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		<title>AgriEco</title>
        <description>Blog d&#039;actus sur l&#039;économie et l&#039;emploi agricole en Bretagne</description>
        <link>https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr</link>
		<lastBuildDate>Fri, 10 Jul 2026 15:54:35 +0000</lastBuildDate>
					<item>
							<title><![CDATA[Bloc &#8211; Chiffre du mois]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/bloc-chiffre-du-mois/]]></link>
							<pubDate>ven, 10 Juil 2026 15:24:07 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Hugo Delcros Bichon</dc:creator>
							<dc:identifier>8545</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 15:24:10</dc:modified>
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							<description><![CDATA[]]></description><content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded><enclosure url=""/><media:content url="" height="" width="" type=""/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Baromètre de l&rsquo;économie agricole &#8211; 1er semestre 2026]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/barometre-de-conjoncture/barometre-de-leconomie-agricole-1er-semestre-2026/]]></link>
							<pubDate>ven, 10 Juil 2026 10:40:25 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>8300</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 15:06:03</dc:modified>
							<dc:created unix="1783680025">2026-07-10 10:40:25</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/barometre-de-conjoncture/barometre-de-leconomie-agricole-1er-semestre-2026/]]></guid><category>463</category><category>180</category>
							<description><![CDATA[Plus de 3 700 chefs d&rsquo;entreprise bretons, dont 504 agriculteurs, ont participé à cette enquête de conjoncture réalisée du 2 au 11 juin 2026. Cette forte mobilisation permet de disposer d&rsquo;un échantillon représentatif des principaux territoires et filières agricoles bretons, offrant ainsi une lecture robuste de la conjoncture économique et du moral des exploitants. Un]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Plus de 3 700 chefs d'entreprise bretons, dont 504 agriculteurs, ont participé à cette enquête de conjoncture réalisée du 2 au 11 juin 2026. Cette forte mobilisation permet de disposer d'un échantillon représentatif des principaux territoires et filières agricoles bretons, offrant ainsi une lecture robuste de la conjoncture économique et du moral des exploitants.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un secteur agricole plus exposé</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L'enquête interroge les dirigeants bretons sur les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur leur activité. Les résultats mettent en évidence une sensibilité accrue du secteur agricole : 76 % des répondants du secteur agricole déclarent être <strong>fortement ou très fortement affectés</strong>, contre 56 % dans les autres secteurs d'activité.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi le secteur connait une<strong> dégradation plus marquée des indicateurs économiques</strong>. Au premier semestre 2026, deux exploitations sur trois font état d'un recul de leur chiffre d'affaires, contre une entreprise sur deux dans les autres secteurs. La rentabilité est également fortement dégradée. En effet, plus de 70 % des exploitants signalent une baisse de leur rentabilité, un niveau inédit depuis le lancement de ce baromètre.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8308,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Evolution-CA-1.jpg" alt="" class="wp-image-8308"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des exploitations fragilisées</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les tensions portent avant tout sur les charges d'exploitation. La <strong>hausse des coûts de l'énergie</strong> constitue le principal facteur de fragilisation, cité par plus de 90 % des répondants en agriculture. Elle est suivie par l'augmentation des prix des intrants et des fournisseurs, mentionnée par plus de 86 % des exploitants.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans ce contexte, <strong>les tensions de trésorerie apparaissent plus prononcées</strong> que dans les autres secteurs économiques. Plus de 60 % des agriculteurs déclarent une dégradation de leur trésorerie, contre 40 % pour l'ensemble des autres entreprises bretonnes. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8513,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Coceb_figure_impact_conflitMO_page-0001-1024x468.jpg" alt="" class="wp-image-8513"/><figcaption class="wp-element-caption">Baromètre de conjoncture économique de Bretagne, Coceb</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Vers un ralentissement de l'activité ? </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Plus fragilisé sur la trésorerie que les autres secteurs, <strong>le secteur agricole privilégie le report ou l’annulation des investissements</strong> pour 64 % des répondants. Ils ne sont que 43 % à le faire dans les autres secteurs d’activité. En deuxième lieu, les agriculteurs adoptent une stratégie d’optimisation interne et de réduction des coûts, stratégie qui est aussi développée dans les autres secteurs. En revanche, les agriculteurs sont bien plus nombreux à ouvrir une ligne de crédit (34 % contre 9 % dans les autres secteurs). Au contraire, ils sont peu nombreux à pouvoir répercuter les hausses des coûts sur les prix de vente (6&nbsp;%) alors que c’est un levier d’action plus courant dans les autres secteurs (46 %). </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette baisse d’activité se retrouve dans les perspectives d’évolution des investissements et des effectifs. Plus de la moitié des répondants envisagent de diminuer leurs investissements. Aucune filière ne se détache positivement. <strong>Le repli de l’activité sera donc généralisé</strong> à l’ensemble de l’agriculture bretonne et pourrait entraîner des conséquences en termes d’emploi et d’activité pour les acteurs de l’amont et de l’aval. Par ailleurs, près d’un quart des répondants projettent une diminution des effectifs sur leur exploitation.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8506,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Coceb_figure_action_conflitMO_page-0001-1-1024x582.jpg" alt="" class="wp-image-8506"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Baromètre de conjoncture économique de Bretagne, Coceb</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"typography":{"textAlign":"center"},"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"backgroundColor":"cyan-bluish-gray","textColor":"black"} -->
<p class="has-text-align-center has-black-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color"><strong><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Barometre-du-moral-des-agriculteurs-1er-semestre-2026-vdef.pdf" data-type="link" data-id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Barometre-du-moral-des-agriculteurs-1er-semestre-2026-vdef.pdf">Retrouvez ici le Baromètre de l'économie agricole - 1<sup>er</sup> semestre 2026</a></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/07/Header-NL-Cab-1200-x-800-px-v2_page-0001-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2025/07/Header-NL-Cab-1200-x-800-px-v2_page-0001-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Engrais, carburant… quel impact de la guerre sur les cultures en Bretagne ?]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/engrais-carburant-quel-impact-de-la-guerre-sur-les-cultures-en-bretagne/]]></link>
							<pubDate>jeu, 02 Juil 2026 10:12:59 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>8203</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 17:48:27</dc:modified>
							<dc:created unix="1782987179">2026-07-02 10:12:59</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-vegetales/engrais-carburant-quel-impact-de-la-guerre-sur-les-cultures-en-bretagne/]]></guid><category>14</category><category>16</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[Le blocage du détroit d’Ormuz débuté le 28 février 2026 a entrainé l’explosion des prix des engrais et des carburants, intrants agricoles de premier plan. Alors que la situation économique en grandes cultures est déjà délicate, le risque d’effet ciseaux est grand. De quoi faire évoluer les choix culturaux ? Pour le moment, les échos]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le blocage du détroit d’Ormuz débuté le 28 février 2026 a entrainé l’explosion des prix des engrais et des carburants, intrants agricoles de premier plan. Alors que la situation économique en grandes cultures est déjà délicate, le risque d’effet ciseaux est grand. De quoi faire évoluer les choix culturaux ? Pour le moment, les échos du terrain en Bretagne ne préfigurent pas de changement d’ampleur.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Explosion du coût des principaux intrants agricoles</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La géopolitique mondiale met l’agriculture face à sa dépendance aux énergies fossiles importées. Ce sont 20&nbsp;% des flux mondiaux de gaz naturel et de pétrole, et 33&nbsp;% des flux d'engrais, qui transitent par le détroit d’Ormuz. Loin de la majorité donc, mais une proportion suffisante pour avoir un impact conséquent sur les marchés mondiaux. Le prix de l’urée a doublé (de 410 à 820&nbsp;€/tonne début mai 2026), celui du gazole non routier également (d’un peu plus de 1 €/litre à près de 1,9 €/litre). <strong>Des hausses qui pèsent lourd dans les charges des exploitations.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8235,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Evolution-Ipampa-1024x501.png" alt="" class="wp-image-8235"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Agreste, au 05/06/2026</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-actu/aides-carburant-agricole-trois-dispositifs-ouverts-en-2026">Le Ministère de l’agriculture multiplie les mesures de soutien</a> : report voire prise en charge du paiement de cotisations sociales, suspension du droit d’accise sur le GNR pour le mois d’avril puis remboursement de 0,15 €/l jusqu’à fin août, prêt flash carburant… La Commission Européenne présente quant à elle les premiers éléments d'un <a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_26_1099">Plan d'actions Engrais</a>. <strong>Des initiatives bienvenues mais qui ne peuvent suffire à protéger les exploitations.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les intrants s’envolent, les céréales plafonnent</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les coûts des engrais et de l’énergie avaient déjà grimpé en flèche au début de la guerre en Ukraine en 2022. Mais la situation aujourd’hui est sensiblement différente. L’Ukraine et la Russie étant des puissances agricoles, le conflit avait en effet engendré une tension sur l’offre mondiale en céréales, et donc une <strong>hausse immédiate des cours mondiaux qui avait en partie compensé celle des charges</strong> des agriculteurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans la situation actuelle, <strong>les prix mondiaux des matières premières agricoles sont stabilisés à un niveau bas</strong> du fait d’une récolte mondiale abondante en 2025. Depuis février, le blé n’a que très peu augmenté et reste autour de 210 €/tonne sur le marché à terme, pour un prix payé agriculteur d'environ 185€/t. <strong>Le ratio de prix des engrais azotés sur prix du blé culmine à 2,5 alors qu’il était de 1,5 en moyenne des cinq dernières années.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Entre récolte 2024 catastrophique et prix mondiaux plombés, <strong>la situation économique des exploitations en grandes cultures est déjà difficile</strong>. Beaucoup d’ateliers grandes cultures sont proches de l’équilibre, alors que cette activité génère habituellement une marge confortable. Dans ce contexte,<strong> la crainte d’effets ciseaux massifs est palpable.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Potentiels impacts sur les choix agronomiques</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette situation critique amène les exploitants à faire des arbitrages. A court terme, on peut penser que les derniers apports d’azote sur les céréales d’hiver pourraient être minimisés. Et si la situation s’éternise jusqu’à la prochaine campagne, on peut imaginer une attractivité accrue pour les <strong>cultures moins exigeantes en azote</strong> : avoine, triticale, légumineuses … Ou bien même, certaines terres pourraient être laissées en jachère, non cultivées.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une relative inertie sur le terrain</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans l’ensemble <strong>les agriculteurs disposent encore de stocks d’engrais achetés à des prix d’avant-crise</strong>, en quelque sorte «&nbsp;grâce&nbsp;» au Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), plus précisément à l’anticipation de son entrée en vigueur en janvier 2026 (voir graphe ci-dessous). <strong>Sur le terrain, on ne constate pas vraiment de réduction des derniers apports d’azote</strong>, lesquels sont importants pour le remplissage des grains de céréales et leur teneur en protéines. Pas d'impact donc sur la campagne de cultures d'hiver qui se termine. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8226,"width":"801px","height":"auto","aspectRatio":"1.6623239084256476","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/livraisons-engrais-azotes-1024x616.png" alt="" class="wp-image-8226" style="aspect-ratio:1.6623239084256476;width:801px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Unifa - Agreste, publication le 30/04/2026 </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour la campagne 2026-2027, certains ont complété leurs stocks d'engrais. <strong>A ce stade, les échos du terrain ne remontent pas d’intention d’orienter significativement l’assolement vers des cultures moins exigeantes en azote</strong>...</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les cultures à bas niveau d'intrants ne vont pas de soi</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Selon Jean-René Menier, président du groupe de travail Agronomie de la Chambre d’agriculture de Bretagne, il n’y a <strong>pas les débouchés suffisants pour les écouler</strong>, notamment dans le cas des légumineuses. A cela s’ajoute le fait que <strong>des cultures comme le sarrasin ou des protéagineux sont incertaines en termes de rendement et techniquement compliquées</strong>… ça ne s’improvise pas&nbsp;!</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Jean-René Menier estime que l’option dominante au moment du prochain emblavement sera de <strong>laisser en jachère les plus petites parcelles</strong>, pour lesquelles les charges de mécanisation sont telles qu'une mise en culture ne serait pas assez rentable.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Moins de maïs, plus d’oléagineux&nbsp;</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce printemps 2026 voit une <strong>baisse significative des surfaces semées en maïs</strong> <strong>grain</strong> : -16 % en Bretagne. On peut l'imputer à la fois aux prix bas de la récolte 2025, et à l'impact du conflit sur les coûts de culture, mais aussi de séchage des grains (le plus souvent au gaz). <strong>Cette baisse importante devrait entamer les stocks et obliger les fabricants d'aliments du bétail à s'adapter.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce maïs laisse en partie place à des surfaces de <strong>tournesol, culture moins demandeuse en azote </strong>et pour laquelle le climat breton est de plus en plus adapté. La demande est alimentée en particulier par <a href="https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/securiser-lapprovisionnement-bretheol-une-filiere-huile-en-projet-pour-les-chips-brets-dbbc7238-4224-11f0-b704-f7b46f41b8ae">Altho pour l’huile de ses chips Brets</a>. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8270,"width":"797px","height":"auto","aspectRatio":"1.9922523615777874","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Evolution-surfaces-GC-2-1024x514.png" alt="" class="wp-image-8270" style="aspect-ratio:1.9922523615777874;width:797px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Agreste, estimations au 16/06/2026</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par ailleurs, <strong>les prix mondiaux du colza sont soutenus</strong>, principalement du fait d’une demande tonique en <strong>huiles végétales destinées au biodiésel</strong>. Une conséquence directe du choc d’Ormuz sur l’économie fossile. Ainsi, <strong>semer du colza en août pourrait offrir des perspectives de marges plus favorables</strong> que des céréales d’hiver …</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8242,"width":"732px","height":"auto","aspectRatio":"1.7066811641443134","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Prix-et-ratio-colzable2-1024x600.png" alt="" class="wp-image-8242" style="aspect-ratio:1.7066811641443134;width:732px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>La Bretagne, plus autonome ...</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Rappelons que <strong>71 % de surfaces de grandes cultures en Bretagne appartiennent à des éleveurs</strong>, et que 30 % de la production de céréales est autoconsommée. Si une grande part de la production n’est pas vendue, le paramètre du prix payé aux producteurs ne compte pas tant dans les choix d’assolement. L’objectif étant de fournir les rations à leur cheptel, <strong>les éleveurs ne vont pas modifier radicalement leur assolement</strong>, mais peut-être faire quelques ajustements à la marge. Le maintien de prix bas en céréales aura donc probablement moins d’impact sur les choix d’assolement bretons que dans les régions avec moins d’élevage. Du reste, une région d'élevage comme la nôtre <strong>valorise ses effluents organiques et est donc moins fragilisée par les chocs sur les engrais azotés</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Pour conclure, alors que l’on peut penser qu’une flambée durable des intrants devrait modifier en profondeur les choix d'assolement, les spécificités de l'agriculture bretonne - élevage, autoconsommation, contraintes techniques et débouchés limités pour des cultures de diversification - limitent les mouvements de curseurs. <strong>D’ici la fin de l’année, les prix des céréales devraient remonter</strong>, du fait de la répercussion des surcoûts et d’une récolte mondiale revue à la baisse, conséquence probable du <a href="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/climat/meme-si-un-super-el-nino-ne-frappe-pas-directement-la-france-il-pourrait-provoquer-une-onde-de-choc-sur-lagriculture-mondiale-et-les-prix-alimentaires-241267.html">phénomène El Niño</a>...</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/engrais-150x150.webp"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/engrais-150x150.webp" height="150" width="150" type="image/webp"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Guerre au Moyen-Orient : les impacts sur la production laitière]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/guerre-au-moyen-orient-les-impacts-sur-la-production-laitiere/]]></link>
							<pubDate>jeu, 25 Juin 2026 10:04:43 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>8116</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-06-10 14:24:24</dc:modified>
							<dc:created unix="1782381883">2026-06-25 10:04:43</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/lait/guerre-au-moyen-orient-les-impacts-sur-la-production-laitiere/]]></guid><category>5</category><category>4</category>
							<description><![CDATA[Le conflit dans le golfe persique a des conséquences multiples sur l&rsquo;économie mondiale, en particulier en raison du blocage du détroit d&rsquo;Ormuz qui entrave une partie du commerce internationale dans la région. La hausse sur les prix de l&rsquo;énergie qui en résulte rappelle la situation en 2021-2022. Pour les exploitations laitières bretonnes, les conséquences pourraient]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le conflit dans le golfe persique a des conséquences multiples sur l'économie mondiale, en particulier en raison du blocage du détroit d'Ormuz qui entrave une partie du commerce internationale dans la région. La hausse sur les prix de l'énergie qui en résulte rappelle la situation en 2021-2022. Pour les exploitations laitières bretonnes, les conséquences pourraient être plus importantes encore, en raison d'un retournement de conjoncture. Pour les industriels, en revanche, les effets sont plus faibles... pour le moment. </strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Trois mois après le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, commencée le 28 février 2026, aucune issue du conflit ne se dessine à court terme. Le blocage du détroit d'Ormuz qui en résulte a des impacts sur la production agricole et agroalimentaire bretonne. <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/">Les effets sur les débouchés de la production laitière devraient être limités.</a> Globalement, les pays impliqués directement ou indirectement dans le conflit ne représentent <strong>que 6 % des exportations laitières bretonnes</strong> en valeur, principalement de la poudre de lait écrémé et du beurre. Mais ce n'est pas sur cet aspect que le conflit au Moyen-Orient a le plus d'impact pour l'économie laitière bretonne.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des conséquences à court et moyen terme</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La première conséquence visible pour les exploitations laitières est <strong>la hausse du prix du GNR</strong>, qui est passé de 1,2 €/litre fin février à un maximum de 1,95 €/litre début avril. Le cessez-le-feu conclu le 8 avril a permis une détente de la situation. Mais le détroit d'Ormuz reste bloqué et le prix du GNR est toujours à un niveau élevé : 1,6 €/litre début juin, soit 33 % au dessus de son prix avant guerre. Le gouvernement a mis en place <a href="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-actu/aides-carburant-agricole-trois-dispositifs-ouverts-en-2026" type="link" id="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-actu/aides-carburant-agricole-trois-dispositifs-ouverts-en-2026">plusieurs mesures visant à limiter l'impact de cette hausse</a> pour les agriculteurs. Jusqu'à fin août, ils peuvent avoir un remboursement de <strong>leurs dépenses de GNR</strong>,<strong> à hauteur de 0,15 €/litre</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les pays du Moyen-Orient étant aussi des exportateurs importants d'engrais (en particulier d'urée), le conflit a des conséquences sur les prix de ceux-ci. Le poste de charges "engrais et amendements" de l'indice Ipampa - Lait de vache a augmenté de 13 % entre janvier et avril. Cependant, <strong>la plupart des agriculteurs disposaient déjà de stocks suffisants d'engrais</strong> pour les cultures d'été. Les impacts sur leurs coûts ne devraient se faire sentir qu'à partir de cet hiver.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Si le conflit s'enlise</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Si le conflit au Moyen-Orient perdure au delà de 2026, les impacts estimés pour les exploitations laitières seraient bien plus importants. Une étude de l'Idele estime ainsi que les coûts sur les systèmes spécialisés de lait de plaine seraient <strong>multipliés par trois par rapport à la situation actuelle</strong>, en premier lieu via la hausse du prix du carburant.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8118,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/impacts-cout-lait-guerre-moyen-orient-1024x551.png" alt="" class="wp-image-8118"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Idele</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Toujours pour des systèmes laitiers de plaine et selon les comptes des fermes du réseau Inosys, <strong>une hausse des coûts de production de 7 €/1 000 litres revient à une baisse du revenu courant de 2 660 €/UMO exploitant</strong>. Une hausse de 22 €/1 000 litres, envisageable si le conflit s'enlise, reviendrait à une baisse du revenu courant de 8 360 €/UMO exploitant.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Hausse des charges et baisse des prix</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>A titre de comparaison, l'inflation post-Covid et la guerre entre la Russie et l'Ukraine avaient entrainé <strong>une hausse cumulée des coûts de production de 37 €/1 000 litres sur deux ans.</strong> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Les deux situations diffèrent sur les impacts sur les coûts des aliments et des engrais</mark>. Par ailleurs, la guerre en Ukraine avait engendré des hausses importantes sur le prix des grandes cultures. Les systèmes lait et cultures de vente avaient donc été moins touchés par la situation. Ce n'est pas le cas avec le conflit actuel au Moyen-Orient. Par ailleurs, <strong>les éleveurs subissent en parallèle une baisse du prix du lait</strong>, ce qui n'était pas le cas en 2022. En mars, le recul annuel du prix du lait est d'environ 60 €/1 000 litres. Le repli devrait rester sur ces mêmes ordres de grandeur au moins jusqu'à la fin de l'été.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les éleveurs laitiers subissent donc en parallèle baisse des prix et hausse des charges. Certes, la bonne conjoncture depuis 2022 a permis à de nombreuses exploitations d'améliorer leur situation. Cependant, <strong>26 % d'entre elles ont une trésorerie négative en 2025 </strong>selon le réseau Inosys, et celles-ci pourraient se retrouver particulièrement fragilisées par ce ciseau des prix. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les laiteries impactées sur la collecte</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le poste carburant représente 20 % du coût total de la collecte. <strong>Parmi les industries agroalimentaires, la hausse du prix de l'essence touche <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">donc </mark>les laiteries.</strong> Par ailleurs, elles sont aussi d'importantes consommatrices de gaz, qui connait de même une forte hausse du prix. En effet, le gaz représente 35 % du coût de la fabrication de la poudre de lait écrémé. Les industries agroalimentaires ne ressentent pas encore les impacts de la guerre sur ce poste. Depuis l'inflation de 2022 qu'elles ont subi de plein fouet, elles ont sécurisé leurs contrats d'approvisionnement en gaz sur plusieurs années. Enfin, la hausse du coût des emballages (de +5 % à +15 %), autre conséquence de la guerre par le biais de la hausse du prix du pétrole, impacte aussi les laiteries.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Au total, <a href="https://www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/lactalis/lactalis-va-devoir-repercuter-limpact-du-conflit-au-moyen-orient-sur-ses-prix-mais-veut-le-minimiser-e074dc86-3a33-11f1-a950-0332529e658c" type="link" id="https://www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/lactalis/lactalis-va-devoir-repercuter-limpact-du-conflit-au-moyen-orient-sur-ses-prix-mais-veut-le-minimiser-e074dc86-3a33-11f1-a950-0332529e658c">Lactalis estime ainsi à plusieurs dizaines de millions d'euros </a><a href="https://www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/lactalis/lactalis-va-devoir-repercuter-limpact-du-conflit-au-moyen-orient-sur-ses-prix-mais-veut-le-minimiser-e074dc86-3a33-11f1-a950-0332529e658c" type="link" id="https://www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/lactalis/lactalis-va-devoir-repercuter-limpact-du-conflit-au-moyen-orient-sur-ses-prix-mais-veut-le-minimiser-e074dc86-3a33-11f1-a950-0332529e658c">le surcoût lié au conflit</a>. L'Ania demande donc aux enseignes de la distribution de rester ouvertes à des "demandes de négociations individuelles". <strong>Une hausse du prix des produits laitiers frais est attendue dès cet été dans les magasins, à hauteur de 4 à 5 %</strong>. Avant, probablement, des conséquences plus importantes à plus long terme.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Blocage-Ormuz-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Blocage-Ormuz-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Le bœuf, victime collatérale du conflit au Moyen-Orient]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/le-boeuf-victime-collaterale-du-conflit-au-moyen-orient/]]></link>
							<pubDate>jeu, 18 Juin 2026 10:39:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Arnaud Haye</dc:creator>
							<dc:identifier>8097</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-06-10 14:19:25</dc:modified>
							<dc:created unix="1781779140">2026-06-18 10:39:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/le-boeuf-victime-collaterale-du-conflit-au-moyen-orient/]]></guid><category>4</category><category>6</category>
							<description><![CDATA[Pour la première fois depuis 2022, l&rsquo;ensemble des cotations des bovins connaissent une correction à la baisse. La stabilisation des abattages mais surtout un fléchissement de la consommation expliquent ce retournement. Le marché de la viande bovine subit vraisemblablement les premiers effets du conflit au Moyen-Orient, qui entame le pouvoir d&rsquo;achat des Français. La poursuite]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Pour la première fois depuis 2022, l'ensemble des cotations des bovins connaissent une correction à la baisse. La stabilisation des abattages mais surtout un fléchissement de la consommation expliquent ce retournement. Le marché de la viande bovine subit vraisemblablement les premiers effets du conflit au Moyen-Orient, qui entame le pouvoir d'achat des Français. La poursuite de la décapitalisation devrait cependant limiter la chute des prix.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Après près de quatre années de cotations en hausse, assiste-t-on à un retournement de la conjoncture en viande bovine ? Depuis le mois de mars, <strong>les prix de la plupart de bovins connaissent une inflexion</strong>, générant de l'inquiétude chez les éleveurs.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:embed {"url":"https://twitter.com/FranceAgricole/status/2056750371281027200","type":"rich","providerNameSlug":"x","responsive":true} -->
<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-x wp-block-embed-x"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://twitter.com/FranceAgricole/status/2056750371281027200
</div></figure>
<!-- /wp:embed -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi, la cotation de la vache R+, typique de la vache allaitante moyenne bretonne, a perdu 0,55 €/kg de carcasse entre la fin mars et fin mai, passant de 7,64 €/kg à 7,09 €/kg (-7 %).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8100,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Cotation_R.jpg" alt="" class="wp-image-8100"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les prix restent encore bien supérieurs à la moyenne quinquennale mais la question se pose de savoir si la conjoncture risque de se dégrader pour les éleveurs. D'autant que la baisse concerne tous les type de bovins, mâles inclus.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La demande impactée par le conflit au Moyen-Orient ?</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Une première explication réside dans le ralentissement de la baisse des abattages. En 2025, ils ne reculent que de 1,9 % en France. Sur les trois premiers mois de 2026, ils sont même en légère hausse de 0,4 % grâce à un alourdissement des carcasses. La bonne conjoncture et des prix de l'aliment contenus encouragent en effet les éleveurs à adopter cette stratégie, dans un contexte où les effectifs de vaches continuent de diminuer.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Côté demande, l'approche par la méthode des bilans montrent que la consommation française de viande bovine s'accroît de 1,7 % sur les deux premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. Ces chiffres ne sont pas assez récents pour expliquer le retournement du marché. Le panel Kantar, publié par FranceAgrimer, indique que les ménages français ont réduit leurs achats de viande bovine de 15 % en mars 2026 par rapport à mars 2025. Cette donnée n'est cependant pas exhaustive, car elle s'appuie sur un échantillon et ne mesure pas la consommation hors domicile. Il faudra donc attendre de consolider ce chiffre par ceux des bilans.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Cette chute permet cependant de poser la question des conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le comportement des consommateurs en France et ailleurs en Europe.</strong> D'après les analystes, les consommateurs allemands, très sensibles au signal prix, ont freiné leurs dépenses depuis le déclenchement du conflit. Résultat : la cotation du jeune bovin U a perdu plus d'1 €/kg depuis fin mars. La correction est d'ailleurs générale en Europe.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8102,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Cotations_europeennes.jpg" alt="" class="wp-image-8102"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une inflation plus forte en viande bovine</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Lors de la précédente poussée inflationniste, suite à la guerre en Ukraine, la consommation française de viande bovine avait globalement bien résisté. Est-ce que cela sera de nouveau le cas cette fois-ci ? <strong>La viande bovine part avec le désavantage d'être plus chère que ses concurrentes</strong>. Ainsi, d'après Kantar, le prix moyen du bœuf en magasin s'établit à 20,44 €/kg en moyenne sur les trois premiers mois de 2026 contre 8,21 €/kg pour le porc et 9,89 €/kg pour la volaille. De plus, l'inflation a été plus forte pour cette viande que pour les autres au cours des six dernières années : +21 % entre 2020 et 2025 contre +16 % pour la viande porcine par exemple.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"style":{"typography":{"textAlign":"center"}}} -->
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Une hausse plus forte du prix de la viande bovine</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:image {"id":8104,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Insee_prix-1.jpg" alt="" class="wp-image-8104"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le conflit au Moyen-Orient a déjà des conséquences sur les charges des élevages bovins : l'indice Ipampa viande bovine, qui mesure les prix d'achats des moyen de production agricoles, grimpe déjà de 6 % en mars par rapport à 2026. Mais au-delà de cet aspect, <strong>le principal risque pour le secteur réside dans l'évolution de la consommation.</strong> La poursuite de la décapitalisation et les crises sanitaires agiront en force de rappel, permettant vraisemblablement d'éviter des chutes trop fortes de prix.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Troupeau-de-vaches-blondes-dAquitaine-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Troupeau-de-vaches-blondes-dAquitaine-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[« Cartel du bio », un bouleversement de la distribution spécialisée ?  ]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/cartel-du-bio-un-bouleversement-de-la-distribution-specialisee/]]></link>
							<pubDate>jeu, 11 Juin 2026 10:05:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>8084</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 17:54:35</dc:modified>
							<dc:created unix="1781172300">2026-06-11 10:05:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/cartel-du-bio-un-bouleversement-de-la-distribution-specialisee/]]></guid><category>17</category><category>18</category><category>558</category><category>20</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[L’Autorité de la Concurrence (ADLC) a sanctionné une entente de plusieurs années entre distributeurs spécialisés de produits bio. Une pratique anticoncurrentielle visant à maintenir des prix plus élevés dans la distribution spécialisée qu’en grandes surfaces généralistes. Cet évènement va-t-il bouleverser le marché de la distribution bio ?&nbsp;&nbsp; On appelle cartel un regroupement d’entreprises qui s’accordent de]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’Autorité de la Concurrence (ADLC) a sanctionné une entente de plusieurs années entre distributeurs spécialisés de produits bio. Une pratique anticoncurrentielle visant à maintenir des prix plus élevés dans la distribution spécialisée qu’en grandes surfaces généralistes. Cet évènement va-t-il bouleverser le marché de la distribution bio ?&nbsp;</strong>&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>On appelle cartel un regroupement d’entreprises qui <strong>s’accordent de manière illicite pour maîtriser la concurrence sur un marché</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Un précédent a déjà fait du bruit dans le monde de l’agroalimentaire : le « cartel du yaourt ». En 2015, onze industriels des produits laitiers étaient sanctionnés (192 M€ au total) pour avoir défini en commun les prix proposés dans leurs réponses aux appels d’offre des enseignes de la GMS pour leurs marques distributeur. Cela afin de se partager le marché de manière concertée et <strong>relever les prix par rapport à une situation concurrentielle</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Segmenter les circuits de distribution ... </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>C’est une amende de 12,67 millions d’euros au total que l’Autorité a infligée au « cartel de la bio » pour une entente qualifiée d’« unique, complexe et continue » sept années durant. Sont concernés : le <strong>Synadis Bio (syndicat des distributeurs spécialisés comme Biocoop et Naturalia)</strong>, les Comptoirs de la Bio (propriété d’Agromousquetaires) et Greenweez (e-commerce bio détenu par Carrefour).&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Tout commence en 2016 lorsque la grande distribution généraliste devient le premier circuit de distribution du marché bio et en même temps commence à développer des filiales spécialisées bio.&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8085,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/evolution-ventes-produits-biologiques.png" alt="" class="wp-image-8085"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : ANDI / Agence Bio</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les enseignes spécialisées regroupées dans le Synadis se sont alors entendues pour faire en sorte que les marques distribuées dans leurs magasins ne soient pas présentes en magasins généralistes. En 2018 le règlement intérieur du Synadis Bio impose à ses adhérents un <strong>« principe de segmentation des marques par circuit de distribution »</strong> : au moins 95 % des produits doivent être exclusivement distribués en magasins bio et absents des grandes surfaces généralistes.&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">... pour éviter la comparaison des prix</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’intérêt : <strong>le consommateur ne peut pas comparer les prix entre les deux circuits de distribution, comme on n’y trouve pas exactement les mêmes produits</strong>. Des compte-rendus de conseil d’administration du Synadis Bio témoignent explicitement de préoccupations relatives à la « comparabilité des prix entre circuits »…&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Selon l’ADLC, cette segmentation représente une entrave à la concurrence, au détriment des consommateurs. A produits équivalents,<strong> les prix dans les magasins spécialisés sont environ 30 % plus élevés que dans les rayons bio des grandes surfaces</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des contraintes pour les fournisseurs</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les enseignes adhérentes du Synadis Bio ont défendu à leurs fournisseurs de vendre à la distribution généraliste. L’ADLC relève que certains ont donc créé <strong>deux marques pour le même produit</strong>, l’une pour les magasins bio, l’autre pour les GMS.&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le Synadis Bio, qui a écopé de l’amende la plus lourde (10 millions d’€), va faire appel. Le syndicat avance la « défense d’un modèle économique spécifique » et rappelle que des fournisseurs sont souvent de fait à l’origine de la segmentation, n’ayant pas assez de volumes pour fournir des supermarchés.&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des conséquences limitées en rayons</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’Autorité de la Concurrence a exigé la <strong>suppression de l’obligation de segmentation des marques</strong> dans le règlement du Synadis. Est-ce donc la fin du cloisonnement strict des deux circuits ?&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Boris Ruy, avocat spécialisé dans la distribution, déclare à LSA :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:quote -->
<blockquote class="wp-block-quote"><!-- wp:paragraph -->
<p><em>La décision ne remet absolument pas en question la possibilité des enseignes de structurer leur assortiment en fonction des circuits […]. Simplement, il ne peut pas y avoir de parallélisme concerté entre les pratiques des uns et des autres</em>.</p>
<!-- /wp:paragraph --></blockquote>
<!-- /wp:quote -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les différents magasins spécialisés bio peuvent donc continuer chacun de leur côté à ne proposer que des produits absents des GMS. <strong>On pourra dorénavant trouver des mêmes produits en magasins bio et généralistes</strong>, mais il n’y aura sans doute pas de changement d’ampleur dans les linéaires.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Vers davantage de concurrence entre les distributeurs </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cela dit <strong>la grande distribution pourrait en profiter pour reconquérir des parts de marché</strong>, alors qu’elle est passée en 2025 sous la barre des 50 % du marché bio en valeur. Par exemple, en ajoutant de nouvelles références présentes également chez les spécialisés, mais à moins cher.&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi <strong>le marché du bio pourrait devenir davantage concurrentiel</strong>, entrainant certaines baisses de prix en magasins spécialisés. La distribution bio spécialisée peut-elle se le permettre ?&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Après plusieurs années moroses avec de multiples fermetures de magasins,<strong> la distribution spécialisées est actuellement en pleine croissance et souhaite démultiplier les points de vente à travers le pays.</strong> Par ailleurs, des baisses de prix entrainent un surplus de consommation. On peut alors raisonnablement penser qu’<strong>une légère baisse de prix ne mettra pas en péril l’avenir de la distribution bio spécialisée.&nbsp;</strong>&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Pression sur les fournisseurs bio ? </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Une concurrence forte entre distributeurs peut conduire à des pressions à la baisse des prix d’achat aux fournisseurs, comme on l’observe dans la distribution généraliste.&nbsp;&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Mais la conjoncture actuelle ne s’y prête pas. En ce début 2026, l’offre bio peine à satisfaire une demande qui repart. Dans ce contexte, <strong>l’heure est à la sécurisation des approvisionnements par exemple via des contractualisations pluriannuelles.</strong> Une pression à la baisse des prix ne saurait encourager la production à repartir à la hausse, bien au contraire. &nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/ADLC-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/ADLC-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Crise laitière en Europe : faut-il intervenir ?]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/crise-laitiere-en-europe-faut-il-intervenir/]]></link>
							<pubDate>jeu, 04 Juin 2026 10:01:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>7965</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 16:34:57</dc:modified>
							<dc:created unix="1780567260">2026-06-04 10:01:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/crise-laitiere-en-europe-faut-il-intervenir/]]></guid><category>5</category><category>4</category>
							<description><![CDATA[En 2025, le prix du lait européen a connu une chute spectaculaire. Pour l&rsquo;instant, la Commission européenne ne juge pas bon d&rsquo;intervenir, malgré les demandes de plusieurs pays, et malgré le risque d&rsquo;une réaction trop tardive, comme ce fut le cas lors de la crise laitière de 2015-2016. En Bretagne comme dans les autres régions]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>En 2025, le prix du lait européen a connu une chute spectaculaire. Pour l'instant, la Commission européenne ne juge pas bon d'intervenir, malgré les demandes de plusieurs pays, et malgré le risque d'une réaction trop tardive, comme ce fut le cas lors de la crise laitière de 2015-2016. </strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En Bretagne comme dans les autres régions de France, le prix du lait est en recul depuis fin 2025. D’après les estimations de <a href="https://www.web-agri.fr/prix-du-lait/france-par-region" type="link" id="https://www.web-agri.fr/prix-du-lait/france-par-region">l’Observatoire du prix du lait</a>, en avril 2026 le prix moyen breton toutes primes et qualités prises en compte devrait être à 435 €/1 000 litres, soit un prix de base à peine supérieur à la barre symbolique des 400 €/1 000 litre. Cela correspond à <strong>un recul annuel de près de 10 %</strong>. Ce recul fait suite à une année 2025 historique en termes de prix. Il n’en reste pas moins inquiétant pour les éleveurs laitiers bretons qui, dans le même temps, <strong>font face aux premiers impacts de la guerre au Moyen-Orient</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Évolution du prix du lait payé aux éleveurs bretons, toutes primes et qualités prises en compte</mark></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7968,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/prix-du-lait-BZH-2026-2.png" alt="" class="wp-image-7968"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce recul du prix s’observe dans toute l’Europe, puisqu’il est la <strong>conséquence d’une surproduction sur l’ensemble des principaux bassins exportateurs mondiaux</strong> depuis le 2<sup>e</sup> semestre 2025. En particulier, l’excédent de production a surtout été orienté vers la fabrication de beurre, dont la cotation atteignait le niveau record de 7 880 €/tonne fin 2024. Ainsi, les États-Unis sont passés, en un an, d’un solde commercial négatif de 55 000 tonnes à un solde positif de 30 000 tonnes sur le beurre. Le cours du beurre a donc chuté tout au long de l’année 2025, entrainant derrière lui le prix du lait.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Plusieurs pays à la fronde</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dès janvier, plusieurs pays, <em>via </em>le Conseil de l’UE, <strong>ont affirmé la volonté de mettre en œuvre un certain nombre de mesures pour faire face à ce qui est, selon eux, une nouvelle crise laitière.</strong> Ces mesures sont similaires à celles qui ont été déployées pour faire face à la crise de 2016.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li>Un fonds dédié à la réduction volontaire de production</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>Octroyer des aides au stockage privé dans les secteurs du beurre, du fromage et du lait UHT</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>Des mesures d’intervention exceptionnelles pour soutenir les exploitations les plus exposées à cette crise laitière</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>Des actions de communication pour mettre en avant la valeur nutritionnelle et le caractère durable des produits laitiers européens.</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Deux mois plus tard, ils étaient sept pays à rel<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">ancer le Conseil sur la m</mark>ise en place de ces mesures d’urgence, auxquelles s’ajouteraient des mesures facilitant l’exportation de produits laitiers vers les pays tiers.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le Commissaire européen à l’agriculture, Christophe Hansen, a répondu qu’<strong>une intervention européenne n’était pas à l’ordre du jour</strong>, arguant qu’il existe des signaux indiquant que la crise ne sera pas durable. En effet, le cours de la poudre de lait remonte depuis le début de l’année, et <strong>la production européenne devrait reculer dans les mois à venir</strong>. En Irlande et aux Pays-Bas, les pays les plus exposés à la crise, le prix du lait se stabilise depuis février.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Apprendre des crises précédentes</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Comme indiqué précédemment, plusieurs des mesures proposées ont déjà été mise en œuvre à l’échelle européenne lors de précédentes crises :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li>Aide au stockage privé et stockage public de poudres à partir du 2<sup>nd</sup> semestre 2015</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>Aide à la réduction volontaire de production, mise en œuvre en septembre 2016 pour une durée de trois mois. Ce <strong>plan aurait permis de faire reculer la production européenne de 2,2 %</strong> sur la période concernée.</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Selon un <a href="https://www.agriculture-strategies.eu/wp-content/uploads/2019/03/Rapport-SD_compressed.pdf" type="link" id="https://www.agriculture-strategies.eu/wp-content/uploads/2019/03/Rapport-SD_compressed.pdf">rapport d'Agriculture Stratégies et de Carles &amp; Associés réalisé pour un groupe parlementaire européen</a> publié en 2018, cette dernière mesure aurait permis de faire remonter les prix. Or, elle a été est mise en œuvre bien après le début de la crise. Entre le 1<sup>er</sup> janvier 2014 et le 1<sup>er</sup> janvier 2015, le prix du lait européen a reculé de 17,5 %. A titre de comparaison, entre février 2025 et février 2026, il a chuté de <br>18,3 %. <strong>L’ampleur du phénomène est donc similaire</strong>. Finalement, le prix n’a commencé à remonter qu’à partir d’août 2016, après deux ans et demi de repli.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7969,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/Prix-du-lait-UE-2014-2017.png" alt="" class="wp-image-7969"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le rapport analysant les mesures mises en œuvre par <strong>la Commission européenne</strong> conclut donc que cette dernière <strong>a manqué de réactivité</strong>, et que l’aide à la réduction volontaire de production doit être priorisée aux mesures de stockages qui sont coûteuses et peu efficientes. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le rapport indique aussi que la Commission doit améliorer la transparence et réaliser un suivi d'indicateurs de march<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">és. </mark>Depuis ont été mis en place, en 2023, les Observatoires du marché de l’Union, qui ont pour mission de <strong>repérer les menaces et perturbations des marchés</strong>. Gageons que cela permette effectivement de ne pas <strong>reproduire l’erreur d’une intervention trop tardive</strong> comme il y a dix ans.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/guillaume-perigois-0NRkVddA2fw-unsplash-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/guillaume-perigois-0NRkVddA2fw-unsplash-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Élevage breton et importations de soja, une dépendance inévitable ? (3/3)]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-3-3/]]></link>
							<pubDate>jeu, 28 Mai 2026 10:12:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>7628</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 17:43:24</dc:modified>
							<dc:created unix="1779963120">2026-05-28 10:12:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-3-3/]]></guid><category>14</category><category>4</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[Afin de réduire la dépendance au soja américain, l’Europe et la France souhaitent développer la production de protéines végétales. Une ambition qui fait face à des contraintes fortes, liées à la compétitivité et à la structuration des filières. Des plans protéines qui peinent à devenir réalité Le rapport de la Commission Européenne EU Agricultural Outlook]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Afin de réduire la dépendance au soja américain, l’Europe et la France souhaitent développer la production de protéines végétales. Une ambition qui fait face à des contraintes fortes, liées à la compétitivité et à la structuration des filières.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des plans protéines qui peinent à devenir réalité</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le rapport de la Commission Européenne <a href="https://agriculture.ec.europa.eu/media/news/eu-agricultural-outlook-2025-35-eu-agriculture-navigates-challenges-while-embracing-opportunities-2025-12-16_en">EU Agricultural Outlook 2025-2035</a>, qui est basé sur la poursuite des dynamiques actuelles, table sur une augmentation du soja, des oléagineux et des protéagineux européens de moins de 5&nbsp;%. Les importations de soja baisseraient, mais principalement du fait de la baisse des cheptels et des gains d’efficacité alimentaire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les plans de soutien aux protéines végétales français et européen ont pourtant pour <strong>objectif le doublement des surfaces de légumineuses d’ici 2030</strong>, soit <strong>un million d'hectares supplémentaires en France</strong>. Les <a href="https://agriculture.gouv.fr/dossier-de-presse-conferences-de-la-souverainete-alimentaire-presentation-des-premieres-conclusions">Conférences de la Souveraineté alimentaire</a> initiées fin 2025 placent le développement de la production et de la transformation de protéines végétales françaises parmi les trois priorités pour les grandes cultures.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Produire du soja en France … et en Bretagne</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>On produit aujourd'hui en France un peu moins de 400</strong>&nbsp;<strong>000 tonnes de soja sur une surface de 150</strong>&nbsp;<strong>000</strong>&nbsp;<strong>ha</strong>, pour un rendement d'environ 2,6 t/ha, plutôt correct bien qu'inférieur aux rendements outre atlantique qui dépassent les 3 t/ha. La culture possède de nombreux atouts agronomiques. En tant que légumineuse, le soja capte l'azote de l'air et permet donc l'économie d'engrais azotés. Globalement <strong>les besoins en intrants sont faibles</strong>, 30&nbsp;% des surfaces françaises sont d'ailleurs en agriculture biologique.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Jusqu’ici cette production est concentrée dans le Sud-Ouest et l’Est (<em>cf. figures ci-après</em>). <strong>Mais à l’avenir avec le changement climatique, les conditions seront propices à un développement du soja dans le Grand Ouest</strong>. Les projets <a href="https://www.vegepolys-valley.eu/media/climatveg-poster-28-soja.pdf">ClimatVeg</a> puis <a href="https://www.vegepolys-valley.eu/projet-sojasur/">SojaSur</a>, en collaboration avec la Chambre d’Agriculture de Bretagne, se sont notamment penchés sur cette perspective avec comme objectif d’expérimenter des itinéraires techniques, lever les freins à la production et développer des débouchés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7561,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-5.png" alt="" class="wp-image-7561"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En termes d'infrastructures de transformation, la Bretagne compte l'usine Olga en alimentation humaine, et les usines de trituration de Brest et Montoir (Loire-Atlantique) qui transforment le soja américain directement à leur arrivée sur le continent.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Pas assez compétitif pour l'alimentation animale</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le soja français non OGM dégage davantage de valeur en alimentation humaine </strong>(non OGM obligatoire dans l'UE). Or 10&nbsp;% de la production française de soja actuelle suffisent à fournir la totalité de la demande en alimentation humaine.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En alimentation animale, <strong>la compétitivité-prix du tourteau de soja français non OGM </strong>(environ 500 €/t) <strong>est bien inférieure à l’américain OGM </strong>(moins de 400 €/t). <strong>Le soja français couvre donc moins de 3</strong>&nbsp;<strong>% des besoins de notre élevage</strong>. Le non OGM compte pour 6 % de la demande intérieure en soja, alimentée à 26&nbsp;% par le soja français dans le cadre de filières animales à haute valeur ajoutée.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cela explique qu'après une bonne croissance dans les années 2010, <strong>les surfaces de soja françaises ont atteint un plateau</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Retour en grâce du soja français ?</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D'après une <a href="https://www.sofiproteol.com/comment-le-tourteau-de-soja-origine-france-peut-il-tirer-son-epingle-du-jeu-a-horizon-2032/">étude Sofiproteol</a> (Avril), l'entrée en vigueur du <strong>Règlement Déforestation (RDUE) en 2027 entrainera un surcoût estimé à 30</strong>&nbsp;<strong>€/t de soja importé</strong>. Cela améliorerait la compétitivité relative du soja français en alimentation animale. Par ailleurs, la part des tourteaux non OGM devrait augmenter tandis que la demande globale en soja diminuerait (<em>figure ci-dessous</em>). <strong>La part du soja français dans le non OGM pourrait passer de 26</strong>&nbsp;<strong>% à 40</strong>&nbsp;<strong>% d’ici moins de dix ans.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Avec un point de vigilance : <strong>les exigences du RDUE s’appliqueront aussi au soja français</strong>, en particulier les contraintes de traçabilité jusqu'à la parcelle de production.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7866,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/imports-soja-1024x368.png" alt="" class="wp-image-7866"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : <em><strong>Sofiproteol </strong></em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Légumineuses : une attractivité encore trop faible</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Comme l'illustre la figure ci-dessous, <strong>alors que la Bretagne comptait 45 000 hectares de protéagineux (pois, féverole, luzerne, ...) au début des années 1990, les surfaces ont chuté à moins de 5</strong>&nbsp;<strong>000 ha autour de 2010</strong>, avant d'augmenter à nouveau pour atteindre plus de 10 000 ha dans les années 2020. Ce recul des protéines végétales locales s'explique bien sûr par la <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/">concurrence du soja importé</a>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7868,"width":"718px","height":"auto","aspectRatio":"1.8285382659075657","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/evolution-surfaces-bretonnes-legumineuses-1024x560.png" alt="" class="wp-image-7868" style="aspect-ratio:1.8285382659075657;width:718px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D’après une <a href="https://www.reussir.fr/lait/autonomie-proteique-pourquoi-les-eleveurs-de-louest-boudent-ils-les-meteils-et-les-proteagineux">enquête menée auprès d’éleveurs laitiers du Grand Ouest</a> en 2023, les abandons de la culture de protéagineux par ceux qui l'ont tentée sont essentiellement pour cause de non rentabilité et de manque de références techniques. L<strong>es légumineuses ont en effet fait l'objet de relativement peu de recherches en Europe et on dispose encore aujourd'hui d'une faible diversité de semences adaptées</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Les légumineuses promettent des bénéfices de long terme, avec l'économie d’azote et l’amélioration des sols.</strong> Mais à court terme, <strong>il reste plus rentable pour un agriculteur de semer des céréales que des légumineuses.</strong> La marge brute des céréales se situe entre 900 et 1&nbsp;000 €/ha en moyenne en Bretagne, quand les légumineuses ne dépassent souvent pas les 800 €/ha.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Alors que le niveau actuel des aides couplées de la PAC (campagne 2024 – 2025)&nbsp;se situe autour de 120&nbsp;€/ha pour les légumineuses, <strong><a href="https://idele.fr/en/?eID=cmis_download&amp;oID=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2Fe13d3f70-bb23-4614-9e1d-e407fdfaf5c7&amp;cHash=e82943613b829e5ae049f86e1d28cd80">l’Idele</a> préconise un soutien de 200</strong>&nbsp;<strong>€/ha, ainsi que des paiements pour services environnementaux (PSE) pour les rendre attractives</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des filières à construire</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’enjeu est aussi d'<strong>incorporer davantage de protéines végétales locales dans l'industrie de l'alimentation animale.</strong> Cela nécessite de faire converger les conditions de l'amont et de l'aval. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Côté producteurs, <strong>l'assurance de marges sécurisées malgré des rendements variables (par exemple via contractualisation) est un préalable pour se positionner sur ces cultures</strong>. Côté industriel, <strong>l’incorporation de ces matières premières suppose des volumes suffisants, réguliers et de qualité</strong>. Il y a aussi du travail en R&amp;D pour concevoir des <strong>formulations laissant une part plus importante à ces protéines locales.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:group {"layout":{"type":"constrained"}} -->
<div class="wp-block-group"><!-- wp:group {"backgroundColor":"pale-cyan-blue","layout":{"type":"constrained"}} -->
<div class="wp-block-group has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><!-- wp:paragraph {"fontSize":"medium"} -->
<p class="has-medium-font-size"><strong>La réussite de la filière luzerne déshydratée</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:group {"layout":{"type":"constrained"}} -->
<div class="wp-block-group"><!-- wp:paragraph {"style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"textColor":"black"} -->
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color">Près de 300 000 ha de luzerne sont cultivés en France (beaucoup dans des zones céréalières comme la Champagne), dont 70 000 ha sont déshydratés dans 24 usines. L'aliment produit est concentré en protéines, facilement transportable et digestible par les bovins. Avec 2,4 t/ha de protéines végétales, ce fourrage fait mieux que le soja (0,9 t/ha) !</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"textColor":"black"} -->
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color">Dans l'Ouest, la coopérative <a href="https://deshyouest.fr/">Déshyouest</a> transforme 80 000 t de luzerne par an, cultivée principalement en Ille-et-Vilaine et en Mayenne.</p>
<!-- /wp:paragraph --></div>
<!-- /wp:group --></div>
<!-- /wp:group --></div>
<!-- /wp:group -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Élevage breton et importations de soja, une dépendance inévitable ? (2/3)]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-2-3/]]></link>
							<pubDate>jeu, 21 Mai 2026 10:03:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>7558</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-10 17:33:49</dc:modified>
							<dc:created unix="1779357780">2026-05-21 10:03:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-2-3/]]></guid><category>10</category><category>14</category><category>5</category><category>16</category><category>9</category><category>7</category><category>4</category><category>11</category><category>6</category><category>8</category>
							<description><![CDATA[Nous nous sommes intéressés dans un précédent article aux racines de la dépendance protéique de l’Europe, de la France et des élevages bretons en particulier. A l&rsquo;heure des débats sur la souveraineté alimentaire, nous explorons dans ce nouvel article une hypothèse radicale : l&rsquo;élevage breton pourrait-il se passer totalement du soja américain, tout en gardant]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Nous nous sommes intéressés <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/">dans un précédent article</a> aux racines de la dépendance protéique de l’Europe, de la France et des élevages bretons <strong>en particulier</strong>. A l'heure des débats sur la souveraineté alimentaire, nous explorons dans ce nouvel article une hypothèse radicale : l'élevage breton pourrait-il se passer totalement du soja américain, <strong>tout en gardant le même niveau de productions animales&nbsp;</strong>? </strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une indépendance théoriquement possible</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Les bovins sont les plus à même de se passer de soja dans leur alimentation</strong>. Une <a href="https://idele.fr/en/?eID=cmis_download&amp;oID=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2Fe13d3f70-bb23-4614-9e1d-e407fdfaf5c7&amp;cHash=e82943613b829e5ae049f86e1d28cd80">étude de l’Institut de l’Elevage</a> (Idele) affirme qu’avec du pâturage de prairies riches en légumineuses (trèfle, luzerne, sainfoin…) et <strong>en remplaçant la moitié du maïs ensilage par des légumineuses fourragères</strong> (pois, féverole, lupin, luzerne), il est théoriquement possible de se passer intégralement de soja dans la ration.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En revanche, il semble <strong>inenvisageable de remplacer intégralement le soja dans la ration des volailles, au vu de leurs besoins en acides aminés</strong>. Toujours d'après l'Idele, il faudrait alors <strong>multiplier par quatre la production de soja française</strong>, qui s’élève aujourd’hui à environ 400 000 tonnes. Il est aussi proposé d’augmenter l’utilisation de <strong>tourteaux d’oléagineux&nbsp;: colza et tournesol</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par le recours à ces leviers, l'étude conclut qu’<strong>il serait possible pour la France de se passer presque intégralement des importations de soja, en maintenant le même niveau de productions animales</strong>. En Bretagne, les élevages pourraient ne plus dépendre du soja arrivant par les ports, mais bien s'appuyer intégralement sur les prairies et légumineuses fourragères, ainsi que sur les tourteaux d’oléagineux produits dans l'ensemble du pays.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les tourteaux d'oléagineux, une alternative déjà mobilisée</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>On doit la baisse des importations de soja dans les années 2000 notamment au développement de la trituration du colza pour la fabrication de biodiesel (<em>figure ci-dessous</em>). <strong>C’est ce qui a permis au secteur porcin, avec des évolutions dans la formulation des aliments, de diminuer fortement son utilisation de soja</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Utilisation de tourteaux en France</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7829,"width":"647px","height":"auto","aspectRatio":"1.868604512546513","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/evolution-production-oleagineux-1024x548.png" alt="" class="wp-image-7829" style="aspect-ratio:1.868604512546513;width:647px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Terres Univia d’après FEDIOL</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Mais la trituration ne s'est pas développée qu'à partir d'oléagineux français, comme en témoigne <strong>l'augmentation des importations de colza, en grande majorité depuis l'Australie</strong>. La dépendance ne disparait pas, elle se déplace. La production française de colza avait atteint un maximum dans les années 2010 mais a diminué depuis comme l'illustre la figure suivante.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7834,"width":"639px","height":"auto","aspectRatio":"1.7246098592367352","sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/production-et-importation-colza.png" alt="" class="wp-image-7834" style="aspect-ratio:1.7246098592367352;width:639px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source données : Eurostat</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les acides aminés de synthèse, l'autre dépendance</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L'apport protéique des tourteaux de colza et tournesol n'est pas aussi qualitatif que celui du soja. <strong>L’aliment doit en effet être supplémenté en acides aminés de synthèse, comme la lysine</strong>. C'est particulièrement le cas des aliments pour monogastriques.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Chez les bovins laitiers, des <a href="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-publication/lequilibre-en-acides-amines-permet-de-reduire-lapport-en-tourteaux-de-soja">essais menés par la Chambre d’agriculture de Bretagne et l’Inrae</a> concluent que la supplémentation en acides aminés pour atteindre l'équilibre des besoins permet de réduire l’apport en tourteaux de soja jusqu’à 15 %, en maintenant le même niveau de production.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le problème est que la France (et même l’Europe) ne dispose que d’une unique usine de production d'acides aminés (Eurolysine anciennement MetEx à Amiens) et <strong>dépend à près de 80&nbsp;% de la Chine</strong>. Là encore, une dépendance en remplace une autre …&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">L'autonomie dégraderait la balance commerciale...</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le scénario d’affranchissement total de la dépendance au soja <a href="https://idele.fr/en/?eID=cmis_download&amp;oID=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2Fe13d3f70-bb23-4614-9e1d-e407fdfaf5c7&amp;cHash=e82943613b829e5ae049f86e1d28cd80">décrit par l'Idele</a>, implique l’augmentation des surfaces de prairies et protéagineux. <strong>A terres arables égales, cela nécessite de rogner sur la production de céréales, dont les surfaces diminueraient de 13 % en France</strong> (comme l'illustrent la figure et le tableau ci-après).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Scénario d’affranchissement de la dépendance au soja importé, d’après les données Idele</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7562,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-6.png" alt="" class="wp-image-7562"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7563,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-7.png" alt="" class="wp-image-7563"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’impact de ce scénario sur la balance commerciale dépend des cours relatifs des céréales et du soja américain. En prenant les données actuelles, <strong>l'autonomie protéique impliquerait une dégradation du déficit commercial français de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros</strong>, la perte de céréales à exporter venant plus qu’annuler les économies de soja importé…</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par ailleurs, nous pouvons supposer que le passage à un système majoritairement herbager et l’abandon des compléments au soja pour les bovins laitiers entrainerait une baisse de la production. <strong>Nous pouvons en effet douter qu’un tel changement de système se fasse à cheptels et performances égales. </strong>&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La réalité est toute autre </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La dynamique actuelle ne correspond pas aux évolutions décrites dans ce scénario</strong>. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D'une part, l'agrandissement des exploitations, l'éclatement des parcellaires et la robotisation de la traite se traduisent jusqu'ici par <strong>la baisse du pâturage et l'augmentation des céréales dans la ration</strong>. A priori il n'est d'ailleurs pas dans l'intérêt des filières céréalières et de l'alimentation animale de réduire drastiquement la part des aliments composés au profit de l'herbe.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Aujourd'hui pour réduire la dépendance, le secteur vise <strong>la réduction de la part du soja dans les aliments, sans pour autant s'en passer intégralement</strong> : tourteaux d'oléagineux français, amélioration de la teneur en protéines des céréales, complémentation ... </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Tout en travaillant à la production de protéines végétales locales</strong> ... ce qui sera l'objet du prochain et dernier article de cette série.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[ABC Analyse et Perspectives 2026]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/abc-analyse-et-perspectives-2026/]]></link>
							<pubDate>lun, 18 Mai 2026 10:16:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>7862</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-07-09 10:25:39</dc:modified>
							<dc:created unix="1779099360">2026-05-18 10:16:00</dc:created>
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							<description><![CDATA[L’édition 2026 de l’ABC Analyse &amp; Perspectives vient de paraître et tire un bilan de l’année 2025 qui vient de s’écouler pour l’ensemble des filières agricoles et agroalimentaires bretonnes. Ce document a pour ambition de permettre au lecteur de bien comprendre ce secteur clé de l’économie régionale et de se projeter pour les années à]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’édition 2026 de l’ABC Analyse &amp; Perspectives vient de paraître et tire un bilan de l’année 2025 qui vient de s’écouler pour l’ensemble des filières agricoles et agroalimentaires bretonnes. Ce document a pour ambition de permettre au lecteur de bien comprendre ce secteur clé de l’économie régionale et de se projeter pour les années à venir.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Retrouvez le webinaire</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La parution de ce document a été accompagnée d'un webinaire, qui a eu lieu le 12 mai 2026. Retrouvez ci-dessous le replay du webinaire. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
 https://youtu.be/stCtFHFhR1c
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<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les filières d'élevage au beau fixe en 2025</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Globalement, les filières d'élevages ont connu une bonne conjoncture sur l'ensemble de l'année 2025. <strong>La productivité a été au rendez-vous</strong>, en témoigne la collecte laitière régionale qui atteint un niveau historique avec 5,46 milliards de litres de lait. Les abattages de volailles de chair ont aussi augmenté, la production ayant été relativement épargnée par l'influenza aviaire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Côté prix, 2025 est une année record, que ce soit en lait (496 €/1 000 litres toutes primes et qualités prises en compte) ou sur <strong>les cotations de viande bovine, jusqu'à +33 % en moyenne</strong> sur l'année pour la cotation de la vache P= comparé à 2024 ! En œuf aussi la cotation atteint des niveaux historiques, avec une croissance de 32 % sur l’œuf calibré moyen par rapport à 2024.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

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<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/AP2026_Lait.png" alt="" class="wp-image-8036"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les filières végétales en difficulté</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette relative bonne tenue des filières animales tranche avec les nombreuses difficultés rencontrées par les filières végétales. <strong>La crise conjoncturelle du chou-fleur en est une parfaite illustration.</strong> En effet, fin 2025 et en janvier 2026, les températures douces ont entrainé à la fois une croissance précoce des chou-fleur, et une consommation en berne, débouchant sur une situation de surproduction conjoncturelle. <strong>Le chiffre d'affaire de la filière sur cette période est en recul de 34 %</strong> ! Quant aux grandes cultures, elles souffrent d'une manque de rentabilité, entre prix faibles et un coût de l'engrais en hausse dès le 2<sup>nd</sup> semestre 2025, en raison de l'anticipation de <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/des-engrais-plus-chers-a-cause-de-la-taxe-carbone-macf/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/des-engrais-plus-chers-a-cause-de-la-taxe-carbone-macf/">la mise en œuvre du Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières (MACF).</a></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un tableau qui s'assombrit en 2026</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le coût des engrais pourrait continuer d'augmenter</strong> à cause d'un évènement qui marque ce début d'année 2026 : <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/">le conflit au Moyen-Orient</a>. Celui-ci a, en effet, des répercussions sur le prix de l'énergie (le pétrole et le GNR dans un premier temps, possiblement le gaz dans un second temps) et sur le coût des engrais, le Moyen-Orient étant un producteur important d'urée. Les filières végétales pourraient ainsi se retrouver d'autant plus en difficulté avec cette hausse des coûts, le prix des grandes cultures étant toujours à un niveau faible pour le 1<sup>er</sup> semestre 2026 en raison d'une offre mondiale toujours abondante et des stocks élevés. Les filières animales ne sont pas épargnées par cette inflation des charges.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

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<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/Cours-uree2026-1024x434.png" alt="" class="wp-image-8037"/><figcaption class="wp-element-caption">Le cours de l'urée a augmenté de 44 % en trois mois - source : tradingeconomics.com</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Cap sur la souveraineté</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce conflit repose d'autant plus la question de la souveraineté de la France, que ça soit au niveau des intrants ou au niveau de la production agricole. Cette thématique fait actuellement l'objet de Conférences qui aboutiront sur<strong> l'établissement d'objectifs de production nationaux et régionaux afin de reconquérir la souveraineté alimentaire française</strong>. En Bretagne, un ensemble de leviers d'action transversaux ont par ailleurs été définis, tels qu'affirmer la cohérence des systèmes polyculture-élevage à l'échelle territoriale, le soutien à l'installation ou encore la simplification réglementaire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"className":"has-black-color has-light-green-cyan-background-color has-text-color has-background has-link-color","style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}},"typography":{"textAlign":"center"}},"backgroundColor":"light-green-cyan","textColor":"black"} -->
<p class="has-text-align-center has-black-color has-light-green-cyan-background-color has-text-color has-background has-link-color"><strong><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/ABC-Analyse-et-Perspectives-2026-BD-2.pdf" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/ABC-Analyse-et-Perspectives-2026-BD.pdf">Retrouvez ici l'édition 2026 d'ABC Analyse et Perspectives</a> </strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Couv3-ABC-Analyse-et-Perspectives-2026-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/06/Couv3-ABC-Analyse-et-Perspectives-2026-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
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