":"799px","height":"auto","aspectRatio":"2.3540401010372696","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/evol-surfaces-mais-olea-1024x435.png" alt="" class="wp-image-8601" style="aspect-ratio:2.3540401010372696;width:799px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source&nbsp;: Agreste, estimations au 16/06/2026</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les matières premières fluctuent, les formulations aussi</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C’est le fonctionnement habituel des fabricants d’aliments que de<strong> faire évoluer la composition des aliments composés selon les cours des différentes matières premières</strong>. Ce qui importe n’est pas d’incorporer des quantités fixes de céréales, maïs et tourteaux, mais d’obtenir l’équilibre nutritionnel souhaité, c’est-à-dire les bonnes proportions de chaque nutriment.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi, face à une chute de 30 % des récoltes nationales de maïs et une forte augmentation de prix, <strong>l’arbitrage se portera davantage en faveur des autres ingrédients&nbsp;: tourteaux et céréales</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p><em>Les ruptures de chaines d’approvisionnement n’ont jamais lieu. Mais il peut y avoir des ruptures de prix quand les substitutions se mettent en place. On travaille toujours en flux tendus.&nbsp;</em> - Ludovic Michel, directeur Groupe Michel et président Nutrinoë</p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Prix rendus centre Bretagne des principales matières premières pour l'alimentation animale</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8541,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/prix-MP-alim-anim.png" alt="" class="wp-image-8541"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une hausse de demande en céréales</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les fabricants d’aliments devraient donc <strong>augmenter leurs incorporations de céréales</strong>, alors même que les volumes attendus pour la récolte 2026 ont été revus à la baisse après la canicule, en France comme en Bretagne. Une hausse de la demande en nutrition animale pourrait <strong>soutenir le</strong> <strong>prix des céréales sur le marché physique local</strong>, alors que les céréales sont bloquées à des bas niveaux de prix depuis plus de deux ans. Cela pourrait soulager un peu les céréaliers, qui craignent des effets ciseaux massifs au vu de l’augmentation de leurs charges.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et la prochaine campagne&nbsp;?</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>A plus long terme, <strong>des craintes existent quant aux <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/engrais-carburant-quel-impact-de-la-guerre-sur-les-cultures-en-bretagne/">choix d’assolement qui seront faits pour la prochaine campagne d’hiver</a></strong>. Même Ormuz débloqué, il n’est pas exclu que les agriculteurs préfèrent au blé et à l’orge des cultures peu demandeuses en engrais et mécanisation, voire la jachère sur certaines parcelles.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>De quoi bouleverser encore les approvisionnements des fabricants d’aliments ? Les adhérents à Nutrinoë ne se projettent pas encore aussi loin. <strong>Beaucoup de facteurs peuvent encore jouer d’ici la prochaine campagne</strong>. Quoi qu’il en soit, une part plus importante de triticale ou d’avoine pourrait être intégrée sans difficulté.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Alors qu’une nouvelle période instable s’ouvre, l’agilité du secteur de la nutrition animale demeure un atout important face aux retournements de marché.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/hausse-couts-alimentation-animale-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/hausse-couts-alimentation-animale-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Bloc &#8211; Chiffre du mois]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/bloc-chiffre-du-mois/]]></link>
							<pubDate>ven, 10 Juil 2026 15:24:07 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Hugo Delcros Bichon</dc:creator>
							<dc:identifier>8545</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-09-03 11:11:21</dc:modified>
							<dc:created unix="1783697047">2026-07-10 15:24:07</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/bloc-chiffre-du-mois/]]></guid><category>4</category>
							<description><![CDATA[]]></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url=""/><media:content url="" height="" width="" type=""/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Baromètre de l&rsquo;économie agricole &#8211; 1er semestre 2026]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/barometre-de-conjoncture/barometre-de-leconomie-agricole-1er-semestre-2026/]]></link>
							<pubDate>ven, 10 Juil 2026 10:40:25 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>8300</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 15:06:03</dc:modified>
							<dc:created unix="1783680025">2026-07-10 10:40:25</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/barometre-de-conjoncture/barometre-de-leconomie-agricole-1er-semestre-2026/]]></guid><category>463</category><category>180</category>
							<description><![CDATA[Plus de 3 700 chefs d&rsquo;entreprise bretons, dont 504 agriculteurs, ont participé à cette enquête de conjoncture réalisée du 2 au 11 juin 2026. Cette forte mobilisation permet de disposer d&rsquo;un échantillon représentatif des principaux territoires et filières agricoles bretons, offrant ainsi une lecture robuste de la conjoncture économique et du moral des exploitants. Un]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Plus de 3 700 chefs d'entreprise bretons, dont 504 agriculteurs, ont participé à cette enquête de conjoncture réalisée du 2 au 11 juin 2026. Cette forte mobilisation permet de disposer d'un échantillon représentatif des principaux territoires et filières agricoles bretons, offrant ainsi une lecture robuste de la conjoncture économique et du moral des exploitants.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un secteur agricole plus exposé</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L'enquête interroge les dirigeants bretons sur les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur leur activité. Les résultats mettent en évidence une sensibilité accrue du secteur agricole : 76 % des répondants du secteur agricole déclarent être <strong>fortement ou très fortement affectés</strong>, contre 56 % dans les autres secteurs d'activité.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi le secteur connait une<strong> dégradation plus marquée des indicateurs économiques</strong>. Au premier semestre 2026, deux exploitations sur trois font état d'un recul de leur chiffre d'affaires, contre une entreprise sur deux dans les autres secteurs. La rentabilité est également fortement dégradée. En effet, plus de 70 % des exploitants signalent une baisse de leur rentabilité, un niveau inédit depuis le lancement de ce baromètre.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8308,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Evolution-CA-1.jpg" alt="" class="wp-image-8308"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des exploitations fragilisées</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les tensions portent avant tout sur les charges d'exploitation. La <strong>hausse des coûts de l'énergie</strong> constitue le principal facteur de fragilisation, cité par plus de 90 % des répondants en agriculture. Elle est suivie par l'augmentation des prix des intrants et des fournisseurs, mentionnée par plus de 86 % des exploitants.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans ce contexte, <strong>les tensions de trésorerie apparaissent plus prononcées</strong> que dans les autres secteurs économiques. Plus de 60 % des agriculteurs déclarent une dégradation de leur trésorerie, contre 40 % pour l'ensemble des autres entreprises bretonnes. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8513,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Coceb_figure_impact_conflitMO_page-0001-1024x468.jpg" alt="" class="wp-image-8513"/><figcaption class="wp-element-caption">Baromètre de conjoncture économique de Bretagne, Coceb</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Vers un ralentissement de l'activité ? </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Plus fragilisé sur la trésorerie que les autres secteurs, <strong>le secteur agricole privilégie le report ou l’annulation des investissements</strong> pour 64 % des répondants. Ils ne sont que 43 % à le faire dans les autres secteurs d’activité. En deuxième lieu, les agriculteurs adoptent une stratégie d’optimisation interne et de réduction des coûts, stratégie qui est aussi développée dans les autres secteurs. En revanche, les agriculteurs sont bien plus nombreux à ouvrir une ligne de crédit (34 % contre 9 % dans les autres secteurs). Au contraire, ils sont peu nombreux à pouvoir répercuter les hausses des coûts sur les prix de vente (6&nbsp;%) alors que c’est un levier d’action plus courant dans les autres secteurs (46 %). </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette baisse d’activité se retrouve dans les perspectives d’évolution des investissements et des effectifs. Plus de la moitié des répondants envisagent de diminuer leurs investissements. Aucune filière ne se détache positivement. <strong>Le repli de l’activité sera donc généralisé</strong> à l’ensemble de l’agriculture bretonne et pourrait entraîner des conséquences en termes d’emploi et d’activité pour les acteurs de l’amont et de l’aval. Par ailleurs, près d’un quart des répondants projettent une diminution des effectifs sur leur exploitation.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8506,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Coceb_figure_action_conflitMO_page-0001-1-1024x582.jpg" alt="" class="wp-image-8506"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Baromètre de conjoncture économique de Bretagne, Coceb</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"typography":{"textAlign":"center"},"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"backgroundColor":"cyan-bluish-gray","textColor":"black"} -->
<p class="has-text-align-center has-black-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color"><strong><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Barometre-du-moral-des-agriculteurs-1er-semestre-2026-vdef.pdf" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Barometre-du-moral-des-agriculteurs-1er-semestre-2026-vdef.pdf">Retrouvez ici le Baromètre de l'économie agricole - 1<sup>er</sup> semestre 2026</a></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/07/Header-NL-Cab-1200-x-800-px-v2_page-0001-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/07/Header-NL-Cab-1200-x-800-px-v2_page-0001-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Engrais, carburant… quel impact de la guerre sur les cultures en Bretagne ?]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/engrais-carburant-quel-impact-de-la-guerre-sur-les-cultures-en-bretagne/]]></link>
							<pubDate>jeu, 02 Juil 2026 10:12:59 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>8203</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 17:48:27</dc:modified>
							<dc:created unix="1782987179">2026-07-02 10:12:59</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/engrais-carburant-quel-impact-de-la-guerre-sur-les-cultures-en-bretagne/]]></guid><category>14</category><category>16</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[Le blocage du détroit d’Ormuz débuté le 28 février 2026 a entrainé l’explosion des prix des engrais et des carburants, intrants agricoles de premier plan. Alors que la situation économique en grandes cultures est déjà délicate, le risque d’effet ciseaux est grand. De quoi faire évoluer les choix culturaux ? Pour le moment, les échos]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le blocage du détroit d’Ormuz débuté le 28 février 2026 a entrainé l’explosion des prix des engrais et des carburants, intrants agricoles de premier plan. Alors que la situation économique en grandes cultures est déjà délicate, le risque d’effet ciseaux est grand. De quoi faire évoluer les choix culturaux ? Pour le moment, les échos du terrain en Bretagne ne préfigurent pas de changement d’ampleur.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Explosion du coût des principaux intrants agricoles</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La géopolitique mondiale met l’agriculture face à sa dépendance aux énergies fossiles importées. Ce sont 20&nbsp;% des flux mondiaux de gaz naturel et de pétrole, et 33&nbsp;% des flux d'engrais, qui transitent par le détroit d’Ormuz. Loin de la majorité donc, mais une proportion suffisante pour avoir un impact conséquent sur les marchés mondiaux. Le prix de l’urée a doublé (de 410 à 820&nbsp;€/tonne début mai 2026), celui du gazole non routier également (d’un peu plus de 1 €/litre à près de 1,9 €/litre). <strong>Des hausses qui pèsent lourd dans les charges des exploitations.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8235,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Evolution-Ipampa-1024x501.png" alt="" class="wp-image-8235"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Agreste, au 05/06/2026</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-actu/aides-carburant-agricole-trois-dispositifs-ouverts-en-2026">Le Ministère de l’agriculture multiplie les mesures de soutien</a> : report voire prise en charge du paiement de cotisations sociales, suspension du droit d’accise sur le GNR pour le mois d’avril puis remboursement de 0,15 €/l jusqu’à fin août, prêt flash carburant… La Commission Européenne présente quant à elle les premiers éléments d'un <a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_26_1099">Plan d'actions Engrais</a>. <strong>Des initiatives bienvenues mais qui ne peuvent suffire à protéger les exploitations.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les intrants s’envolent, les céréales plafonnent</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les coûts des engrais et de l’énergie avaient déjà grimpé en flèche au début de la guerre en Ukraine en 2022. Mais la situation aujourd’hui est sensiblement différente. L’Ukraine et la Russie étant des puissances agricoles, le conflit avait en effet engendré une tension sur l’offre mondiale en céréales, et donc une <strong>hausse immédiate des cours mondiaux qui avait en partie compensé celle des charges</strong> des agriculteurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans la situation actuelle, <strong>les prix mondiaux des matières premières agricoles sont stabilisés à un niveau bas</strong> du fait d’une récolte mondiale abondante en 2025. Depuis février, le blé n’a que très peu augmenté et reste autour de 210 €/tonne sur le marché à terme, pour un prix payé agriculteur d'environ 185€/t. <strong>Le ratio de prix des engrais azotés sur prix du blé culmine à 2,5 alors qu’il était de 1,5 en moyenne des cinq dernières années.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Entre récolte 2024 catastrophique et prix mondiaux plombés, <strong>la situation économique des exploitations en grandes cultures est déjà difficile</strong>. Beaucoup d’ateliers grandes cultures sont proches de l’équilibre, alors que cette activité génère habituellement une marge confortable. Dans ce contexte,<strong> la crainte d’effets ciseaux massifs est palpable.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Potentiels impacts sur les choix agronomiques</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette situation critique amène les exploitants à faire des arbitrages. A court terme, on peut penser que les derniers apports d’azote sur les céréales d’hiver pourraient être minimisés. Et si la situation s’éternise jusqu’à la prochaine campagne, on peut imaginer une attractivité accrue pour les <strong>cultures moins exigeantes en azote</strong> : avoine, triticale, légumineuses … Ou bien même, certaines terres pourraient être laissées en jachère, non cultivées.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une relative inertie sur le terrain</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans l’ensemble <strong>les agriculteurs disposent encore de stocks d’engrais achetés à des prix d’avant-crise</strong>, en quelque sorte «&nbsp;grâce&nbsp;» au Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), plus précisément à l’anticipation de son entrée en vigueur en janvier 2026 (voir graphe ci-dessous). <strong>Sur le terrain, on ne constate pas vraiment de réduction des derniers apports d’azote</strong>, lesquels sont importants pour le remplissage des grains de céréales et leur teneur en protéines. Pas d'impact donc sur la campagne de cultures d'hiver qui se termine. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8226,"width":"801px","height":"auto","aspectRatio":"1.6623239084256476","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/livraisons-engrais-azotes-1024x616.png" alt="" class="wp-image-8226" style="aspect-ratio:1.6623239084256476;width:801px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Unifa - Agreste, publication le 30/04/2026 </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour la campagne 2026-2027, certains ont complété leurs stocks d'engrais. <strong>A ce stade, les échos du terrain ne remontent pas d’intention d’orienter significativement l’assolement vers des cultures moins exigeantes en azote</strong>...</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les cultures à bas niveau d'intrants ne vont pas de soi</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Selon Jean-René Menier, président du groupe de travail Agronomie de la Chambre d’agriculture de Bretagne, il n’y a <strong>pas les débouchés suffisants pour les écouler</strong>, notamment dans le cas des légumineuses. A cela s’ajoute le fait que <strong>des cultures comme le sarrasin ou des protéagineux sont incertaines en termes de rendement et techniquement compliquées</strong>… ça ne s’improvise pas&nbsp;!</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Jean-René Menier estime que l’option dominante au moment du prochain emblavement sera de <strong>laisser en jachère les plus petites parcelles</strong>, pour lesquelles les charges de mécanisation sont telles qu'une mise en culture ne serait pas assez rentable.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Moins de maïs, plus d’oléagineux&nbsp;</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce printemps 2026 voit une <strong>baisse significative des surfaces semées en maïs</strong> <strong>grain</strong> : -16 % en Bretagne. On peut l'imputer à la fois aux prix bas de la récolte 2025, et à l'impact du conflit sur les coûts de culture, mais aussi de séchage des grains (le plus souvent au gaz). <strong>Cette baisse importante devrait entamer les stocks et obliger les fabricants d'aliments du bétail à s'adapter.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce maïs laisse en partie place à des surfaces de <strong>tournesol, culture moins demandeuse en azote </strong>et pour laquelle le climat breton est de plus en plus adapté. La demande est alimentée en particulier par <a href="https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/securiser-lapprovisionnement-bretheol-une-filiere-huile-en-projet-pour-les-chips-brets-dbbc7238-4224-11f0-b704-f7b46f41b8ae">Altho pour l’huile de ses chips Brets</a>. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8270,"width":"797px","height":"auto","aspectRatio":"1.9922523615777874","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Evolution-surfaces-GC-2-1024x514.png" alt="" class="wp-image-8270" style="aspect-ratio:1.9922523615777874;width:797px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Agreste, estimations au 16/06/2026</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par ailleurs, <strong>les prix mondiaux du colza sont soutenus</strong>, principalement du fait d’une demande tonique en <strong>huiles végétales destinées au biodiésel</strong>. Une conséquence directe du choc d’Ormuz sur l’économie fossile. Ainsi, <strong>semer du colza en août pourrait offrir des perspectives de marges plus favorables</strong> que des céréales d’hiver …</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8242,"width":"732px","height":"auto","aspectRatio":"1.7066811641443134","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Prix-et-ratio-colzable2-1024x600.png" alt="" class="wp-image-8242" style="aspect-ratio:1.7066811641443134;width:732px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>La Bretagne, plus autonome ...</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Rappelons que <strong>71 % de surfaces de grandes cultures en Bretagne appartiennent à des éleveurs</strong>, et que 30 % de la production de céréales est autoconsommée. Si une grande part de la production n’est pas vendue, le paramètre du prix payé aux producteurs ne compte pas tant dans les choix d’assolement. L’objectif étant de fournir les rations à leur cheptel, <strong>les éleveurs ne vont pas modifier radicalement leur assolement</strong>, mais peut-être faire quelques ajustements à la marge. Le maintien de prix bas en céréales aura donc probablement moins d’impact sur les choix d’assolement bretons que dans les régions avec moins d’élevage. Du reste, une région d'élevage comme la nôtre <strong>valorise ses effluents organiques et est donc moins fragilisée par les chocs sur les engrais azotés</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour conclure, alors que l’on peut penser qu’une flambée durable des intrants devrait modifier en profondeur les choix d'assolement, les spécificités de l'agriculture bretonne - élevage, autoconsommation, contraintes techniques et débouchés limités pour des cultures de diversification - limitent les mouvements de curseurs. <strong>D’ici la fin de l’année, les prix des céréales devraient remonter</strong>, du fait de la répercussion des surcoûts et d’une récolte mondiale revue à la baisse, conséquence probable du <a href="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/climat/meme-si-un-super-el-nino-ne-frappe-pas-directement-la-france-il-pourrait-provoquer-une-onde-de-choc-sur-lagriculture-mondiale-et-les-prix-alimentaires-241267.html">phénomène El Niño</a>...</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/engrais-150x150.webp"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/engrais-150x150.webp" height="150" width="150" type="image/webp"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Guerre au Moyen-Orient : les impacts sur la production laitière]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/guerre-au-moyen-orient-les-impacts-sur-la-production-laitiere/]]></link>
							<pubDate>jeu, 25 Juin 2026 10:04:43 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>8116</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-06-10 14:24:24</dc:modified>
							<dc:created unix="1782381883">2026-06-25 10:04:43</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/guerre-au-moyen-orient-les-impacts-sur-la-production-laitiere/]]></guid><category>5</category><category>4</category>
							<description><![CDATA[Le conflit dans le golfe persique a des conséquences multiples sur l&rsquo;économie mondiale, en particulier en raison du blocage du détroit d&rsquo;Ormuz qui entrave une partie du commerce internationale dans la région. La hausse sur les prix de l&rsquo;énergie qui en résulte rappelle la situation en 2021-2022. Pour les exploitations laitières bretonnes, les conséquences pourraient]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le conflit dans le golfe persique a des conséquences multiples sur l'économie mondiale, en particulier en raison du blocage du détroit d'Ormuz qui entrave une partie du commerce internationale dans la région. La hausse sur les prix de l'énergie qui en résulte rappelle la situation en 2021-2022. Pour les exploitations laitières bretonnes, les conséquences pourraient être plus importantes encore, en raison d'un retournement de conjoncture. Pour les industriels, en revanche, les effets sont plus faibles... pour le moment. </strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Trois mois après le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, commencée le 28 février 2026, aucune issue du conflit ne se dessine à court terme. Le blocage du détroit d'Ormuz qui en résulte a des impacts sur la production agricole et agroalimentaire bretonne. <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/">Les effets sur les débouchés de la production laitière devraient être limités.</a> Globalement, les pays impliqués directement ou indirectement dans le conflit ne représentent <strong>que 6 % des exportations laitières bretonnes</strong> en valeur, principalement de la poudre de lait écrémé et du beurre. Mais ce n'est pas sur cet aspect que le conflit au Moyen-Orient a le plus d'impact pour l'économie laitière bretonne.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des conséquences à court et moyen terme</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La première conséquence visible pour les exploitations laitières est <strong>la hausse du prix du GNR</strong>, qui est passé de 1,2 €/litre fin février à un maximum de 1,95 €/litre début avril. Le cessez-le-feu conclu le 8 avril a permis une détente de la situation. Mais le détroit d'Ormuz reste bloqué et le prix du GNR est toujours à un niveau élevé : 1,6 €/litre début juin, soit 33 % au dessus de son prix avant guerre. Le gouvernement a mis en place <a href="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-actu/aides-carburant-agricole-trois-dispositifs-ouverts-en-2026" type="link" id="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-actu/aides-carburant-agricole-trois-dispositifs-ouverts-en-2026">plusieurs mesures visant à limiter l'impact de cette hausse</a> pour les agriculteurs. Jusqu'à fin août, ils peuvent avoir un remboursement de <strong>leurs dépenses de GNR</strong>,<strong> à hauteur de 0,15 €/litre</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les pays du Moyen-Orient étant aussi des exportateurs importants d'engrais (en particulier d'urée), le conflit a des conséquences sur les prix de ceux-ci. Le poste de charges "engrais et amendements" de l'indice Ipampa - Lait de vache a augmenté de 13 % entre janvier et avril. Cependant, <strong>la plupart des agriculteurs disposaient déjà de stocks suffisants d'engrais</strong> pour les cultures d'été. Les impacts sur leurs coûts ne devraient se faire sentir qu'à partir de cet hiver.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Si le conflit s'enlise</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Si le conflit au Moyen-Orient perdure au delà de 2026, les impacts estimés pour les exploitations laitières seraient bien plus importants. Une étude de l'Idele estime ainsi que les coûts sur les systèmes spécialisés de lait de plaine seraient <strong>multipliés par trois par rapport à la situation actuelle</strong>, en premier lieu via la hausse du prix du carburant.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8118,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/impacts-cout-lait-guerre-moyen-orient-1024x551.png" alt="" class="wp-image-8118"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Idele</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Toujours pour des systèmes laitiers de plaine et selon les comptes des fermes du réseau Inosys, <strong>une hausse des coûts de production de 7 €/1 000 litres revient à une baisse du revenu courant de 2 660 €/UMO exploitant</strong>. Une hausse de 22 €/1 000 litres, envisageable si le conflit s'enlise, reviendrait à une baisse du revenu courant de 8 360 €/UMO exploitant.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Hausse des charges et baisse des prix</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>A titre de comparaison, l'inflation post-Covid et la guerre entre la Russie et l'Ukraine avaient entrainé <strong>une hausse cumulée des coûts de production de 37 €/1 000 litres sur deux ans.</strong> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Les deux situations diffèrent sur les impacts sur les coûts des aliments et des engrais</mark>. Par ailleurs, la guerre en Ukraine avait engendré des hausses importantes sur le prix des grandes cultures. Les systèmes lait et cultures de vente avaient donc été moins touchés par la situation. Ce n'est pas le cas avec le conflit actuel au Moyen-Orient. Par ailleurs, <strong>les éleveurs subissent en parallèle une baisse du prix du lait</strong>, ce qui n'était pas le cas en 2022. En mars, le recul annuel du prix du lait est d'environ 60 €/1 000 litres. Le repli devrait rester sur ces mêmes ordres de grandeur au moins jusqu'à la fin de l'été.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les éleveurs laitiers subissent donc en parallèle baisse des prix et hausse des charges. Certes, la bonne conjoncture depuis 2022 a permis à de nombreuses exploitations d'améliorer leur situation. Cependant, <strong>26 % d'entre elles ont une trésorerie négative en 2025 </strong>selon le réseau Inosys, et celles-ci pourraient se retrouver particulièrement fragilisées par ce ciseau des prix. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les laiteries impactées sur la collecte</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le poste carburant représente 20 % du coût total de la collecte. <strong>Parmi les industries agroalimentaires, la hausse du prix de l'essence touche <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">donc </mark>les laiteries.</strong> Par ailleurs, elles sont aussi d'importantes consommatrices de gaz, qui connait de même une forte hausse du prix. En effet, le gaz représente 35 % du coût de la fabrication de la poudre de lait écrémé. Les industries agroalimentaires ne ressentent pas encore les impacts de la guerre sur ce poste. Depuis l'inflation de 2022 qu'elles ont subi de plein fouet, elles ont sécurisé leurs contrats d'approvisionnement en gaz sur plusieurs années. Enfin, la hausse du coût des emballages (de +5 % à +15 %), autre conséquence de la guerre par le biais de la hausse du prix du pétrole, impacte aussi les laiteries.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Au total, <a href="https://www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/lactalis/lactalis-va-devoir-repercuter-limpact-du-conflit-au-moyen-orient-sur-ses-prix-mais-veut-le-minimiser-e074dc86-3a33-11f1-a950-0332529e658c" type="link" id="https://www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/lactalis/lactalis-va-devoir-repercuter-limpact-du-conflit-au-moyen-orient-sur-ses-prix-mais-veut-le-minimiser-e074dc86-3a33-11f1-a950-0332529e658c">Lactalis estime ainsi à plusieurs dizaines de millions d'euros </a><a href="https://www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/lactalis/lactalis-va-devoir-repercuter-limpact-du-conflit-au-moyen-orient-sur-ses-prix-mais-veut-le-minimiser-e074dc86-3a33-11f1-a950-0332529e658c" type="link" id="https://www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/lactalis/lactalis-va-devoir-repercuter-limpact-du-conflit-au-moyen-orient-sur-ses-prix-mais-veut-le-minimiser-e074dc86-3a33-11f1-a950-0332529e658c">le surcoût lié au conflit</a>. L'Ania demande donc aux enseignes de la distribution de rester ouvertes à des "demandes de négociations individuelles". <strong>Une hausse du prix des produits laitiers frais est attendue dès cet été dans les magasins, à hauteur de 4 à 5 %</strong>. Avant, probablement, des conséquences plus importantes à plus long terme.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Blocage-Ormuz-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Blocage-Ormuz-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item></channel></rss><!-- end of xml string -->