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		<title>AgriEco</title>
        <description>Blog d&#039;actus sur l&#039;économie et l&#039;emploi agricole en Bretagne</description>
        <link>https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr</link>
		<lastBuildDate>Thu, 28 May 2026 08:12:00 +0000</lastBuildDate>
					<item>
							<title><![CDATA[Élevage breton et importations de soja, une dépendance inévitable ? (3/3)]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-3-3/]]></link>
							<pubDate>jeu, 28 Mai 2026 10:12:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>7628</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-05-21 11:37:47</dc:modified>
							<dc:created unix="1779963120">2026-05-28 10:12:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-3-3/]]></guid><category>14</category><category>4</category><category>11</category>
							<description><![CDATA[Afin de réduire la dépendance au soja américain, l’Europe et la France souhaitent développer la production de protéines végétales. Une ambition qui fait face à des contraintes fortes, liées à la compétitivité et à la structuration des filières. Des plans protéines qui peinent à devenir réalité Le rapport de la Commission Européenne EU Agricultural Outlook]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Afin de réduire la dépendance au soja américain, l’Europe et la France souhaitent développer la production de protéines végétales. Une ambition qui fait face à des contraintes fortes, liées à la compétitivité et à la structuration des filières.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des plans protéines qui peinent à devenir réalité</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le rapport de la Commission Européenne <a href="https://agriculture.ec.europa.eu/media/news/eu-agricultural-outlook-2025-35-eu-agriculture-navigates-challenges-while-embracing-opportunities-2025-12-16_en">EU Agricultural Outlook 2025-2035</a>, qui est basé sur la poursuite des dynamiques actuelles, table sur une augmentation du soja, des oléagineux et des protéagineux européens de moins de 5&nbsp;%. Les importations de soja baisseraient, mais principalement du fait de la baisse des cheptels et des gains d’efficacité alimentaire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les plans de soutien aux protéines végétales français et européen ont pourtant pour <strong>objectif le doublement des surfaces de légumineuses d’ici 2030</strong>, soit <strong>un million d'hectares supplémentaires en France</strong>. Les <a href="https://agriculture.gouv.fr/dossier-de-presse-conferences-de-la-souverainete-alimentaire-presentation-des-premieres-conclusions">Conférences de la Souveraineté alimentaire</a> initiées fin 2025 placent le développement de la production et de la transformation de protéines végétales françaises parmi les trois priorités pour les grandes cultures.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Produire du soja en France … et en Bretagne</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>On produit aujourd'hui en France un peu moins de 400</strong>&nbsp;<strong>000 tonnes de soja sur une surface de 150</strong>&nbsp;<strong>000</strong>&nbsp;<strong>ha</strong>, pour un rendement d'environ 2,6 t/ha, plutôt correct bien qu'inférieur aux rendements outre atlantique qui dépassent les 3 t/ha. La culture possède de nombreux atouts agronomiques. En tant que légumineuse, le soja capte l'azote de l'air et permet donc l'économie d'engrais azotés. Globalement <strong>les besoins en intrants sont faibles</strong>, 30&nbsp;% des surfaces françaises sont d'ailleurs en agriculture biologique.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Jusqu’ici cette production est concentrée dans le Sud-Ouest et l’Est (<em>cf. figures ci-après</em>). <strong>Mais à l’avenir avec le changement climatique, les conditions seront propices à un développement du soja dans le Grand Ouest</strong>. Les projets <a href="https://www.vegepolys-valley.eu/media/climatveg-poster-28-soja.pdf">ClimatVeg</a> puis <a href="https://www.vegepolys-valley.eu/projet-sojasur/">SojaSur</a>, en collaboration avec la Chambre d’Agriculture de Bretagne, se sont notamment penchés sur cette perspective avec comme objectif d’expérimenter des itinéraires techniques, lever les freins à la production et développer des débouchés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7561,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-5.png" alt="" class="wp-image-7561" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En termes d'infrastructures de transformation, la Bretagne compte l'usine Olga en alimentation humaine, et les usines de trituration de Brest et Montoir (Loire-Atlantique) qui transforment le soja américain directement à leur arrivée sur le continent.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Pas assez compétitif pour l'alimentation animale</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le soja français non OGM dégage davantage de valeur en alimentation humaine </strong>(non OGM obligatoire dans l'UE). Or 10&nbsp;% de la production française de soja actuelle suffisent à fournir la totalité de la demande en alimentation humaine.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En alimentation animale, <strong>la compétitivité-prix du tourteau de soja français non OGM </strong>(environ 500 €/t) <strong>est bien inférieure à l’américain OGM </strong>(moins de 400 €/t). <strong>Le soja français couvre donc moins de 3</strong>&nbsp;<strong>% des besoins de notre élevage</strong>. Le non OGM compte pour 6 % de la demande intérieure en soja, alimentée à 26&nbsp;% par le soja français dans le cadre de filières animales à haute valeur ajoutée.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cela explique qu'après une bonne croissance dans les années 2010, <strong>les surfaces de soja françaises ont atteint un plateau</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Retour en grâce du soja français ?</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D'après une <a href="https://www.sofiproteol.com/comment-le-tourteau-de-soja-origine-france-peut-il-tirer-son-epingle-du-jeu-a-horizon-2032/">étude Sofiproteol</a> (Avril), l'entrée en vigueur du <strong>Règlement Déforestation (RDUE) en 2027 entrainera un surcoût estimé à 30</strong>&nbsp;<strong>€/t de soja importé</strong>. Cela améliorerait la compétitivité relative du soja français en alimentation animale. Par ailleurs, la part des tourteaux non OGM devrait augmenter tandis que la demande globale en soja diminuerait (<em>figure ci-dessous</em>). <strong>La part du soja français dans le non OGM pourrait passer de 26</strong>&nbsp;<strong>% à 40</strong>&nbsp;<strong>% d’ici moins de dix ans.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Avec un point de vigilance : <strong>les exigences du RDUE s’appliqueront aussi au soja français</strong>, en particulier les contraintes de traçabilité jusqu'à la parcelle de production.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7866,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-2-1024x368.png" alt="" class="wp-image-7866" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : <em><strong>Sofiproteol </strong></em></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Légumineuses : une attractivité encore trop faible</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Comme l'illustre la figure ci-dessous, <strong>alors que la Bretagne comptait 45 000 hectares de protéagineux (pois, féverole, luzerne, ...) au début des années 1990, les surfaces ont chuté à moins de 5</strong> <strong>000 ha autour de 2010</strong>, avant d'augmenter à nouveau pour atteindre plus de 10 000 ha dans les années 2020. Ce recul des protéines végétales locales s'explique bien sûr par la <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/">concurrence du soja importé</a>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7868,"width":"718px","height":"auto","aspectRatio":"1.8285382659075657","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-3-1024x560.png" alt="" class="wp-image-7868" style="aspect-ratio:1.8285382659075657;width:718px;height:auto" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D’après une <a href="https://www.reussir.fr/lait/autonomie-proteique-pourquoi-les-eleveurs-de-louest-boudent-ils-les-meteils-et-les-proteagineux">enquête menée auprès d’éleveurs laitiers du Grand Ouest</a> en 2023, les abandons de la culture de protéagineux par ceux qui l'ont tentée sont essentiellement pour cause de non rentabilité et de manque de références techniques. L<strong>es légumineuses ont en effet fait l'objet de relativement peu de recherches en Europe et on dispose encore aujourd'hui d'une faible diversité de semences adaptées</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Les légumineuses promettent des bénéfices de long terme, avec l'économie d’azote et l’amélioration des sols.</strong> Mais à court terme, <strong>il reste plus rentable pour un agriculteur de semer des céréales que des légumineuses.</strong> La marge brute des céréales se situe entre 900 et 1&nbsp;000 €/ha en moyenne en Bretagne, quand les légumineuses ne dépassent souvent pas les 800 €/ha.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Alors que le niveau actuel des aides couplées de la PAC (campagne 2024 – 2025)&nbsp;se situe autour de 120&nbsp;€/ha pour les légumineuses, <strong><a href="https://idele.fr/en/?eID=cmis_download&amp;oID=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2Fe13d3f70-bb23-4614-9e1d-e407fdfaf5c7&amp;cHash=e82943613b829e5ae049f86e1d28cd80">l’Idele</a> préconise un soutien de 200</strong>&nbsp;<strong>€/ha, ainsi que des paiements pour services environnementaux (PSE) pour les rendre attractives</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des filières à construire</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’enjeu est aussi d'<strong>incorporer davantage de protéines végétales locales dans l'industrie de l'alimentation animale.</strong> Cela nécessite de faire converger les conditions de l'amont et de l'aval. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Côté producteurs, <strong>l'assurance de marges sécurisées malgré des rendements variables (par exemple via contractualisation) est un préalable pour se positionner sur ces cultures</strong>. Côté industriel, <strong>l’incorporation de ces matières premières suppose des volumes suffisants, réguliers et de qualité</strong>. Il y a aussi du travail en R&amp;D pour concevoir des <strong>formulations laissant une part plus importante à ces protéines locales.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:group {"layout":{"type":"constrained"}} -->
<div class="wp-block-group"><!-- wp:group {"backgroundColor":"pale-cyan-blue","layout":{"type":"constrained"}} -->
<div class="wp-block-group has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><!-- wp:paragraph {"fontSize":"medium"} -->
<p class="has-medium-font-size"><strong>La réussite de la filière luzerne déshydratée</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:group {"layout":{"type":"constrained"}} -->
<div class="wp-block-group"><!-- wp:paragraph {"style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"textColor":"black"} -->
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color">Près de 300 000 ha de luzerne sont cultivés en France (beaucoup dans des zones céréalières comme la Champagne), dont 70 000 ha sont déshydratés dans 24 usines. L'aliment produit est concentré en protéines, facilement transportable et digestible par les bovins. Avec 2,4 t/ha de protéines végétales, ce fourrage fait mieux que le soja (0,9 t/ha) !</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"textColor":"black"} -->
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color">Dans l'Ouest, la coopérative <a href="https://deshyouest.fr/">Déshyouest</a> transforme 80 000 t de luzerne par an, cultivée principalement en Ille-et-Vilaine et en Mayenne.</p>
<!-- /wp:paragraph --></div>
<!-- /wp:group --></div>
<!-- /wp:group --></div>
<!-- /wp:group -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Élevage breton et importations de soja, une dépendance inévitable ? (2/3)]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-2-3/]]></link>
							<pubDate>jeu, 21 Mai 2026 10:03:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>7558</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-05-19 12:03:55</dc:modified>
							<dc:created unix="1779357780">2026-05-21 10:03:00</dc:created>
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							<description><![CDATA[Nous nous sommes intéressés dans un précédent article aux racines de la dépendance protéique de l’Europe, de la France et des élevages bretons en particulier. A l&rsquo;heure des débats sur la souveraineté alimentaire, nous explorons dans ce nouvel article une hypothèse radicale : l&rsquo;élevage breton pourrait-il se passer totalement du soja américain, tout en gardant]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Nous nous sommes intéressés <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/">dans un précédent article</a> aux racines de la dépendance protéique de l’Europe, de la France et des élevages bretons <strong>en particulier</strong>. A l'heure des débats sur la souveraineté alimentaire, nous explorons dans ce nouvel article une hypothèse radicale : l'élevage breton pourrait-il se passer totalement du soja américain, <strong>tout en gardant le même niveau de productions animales </strong>? </strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une indépendance théoriquement possible</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Les bovins sont les plus à même de se passer de soja dans leur alimentation</strong>. Une <a href="https://idele.fr/en/?eID=cmis_download&amp;oID=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2Fe13d3f70-bb23-4614-9e1d-e407fdfaf5c7&amp;cHash=e82943613b829e5ae049f86e1d28cd80">étude de l’Institut de l’Elevage</a> (Idele) affirme qu’avec du pâturage de prairies riches en légumineuses (trèfle, luzerne, sainfoin…) et <strong>en remplaçant la moitié du maïs ensilage par des légumineuses fourragères</strong> (pois, féverole, lupin, luzerne), il est théoriquement possible de se passer intégralement de soja dans la ration.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En revanche, il semble <strong>inenvisageable de remplacer intégralement le soja dans la ration des volailles, au vu de leurs besoins en acides aminés</strong>. Toujours d'après l'Idele, il faudrait alors <strong>multiplier par quatre la production de soja française</strong>, qui s’élève aujourd’hui à environ 400 000 tonnes. Il est aussi proposé d’augmenter l’utilisation de <strong>tourteaux d’oléagineux&nbsp;: colza et tournesol</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par le recours à ces leviers, l'étude conclut qu’<strong>il serait possible pour la France de se passer presque intégralement des importations de soja, en maintenant le même niveau de productions animales</strong>. En Bretagne, les élevages pourraient ne plus dépendre du soja arrivant par les ports, mais bien s'appuyer intégralement sur les prairies et légumineuses fourragères, ainsi que sur les tourteaux d’oléagineux produits dans l'ensemble du pays.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les tourteaux d'oléagineux, une alternative déjà mobilisée</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>On doit la baisse des importations de soja dans les années 2000 notamment au développement de la trituration du colza pour la fabrication de biodiesel (<em>figure ci-dessous</em>). <strong>C’est ce qui a permis au secteur porcin, avec des évolutions dans la formulation des aliments, de diminuer fortement son utilisation de soja</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Utilisation de tourteaux en France</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7829,"width":"647px","height":"auto","aspectRatio":"1.868604512546513","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-1024x548.png" alt="" class="wp-image-7829" style="aspect-ratio:1.868604512546513;width:647px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : Terres Univia d’après FEDIOL</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Mais la trituration ne s'est pas développée qu'à partir d'oléagineux français, comme en témoigne <strong>l'augmentation des importations de colza, en grande majorité depuis l'Australie</strong>. La dépendance ne disparait pas, elle se déplace. La production française de colza avait atteint un maximum dans les années 2010 mais a diminué depuis comme l'illustre la figure suivante.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"width":"639px","height":"auto","aspectRatio":"1.7246098592367352"} -->
<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-1.png" alt="L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image-1.png." style="aspect-ratio:1.7246098592367352;width:639px;height:auto"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source données : Eurostat</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les acides aminés de synthèse, l'autre dépendance</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L'apport protéique des tourteaux de colza et tournesol n'est pas aussi qualitatif que celui du soja. <strong>L’aliment doit en effet être supplémenté en acides aminés de synthèse, comme la lysine</strong>. C'est particulièrement le cas des aliments pour monogastriques.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Chez les bovins laitiers, des <a href="https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-publication/lequilibre-en-acides-amines-permet-de-reduire-lapport-en-tourteaux-de-soja">essais menés par la Chambre d’agriculture de Bretagne et l’Inrae</a> concluent que la supplémentation en acides aminés pour atteindre l'équilibre des besoins permet de réduire l’apport en tourteaux de soja jusqu’à 15 %, en maintenant le même niveau de production.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le problème est que la France (et même l’Europe) ne dispose que d’une unique usine de production d'acides aminés (Eurolysine anciennement MetEx à Amiens) et <strong>dépend à près de 80&nbsp;% de la Chine</strong>. Là encore, une dépendance en remplace une autre …&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">L'autonomie dégraderait la balance commerciale...</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le scénario d’affranchissement total de la dépendance au soja <a href="https://idele.fr/en/?eID=cmis_download&amp;oID=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2Fe13d3f70-bb23-4614-9e1d-e407fdfaf5c7&amp;cHash=e82943613b829e5ae049f86e1d28cd80">décrit par l'Idele</a>, implique l’augmentation des surfaces de prairies et protéagineux. <strong>A terres arables égales, cela nécessite de rogner sur la production de céréales, dont les surfaces diminueraient de 13 % en France</strong> (comme l'illustrent la figure et le tableau ci-après).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Scénario d’affranchissement de la dépendance au soja importé, d’après les données Idele</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7562,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-6.png" alt="" class="wp-image-7562"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7563,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-7.png" alt="" class="wp-image-7563"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’impact de ce scénario sur la balance commerciale dépend des cours relatifs des céréales et du soja américain. En prenant les données actuelles, <strong>l'autonomie protéique impliquerait une dégradation du déficit commercial français de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros</strong>, la perte de céréales à exporter venant plus qu’annuler les économies de soja importé…</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par ailleurs, nous pouvons supposer que le passage à un système majoritairement herbager et l’abandon des compléments au soja pour les bovins laitiers entrainerait une baisse de la production. <strong>Nous pouvons en effet douter qu’un tel changement de système se fasse à cheptels et performances égales. </strong>&nbsp;</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La réalité est toute autre </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La dynamique actuelle ne correspond pas aux évolutions décrites dans ce scénario</strong>. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>D'une part, l'agrandissement des exploitations, l'éclatement des parcellaires et la robotisation de la traite se traduisent jusqu'ici par <strong>la baisse du pâturage et l'augmentation des céréales dans la ration</strong>. A priori il n'est d'ailleurs pas dans l'intérêt des filières céréalières et de l'alimentation animale de réduire drastiquement la part des aliments composés au profit de l'herbe.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Aujourd'hui pour réduire la dépendance, le secteur vise <strong>la réduction de la part du soja dans les aliments, sans pour autant s'en passer intégralement</strong> : tourteaux d'oléagineux français, amélioration de la teneur en protéines des céréales, complémentation ... </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Tout en travaillant à la production de protéines végétales locales</strong> ... ce qui sera l'objet du prochain et dernier article de cette série.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[ABC Analyse et Perspectives 2026]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/abc-analyse-et-perspectives-2026/]]></link>
							<pubDate>lun, 18 Mai 2026 10:16:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>7862</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-05-19 09:40:22</dc:modified>
							<dc:created unix="1779099360">2026-05-18 10:16:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/expertise/abc-analyse-et-perspectives-2026/]]></guid><category>180</category>
							<description><![CDATA[L’édition 2026 de l’ABC Analyse &amp; Perspectives vient de paraître et tire un bilan de l’année 2025 qui vient de s’écouler pour l’ensemble des filières agricoles et agroalimentaires bretonnes. Ce document a pour ambition de permettre au lecteur de bien comprendre ce secteur clé de l’économie régionale et de se projeter pour les années à]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’édition 2026 de l’ABC Analyse &amp; Perspectives vient de paraître et tire un bilan de l’année 2025 qui vient de s’écouler pour l’ensemble des filières agricoles et agroalimentaires bretonnes. Ce document a pour ambition de permettre au lecteur de bien comprendre ce secteur clé de l’économie régionale et de se projeter pour les années à venir.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Retrouvez le webinaire</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La parution de ce document a été accompagnée d'un webinaire, qui a eu lieu le 12 mai 2026. Retrouvez ci-dessous le replay du webinaire. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:embed {"url":" https://youtu.be/stCtFHFhR1c","type":"video","providerNameSlug":"youtube","responsive":true,"className":"wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"} -->
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
 https://youtu.be/stCtFHFhR1c
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<!-- /wp:embed -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les filières d'élevage au beau fixe en 2025</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Globalement, les filières d'élevages ont connu une bonne conjoncture sur l'ensemble de l'année 2025. <strong>La productivité a été au rendez-vous</strong>, en témoigne la collecte laitière régionale qui atteint un niveau historique avec 5,46 milliards de litres de lait. Les abattages de volailles de chair ont aussi augmenté, la production ayant été relativement épargnée par l'influenza aviaire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En bovins, 2025 est une année record, que ce soit en lait (496 €/1 000 litres toutes primes et qualités prises en compte) ou sur <strong>les cotations de viande bovine, jusqu'à +33 % en moyenne</strong> sur l'année pour la cotation de la vache P= comparé à 2024 ! En œuf aussi la cotation atteint des niveaux historiques, avec une croissance de 32 % sur l’œuf calibré moyen par rapport à 2024.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8036,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/AP2026_Lait.png" alt="" class="wp-image-8036"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les filières végétales en difficulté</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette relative bonne tenue des filières animales tranche avec les nombreuses difficultés rencontrées par les filières végétales. <strong>La crise conjoncturelle du chou-fleur en est une parfaite illustration.</strong> En effet, fin 2025 et en janvier 2026, les températures douces ont entrainé à la fois une croissance précoce des chou-fleur, et une consommation en berne, débouchant sur une situation de surproduction conjoncturelle. <strong>Le chiffre d'affaire de la filière sur cette période est en recul de 34 %</strong> ! Quant aux grandes cultures, elles souffrent d'une manque de rentabilité, entre prix faibles et un coût de l'engrais en hausse dès le 2<sup>nd</sup> semestre 2025, en raison de l'anticipation de <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/des-engrais-plus-chers-a-cause-de-la-taxe-carbone-macf/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/des-engrais-plus-chers-a-cause-de-la-taxe-carbone-macf/">la mise en œuvre du Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières (MACF).</a></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un tableau qui s'assombrit en 2026</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le coût des engrais pourrait continuer d'augmenter</strong> à cause d'un évènement qui marque ce début d'année 2026 : <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/">le conflit au Moyen-Orient</a>. Celui-ci a, en effet, des répercussions sur le prix de l'énergie (le pétrole et le GNR dans un premier temps, possiblement le gaz dans un second temps) et sur le coût des engrais, le Moyen-Orient étant un producteur important d'urée. Les filières végétales pourraient ainsi se retrouver d'autant plus en difficulté avec cette hausse des coûts, le prix des grandes cultures étant toujours à un niveau faible pour le 1<sup>er</sup> semestre 2026 en raison d'une offre mondiale toujours abondante et des stocks élevés. Les filières animales ne sont pas épargnées par cette inflation des charges.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":8037,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/Cours-uree2026-1024x434.png" alt="" class="wp-image-8037"/><figcaption class="wp-element-caption">Le cours de l'urée a augmenté de 44 % en trois mois - source : tradingeconomics.com</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Cap sur la souveraineté</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ce conflit repose d'autant plus la question de la souveraineté de la France, que ça soit au niveau des intrants ou au niveau de la production agricole. Cette thématique fait actuellement l'objet de Conférences qui aboutiront sur<strong> l'établissement d'objectifs de production nationaux et régionaux afin de reconquérir la souveraineté alimentaire française</strong>. En Bretagne, un ensemble de leviers d'action transversaux ont par ailleurs été définis, tels qu'affirmer la cohérence des systèmes polyculture-élevage à l'échelle territoriale, le soutien à l'installation ou encore la simplification réglementaire.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph {"align":"center","style":{"elements":{"link":{"color":{"text":"var:preset|color|black"}}}},"backgroundColor":"light-green-cyan","textColor":"black"} -->
<p class="has-text-align-center has-black-color has-light-green-cyan-background-color has-text-color has-background has-link-color"><strong><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/ABC-Analyse-et-Perspectives-2026-BD-2.pdf" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/05/ABC-Analyse-et-Perspectives-2026-BD.pdf">Retrouvez ici l'édition 2026 d'ABC Analyse et Perspectives</a> </strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/ABC-Analyse-Perspectives-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/ABC-Analyse-Perspectives-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Élevage breton et importations de soja, une dépendance inévitable ? (1/3)]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/]]></link>
							<pubDate>mer, 13 Mai 2026 10:22:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Alban Krauffel</dc:creator>
							<dc:identifier>7530</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-05-07 13:59:05</dc:modified>
							<dc:created unix="1778667720">2026-05-13 10:22:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/elevage-breton-et-importations-de-soja-une-dependance-inevitable-1-2/]]></guid><category>10</category><category>14</category><category>20</category><category>5</category><category>16</category><category>9</category><category>4</category><category>8</category>
							<description><![CDATA[En 2024, plus de 1,1 million de tonnes de soja ont été importées via les ports bretons, dont 71 % provenant du Brésil. Le taux d’autonomie protéique des élevages français s’élève à 75 %. Mais l&rsquo;autonomie n’est plus que de 43 % pour les matières riches en protéines (essentiellement des tourteaux). Dans ce premier article]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>En 2024, plus de 1,1 million de tonnes de soja ont été importées via les ports bretons, dont 71 % provenant du Brésil. Le taux d’autonomie protéique des élevages français s’élève à 75 %</strong>. <strong>Mais l'autonomie n’est plus que de 43 % pour les matières riches en protéines (essentiellement des tourteaux). Dans ce premier article sur le soja, on s’intéresse aux origines de la dépendance de l’élevage breton et aux problèmes qu’elle pose.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une protéine végétale aux qualités nutritionnelles imbattables&nbsp;</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Parmi les légumineuses, le soja est la plus riche en protéines (35 %). Le tourteau de soja, coproduit avec l'huile par la trituration de graines de soja, est encore plus concentré en protéines (45 à 50 %). Il dispose d’un <strong>profil en acides aminés idéal par son équilibre</strong>, avec en particulier une forte teneur en lysine, acide aminé essentiel. Il est utilisé en <strong>complément de la ration en céréales</strong> qui, particulièrement le maïs, apportent de l’énergie, tandis que le soja apporte les protéines.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’élevage de volaille et l’élevage de bovins en France mobilisent chacun 44 % du soja (<em>figure ci-dessous</em>). De son côté, l’élevage porcin a déjà fortement réduit son utilisation ces dernières décennies. <strong>Dans la ration bovine, particulièrement en laitier, le soja se trouve dans les aliments concentrés</strong>, minoritaires mais essentiels dans la ration (moins de 10 %), avec un effet positif sur la production de lait et sa teneur en protéines. <strong>Chez la volaille, le tourteau de soja représente une part bien plus importante de la ration</strong>, plus d’un quart. Le contenu en acides aminés est en effet bien adapté aux besoins de la volaille.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>En Bretagne, les tourteaux de soja représentent au global 14 % de la ration des animaux d'élevage</strong>. La région représente ainsi plus d'un quart de la consommation de tourteaux de soja du pays.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Diagramme des flux de soja en France en 2020</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7533,"width":"778px","height":"auto","aspectRatio":"1.988322511801302","sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-1024x515.png" alt="" class="wp-image-7533" style="aspect-ratio:1.988322511801302;width:778px;height:auto" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Source : <em>«&nbsp;Analyse des flux de matières premières en alimentation animale en France&nbsp;»,</em> GIS Avenir Élevages, 2020</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une dépendance qui résulte d’accords commerciaux<strong> &nbsp;</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><strong>Début du XX<sup>ème</sup> siècle</strong>. Le soja, légumineuse originaire de Chine, est identifié par des agronomes américains comme une plante d’intérêt pour nourrir l’élevage. La production américaine se développe.</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>Plan Marshall</strong>. Les envois américains de tourteaux de soja font partie du programme d’aides à l’Europe. Le soja arrive alors dans les élevages européens.</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>1962</strong>. Avec les <strong>accords commerciaux du <em>Dillon Round</em></strong>, les États-Unis obtiennent de la Communauté Économique Européenne une exemption totale de droits de douane sur les oléo-protéagineux et tourteaux. C'est une contrepartie à la mise en place de la PAC et de la protection du marché européen des céréales. <strong>L’Europe peut protéger ses marchés en céréales, mais doit accepter en échange une ouverture totale au soja américain.</strong></li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>1973</strong>. Suite à une sécheresse historique et des mauvaises récoltes, <strong>les États-Unis décrètent un embargo sur les exports de soja</strong>. L’Europe fait alors les frais de sa dépendance. Avec un premier Plan Protéines en 1974, la France développe ses capacités de trituration.</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>1993</strong>. La PAC change de modèle pour des aides directes. <strong>Avec l’accord de <em>Blair House</em>, les États-Unis obtiennent de l’Europe une limitation de la surface subventionnée</strong> <strong>d’oléo-protéagineux</strong> à 5,1 M d’ha.</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>1996</strong>. Alors que l’Europe avait développé le recours aux farines animales comme source de protéines en alimentation animale, <strong>la crise de la vache folle mène à leur interdiction.</strong> L’Europe diversifie son approvisionnement en soja en Amérique du Sud, où la production se développe (<em>voir figure ci-dessous</em>).</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ayant peu développé sa production d'oléo-protéagineux, l’UE importe aujourd'hui plus de 30&nbsp;Mt de soja par an pour nourrir les animaux d'élevage. Malgré son solde commercial agricole positif, <strong>l’UE est importatrice nette de protéines (-26</strong>&nbsp;<strong>%), </strong><a href="https://www.iddri.org/en/publications-and-events/study/agroecological-europe-2050-what-impact-land-use-trade-and-global-food">d’après des calculs de l’IDDRI</a>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7539,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-1.png" alt="" class="wp-image-7539" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un marché mondialisé et volatil dominé par le soja OGM</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 2024, la France importait 3,1 millions de tonnes (Mt) de tourteaux de soja et 630 000 t de fèves de soja brutes. En prenant un rendement moyen du soja de 3 t/ha, <strong>on importerait l’équivalent d’environ 1,5 M d’ha de soja en France, soit presque la SAU bretonne (1,6 M d’ha).</strong> Toutefois ces importations ont baissé, depuis un pic à près de 5 Mt dans les années 2000 (<em>figure ci-dessous</em>).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7540,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-2.png" alt="" class="wp-image-7540" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le Brésil reste de loin le principal fournisseur de la France</strong>, avec plus de 60&nbsp;% des importations de tourteaux, suivi par l’Argentine (entre 10 et 15 %). Les États-Unis exportent surtout des fèves de soja brutes, triturées en France et notamment à Brest et Montoir. <strong>La quasi-totalité du soja cultivé sur le continent américain est génétiquement modifié</strong>&nbsp;; l’offre non OGM reste minoritaire sur le marché mondial.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le soja est particulièrement sujet à la volatilité des prix</strong>. En témoigne la bataille commerciale entre la Chine et les États-Unis en 2025. La Chine, ayant diversifié son approvisionnement en Amérique du Sud, a momentanément cessé tout achat de soja aux USA. Elle représentait la moitié des débouchés des cultivateurs du Midwest. De quoi motiver Trump à relancer les négociations commerciales avec la Chine, qui ont abouti en octobre 2025.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong><em>Échanges mondiaux de soja en 2018</em></strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7541,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/image-3.png" alt="" class="wp-image-7541" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p> Source : Rabobank</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par ailleurs, dans un contexte de rapprochement des deux puissances agricoles, <strong>l'Union Européenne augmente ses approvisionnements en soja auprès de l'Ukraine</strong>. La production ukrainienne grimpe en flèche : elle produit en 2024 deux fois plus de soja que l'ensemble de l'UE.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Un poste important dans l’empreinte carbone des élevages</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La demande croissante de soja pour nourrir les élevages mondiaux pousse à rogner sur la forêt amazonienne. Ce qui contribue à un <strong>lourd bilan carbone de l’alimentation au soja du bétail, estimé à 2</strong>&nbsp;<strong>kg CO<sub>2</sub>/kg de tourteau </strong>(base de données GLFI, moyenne pour les tourteaux importés en Europe). Entre 60 et 70&nbsp;% de l’impact carbone des filières d’élevage s’explique ainsi par leur alimentation.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le Règlement européen contre la déforestation importée&nbsp;(RDUE)</strong> vise à garantir que le soja importé en Europe n’a pas causé de déforestation, avec des exigences fortes de traçabilité jusqu’à la parcelle de production. Alors qu’il devait s’appliquer au 30 décembre 2025 après un premier report, <a href="https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20251211IPR32168/deforestation-le-parlement-opte-pour-le-report-et-la-simplification">son application est à nouveau reportée d’un an</a>. Pour autant, les industriels français de la nutrition animale ont anticipé la réglementation, en s’engageant à travers la Charte Duralim pour 100 % de soja non déforestant en 2025.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La déforestation évitable ?</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La déforestation est-elle pour autant évitée&nbsp;? Si seule l'Europe a l'exigence d'un soja garanti sans déforestation, il suffit d'exporter le soja des parcelles déforestées à d'autres pays... <strong>Il est donc peu probable que l'engagement de l'UE ait un impact fort sur la déforestation, à niveau égal de demande mondiale en soja</strong>. Ajoutons qu’en janvier 2026,&nbsp;<a href="https://www.wwf.org.br/?93841/Companies-abandon-the-Soy-Moratorium-and-put-the-Brazils-environmental-climate-and-economic-gains-at-risk-warns-WWF-Brazil">des industriels brésiliens du soja quittent un moratoire</a> datant de 2006 et jouant un rôle de rempart contre la déforestation…</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le soja américain reste aujourd’hui la source la plus abordable et qualitative de protéines pour nourrir les élevages bretons. </strong>La compétitivité de cette protéine importée, résultat d’accords commerciaux historiques avec les États-Unis, a pesé sur la capacité européenne à produire des protéines végétales. Conscients des risques que représente cette dépendance, France et Europe souhaitent améliorer leur souveraineté protéique. <strong>Les élevages bretons pourraient-ils se passer du soja américain&nbsp;? Cette question sera abordée dans un prochain article.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/02/ChatGPT-Image-17-fevr.-2026-10_23_19-150x150.png" height="150" width="150" type="image/png"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Négociations commerciales 2026 : une crise à la française]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/distribution/negociations-commerciales-2026-une-crise-a-la-francaise/]]></link>
							<pubDate>jeu, 07 Mai 2026 10:00:23 +0200</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>7848</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-05-05 09:40:49</dc:modified>
							<dc:created unix="1778148023">2026-05-07 10:00:23</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/distribution/negociations-commerciales-2026-une-crise-a-la-francaise/]]></guid><category>17</category><category>18</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[Rouvriront, rouvriront pas&nbsp;?&#8230; La question du devenir des négociations commerciales 2026 agite les filières agroalimentaires et questionne l&rsquo;organisation réglementaire actuelle. À l&rsquo;issue des négociations commerciales 2026, l’Observatoire des relations commerciales annuelles nous apprend que la hausse moyenne des prix convenue entre fournisseurs et distributeurs n’est que de +0,05 % pour les 42 milliards d’euros de]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Rouvriront, rouvriront pas&nbsp;?... La question du devenir des négociations commerciales 2026 agite les filières agroalimentaires et questionne l'organisation réglementaire actuelle.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>À l'issue des négociations commerciales 2026, l’Observatoire des relations commerciales annuelles nous apprend que <strong>la hausse moyenne des prix convenue entre fournisseurs et distributeurs n’est que de +0,05 % </strong>pour les 42 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur lesquels portaient les négociations. Les distributeurs ont réussi à contenir les demandes des industriels – qui demandaient +3,5 % en moyenne – après plusieurs années de hausse.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7850,"width":"305px","height":"auto","sizeSlug":"full","linkDestination":"none","align":"center"} -->
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/Hausses-Baisses.png" alt="" class="wp-image-7850" style="width:305px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les résultats des négociations commerciales diffèrent selon les produits. Source : Observatoire des relations commerciales annuelles</em></figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Détroit fermé, négociations rouvertes&nbsp;?</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les tensions autour du détroit d’Ormuz affectent considérablement les filières agroalimentaires. <strong>Trois postes sont particulièrement concernés&nbsp;: énergie, logistique et emballages.</strong> Les mêmes qui étaient en jeu lors des précédentes crises inflationnistes. Face à l’augmentation de leurs charges, les fournisseurs de l’industrie renégocient ou relèvent unilatéralement leurs prix sans délai. Les marges des entreprises agroalimentaires, déjà faibles, sont ainsi rapidement grignotées. L’espoir d’un conflit États-Unis-Israël-Iran rapidement clôt avait incité les industriels à la patience. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Devant une situation qui se prolonge, le silence se rompt</strong>. <strong>Plusieurs entreprises réclament une réouverture des négociations</strong>, à l’image de Lactalis. Les coopératives laitières se disent également pressées de renégocier leurs prix. Ils anticipent une hausse de la matière première agricole qu’ils estiment de 5 à 10 %. Les éleveurs devraient les attendre au tournant – d’autant qu’Annie Genevard leur a enjoint, fin mars, de saisir le médiateur des relations agricoles et commerciales en cas de renégociation entre fournisseurs et distributeurs. De leur côté, ces derniers temporisent – aidés en cela par leur ministre de tutelle, Serge Papin. Déjà surveillés par le gouvernement sur le prix des carburants, ils ne veulent pas voir s’ouvrir un nouveau front de pression sur leurs marges économiques.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>La France à part de ses voisins</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Un tour d’Europe permet de se rendre compte de la situation singulièrement tendue en France. Un rapport de 2024 du CGAAER établissait qu’<strong>Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Espagne «&nbsp;ne connaissent pas des tensions aussi fortes, alors que leur réglementation est bien plus libérale&nbsp;»</strong>. La solution à ces tensions pourrait donc ne pas se trouver dans un renforcement accru de la législation. Le rapport ne parvient pas à isoler un facteur spécifique expliquant la situation. Mais il met en avant des explications au cas par cas&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li>«&nbsp;<strong>en Belgique et aux Pays-Bas</strong> les industries agro-alimentaires présentent <strong>des comptes d’exploitation dépendant peu du marché intérieur</strong>. […] pouvant produire des marques de distributeurs (MDD) à coûts de production maîtrisés, elles sont des fournisseurs très attractifs pour les enseignes&nbsp;»</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>En France</strong>, il y a «&nbsp;un attachement particulier à l’alimentation qui pousse à <strong>un assortiment dans les linéaires plus important que dans les autres pays, multipliant les négociations&nbsp;</strong>». Par ailleurs, le rapport pointe le «&nbsp;manque de données quantitatives sur les pratiques commerciales, difficiles […]. Tant les pouvoirs publics que le Parlement français devraient disposer de données fiables, recueillies auprès des entreprises par un organisme indépendant, comme le font les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Espagne&nbsp;».</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>Enfin, <strong>l’Espagne « a créé une autorégulation du commerce agroalimentaire</strong>, accompagnée par les ministères en charge de l’agriculture et l’économie […]. Un code des bonnes pratiques commerciales élaboré par la filière, complète une réglementation minimaliste. L’adhésion au code est volontaire, publique et conditionne l’accès aux aides ». Un fonctionnement bien plus avancé de la charte signée en novembre par les fournisseurs et les distributeurs français qui les engageait sur l’honneur.</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Si ces pratiques ne sont pas directement applicables en France, elles permettent de saisir les vulnérabilités du système actuel exacerbées par la crise que nous traversons. Pour tenter de l’améliorer, le ministre du Commerce – qui est contre un EGAlim 4 – plaide pour des négociations pluriannuelles. De son côté, la ministre de l’Agriculture préfère la voie de la transparence – avec des coûts de production « les plus fiables possibles » – et de la lutte contre les pratiques déloyales.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/pexels-mikhail-nilov-8730986-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/pexels-mikhail-nilov-8730986-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Conflit au Moyen-Orient : les enjeux pour l&rsquo;agriculture bretonne]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/]]></link>
							<pubDate>lun, 04 Mai 2026 10:19:53 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Arnaud Haye</dc:creator>
							<dc:identifier>7888</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-05-05 18:09:38</dc:modified>
							<dc:created unix="1777889993">2026-05-04 10:19:53</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/marches/exportations/conflit-au-moyen-orient-les-enjeux-pour-lagriculture-bretonne/]]></guid><category>19</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[Commencée le 28 février 2026, la guerre israélo-américaine contre l&rsquo;Iran bouscule l&rsquo;agriculture bretonne en accroissant ses coûts de production. Ses effets sur les débouchés régionaux devraient cependant être limités, les pays du Proche et Moyen-Orient représentant des clients secondaires pour la Bretagne. La production de volaille de chair est la plus exposée. La guerre déclenchée]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Commencée le 28 février 2026, la guerre israélo-américaine contre l'Iran bouscule l'agriculture bretonne en accroissant ses coûts de production. Ses effets sur les débouchés régionaux devraient cependant être limités, les pays du Proche et Moyen-Orient représentant des clients secondaires pour la Bretagne. La production de volaille de chair est la plus exposée.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l'Iran produit déjà des effets néfastes sur l'agriculture et l'agroalimentaire breton avec une forte hausse du prix de l'énergie et des engrais. Dans cet article, nous allons voir le poids que représentent ces pays touchés par la guerre dans les échanges commerciaux avec notre région.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Amateurs de volailles et produits laitiers bretons</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les chiffres des Douanes pour 2025 montrent que <strong>la Bretagne est très excédentaire</strong> vis-à-vis de ces pays. Pour cette analyse, nous avons retenu la liste suivante : Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Irak, Koweït, Yémen, Israël, Liban, Jordanie, Qatar, Bahreïn, Syrie, Iran et Oman. Si tous ces états ne sont pas nécessairement directement impliqués dans le conflit, ils peuvent tous potentiellement en subir les conséquences sur leur commerce.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 2025, la Bretagne a exporté vers cette région l'équivalent de <strong>248 millions d'euros de produits agricoles et agroalimentaires</strong>. Ses importations s'élèvent à moins d'un millions d'euros. Ces pays sont donc de bons clients de nos produits même s'ils ne pèsent que <strong>4,6 % du total de nos exportations annuelles</strong> (5,4 milliards d'euros en 2025).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L'Arabie Saoudite est notre premier client dans la région avec près de la moitié des achats réalisés.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"textAlign":"center"} -->
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Exportations bretonnes de produits agroalimentaires en 2025 vers les pays affectés par le conflit (millions d'euros)</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:image {"id":7889,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none","align":"center"} -->
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/Exportations_valeur-1024x666.jpg" alt="" class="wp-image-7889"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Il ressort aussi que <strong>les viandes de volailles et les produits laitiers représentent près des deux tiers des exportations bretonnes vers ces pays </strong>(en valeur).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading {"textAlign":"center"} -->
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Exportations bretonnes par type de produits en 2025         (millions d'euros)</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:image {"id":7890,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/Exportations_produits-1024x635.jpg" alt="" class="wp-image-7890"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>En 2025, notre région a expédié 57 000 tonnes de volailles de chair, essentiellement vers l'Arabie Saoudite. Il s'agit du poulet dit export, legs du système des restitutions à l'exportation supprimées en 2013. 22 700 tonnes de produits laitiers bretons ont aussi pris le chemin de ces pays du Proche et Moyen-Orient en 2025 soit environ 6 % des exportations régionales totales.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La guerre en cours ne signifie pas nécessairement que tout échange entre la Bretagne et ces pays s'arrêtera brutalement, mais elle présente un risque fort de perturbation des flux. Il ressort de ces chiffres que <strong>la Bretagne n'est exposée que de façon assez limitée</strong>. La filière poulet export, organisée autour de l'abattoir de Châteaulin dans le Finistère, est la plus à risque. <strong>L'agriculture bretonne sera en revanche bien plus pénalisée par le fait que ces pays sont des fournisseurs incontournables d'énergie fossiles et d'engrais.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Crise énergétique et risque sur les engrais</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La hausse des prix de l'énergie et des engrais illustre l'importance de cette région du monde dans ces domaines. La France, bien que moins exposée que certains autres pays européens et surtout que de nombreux pays d'Asie, importe 13 % de son pétrole brut du Moyen-Orient et environ 5 % de son gaz. Et si elle importe ses engrais essentiellement ailleurs qu'au Moyen-Orient, Oman, le Qatar et l'Arabie Saoudite sont parmi les principaux exportateurs mondiaux. <strong>Alors que l'Union européenne a affiché son objectif de se passer progressivement des engrais russes (premier producteur mondial), les sources alternatives fiables se réduisent. Un choc sur le prix des intrants paraît inévitable. </strong>L'ampleur dépendra évidemment de la durée de ce conflit.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/rinson-chory-2vPGGOU-wLA-unsplash-scaled.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/04/rinson-chory-2vPGGOU-wLA-unsplash-scaled.jpg" height="113" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Travailleurs étrangers : recrutement et fidélisation, un enjeu pour l&rsquo;agriculture et les IAA en Bretagne]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/emploi-formation/travailleurs-etrangers-recrutement-et-fidelisation-un-enjeu-pour-lagriculture-et-les-iaa-en-bretagne/]]></link>
							<pubDate>mar, 28 Avr 2026 10:19:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Anne Bertagnolio</dc:creator>
							<dc:identifier>7723</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-05-04 11:23:53</dc:modified>
							<dc:created unix="1777371540">2026-04-28 10:19:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/emploi-formation/travailleurs-etrangers-recrutement-et-fidelisation-un-enjeu-pour-lagriculture-et-les-iaa-en-bretagne/]]></guid><category>24</category><category>20</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[La main d’œuvre étrangère est particulièrement présente dans l’industrie agroalimentaire en Bretagne. A la Cooperl, la main d’œuvre étrangère représente 13&nbsp;% des effectifs. Des actions innovantes y ont été mises en place pour permettre l’intégration et la fidélisation de ces travailleurs. Quant au secteur agricole, il est aussi concerné par ce besoin vital de recrutement]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>La main d’œuvre étrangère est particulièrement présente dans l’industrie agroalimentaire en Bretagne. A la Cooperl, la main d’œuvre étrangère représente 13&nbsp;% des effectifs. Des actions innovantes y ont été mises en place pour permettre l’intégration et la fidélisation de ces travailleurs. Quant au secteur agricole, il est aussi concerné par ce besoin vital de recrutement de personnels étrangers.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La main d’œuvre étrangère essentielle pour la Cooperl</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/emploi-formation/les-travailleurs-etrangers-une-main-doeuvre-indispensable-pour-les-iaa-bretonnes/">Un précédent article présentait l’importance du recours à des personnes étrangères dans le secteur agroalimentaire en Bretagne</a>. Sans elles, le niveau d’activité ne pourrait pas être maintenu. La Cooperl, dont le siège social est basé à Lamballe, est elle-même confrontée à cette problématique puisque la présence de personnes étrangères est essentielle pour l’activité du groupe coopératif. Sur les 7 500 salariés en CDI (dont 4 700 en Bretagne), <strong>13 % sont des étrangers</strong>. Ce sont au total 950 salariés, représentant 67 nationalités.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le recrutement de ces travailleurs est nécessaire sur tous les types de poste&nbsp;: beaucoup sur des postes peu qualifiés, mais aussi des postes qualifiés. Les postes de maintenance sont particulièrement concernés car le manque de candidats y est récurrent. Dans le domaine de la qualité, la main d’œuvre étrangère est également nécessaire, les formations menant à ces métiers n’étant aujourd’hui plus à la mode chez les jeunes.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">L'enjeu de l'intégration et de la fidélisation</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>L’intégration et la fidélisation</strong> des personnels étrangers est donc un enjeu vital pour la coopérative. Une enquête auprès de ces salariés a permis d’identifier leurs difficultés et leurs besoins. Cela a conduit à la mise en place d’un <strong>Pôle diversité</strong>, organisé autour de quatre grands axes&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><strong>Favoriser la communication et comprendre les différences culturelles</strong>. L’objectif est de mieux se comprendre aux niveaux linguistique (60&nbsp;% sont allophones) et culturel.</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>Accompagner le management multiculturel</strong>. Il s’agit de mettre en place des outils d’aide répondant aux problématiques de terrain des managers. Concrètement, la mise à disposition d’un outil de traduction vocale, utilisable dans un environnement bruyant, leur permet de communiquer de manière spontanée avec l’ensemble des salariés.</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>Structurer l’accompagnement familial et personnel</strong>. Les salariés sont aidés dans leurs démarches administratives ou pour se loger. Le pôle aide également à l’intégration professionnelle du conjoint, dans la coopérative ou en externe. L’accueil et l’intégration des enfants, par du soutien scolaire, linguistique et culturel, est également proposé.</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>Favoriser une culture de la diversité</strong>. Ainsi, par exemple, les salariés ont été invités à participer la réalisation d’une vidéo pour les vœux de bonne année illustrant la diversité des traditions des différents pays représentés.</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Dans un contexte de chômage très bas, dans des territoires souvent ruraux et avec une concurrence entre secteurs d’activité exacerbée, la tension sur le marché du travail est très forte. Et ce phénomène va s’accentuer dans les années à venir par l’effet démographique des départs en retraite. Les candidats nationaux n’étant pas suffisants, les besoins en personnels étrangers sont donc essentiels pour certains secteurs d’activité comme les IAA.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’agriculture également dépendante de la main d’œuvre étrangère</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’agriculture est également concernée par cette problématique. Les difficultés de recrutement y sont également très importantes et <strong>le recours à la main d’œuvre immigrée y est donc nécessaire, voire indispensable dans certaines productions</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’Insee ne comptabilise que 2&nbsp;320 salariés immigrés en agriculture-sylviculture-pêche en 2022 en Bretagne, soit 4,3&nbsp;% des salariés du secteur. Cette part a progressé de 2,4 points par rapport à 2012. Mais tous les travailleurs étrangers saisonniers du secteur agricole ne sont pas comptabilisés dans ces chiffres issus du recensement de la population. Dans certaines activités comme les légumes, une partie de la main d’œuvre n’est présente en Bretagne que le temps des récoltes.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Ainsi, en remontant à 2017, selon la MSA, il y avait eu sur l’année <strong>plus de 17&nbsp;000 contrats pour des travailleurs étrangers en production agricole en Bretagne</strong> (un salarié pouvant avoir eu plusieurs contrats). Sur ces 17&nbsp;000 contrats, 69&nbsp;% concernaient un poste en cultures spécialisées (légumes, horticulture, pépinière, arboriculture) et 55&nbsp;% étaient des CDD de moins d’un mois.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La production légumière particulièrement concernée</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Rien que dans le pays de Morlaix, zone légumière très importante de la région</strong>, <strong><a href="https://www.letelegramme.fr/finistere/cleder-29233/sans-eux-il-ny-aurait-plus-de-zone-legumiere-en-nord-finistere-dans-le-leon-des-saisonniers-etrangers-devenus-indispensables-6807544.php" id="https://www.letelegramme.fr/finistere/cleder-29233/sans-eux-il-ny-aurait-plus-de-zone-legumiere-en-nord-finistere-dans-le-leon-des-saisonniers-etrangers-devenus-indispensables-6807544.php">le nombre de salariés occasionnels (saisonniers et autres contrats de courte durée) de nationalité étrangère s’élevait à 2&nbsp;243 sur l’année 2024</a></strong>. Ces activités sont donc extrêmement dépendantes de ces personnes venues de Roumanie, de Bulgarie, de Pologne, du Maroc… <strong>Les agriculteurs s’organisent avec des groupements d’employeurs ou des associations pour recruter des travailleurs saisonniers et pallier la pénurie de main-d’œuvre</strong>… avec, en parallèle des démarches administratives à gérer, des problématiques autour du transport et du logement de ces personnes.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Au total, au-delà des IAA, c’est bien toute l’activité des filières agricoles et agroalimentaires qui serait grandement fragilisée sans la présence de la main d’œuvre étrangère.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les informations sur la Cooperl sont issues d’un <strong>webinaire organisé par le GREF Bretagne</strong> le 5 mars 2026 et intitulé «&nbsp;Les industries agroalimentaires&nbsp;: moteur de l’emploi industriel breton&nbsp;».</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Des études de l’Insee sur l'emploi dans l'industrie agroalimentaire et sur les travailleurs immigrés en Bretagne sont disponibles en ligne&nbsp;:</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8650109">Bertin S., Jolivet S., «&nbsp;Les industries agroalimentaires en 2022 : un secteur majeur pour l’emploi industriel breton&nbsp;», Insee Analyses Bretagne, n° 136, Octobre 2025</a></li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8643318">Cazenave M., Gallic G., Frétière K., «&nbsp;En Bretagne, les travailleurs immigrés sont de plus en plus présents dans l’agroalimentaire&nbsp;», Insee Analyses Bretagne, n° 135, Septembre 2025</a></li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/Fotolia_51120478_S-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/01/Fotolia_51120478_S-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Les travailleurs étrangers : une main d’œuvre indispensable pour les IAA bretonnes]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/emploi-formation/les-travailleurs-etrangers-une-main-doeuvre-indispensable-pour-les-iaa-bretonnes/]]></link>
							<pubDate>mar, 21 Avr 2026 10:27:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Anne Bertagnolio</dc:creator>
							<dc:identifier>7660</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-05-04 11:17:28</dc:modified>
							<dc:created unix="1776767220">2026-04-21 10:27:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/emploi-formation/les-travailleurs-etrangers-une-main-doeuvre-indispensable-pour-les-iaa-bretonnes/]]></guid><category>24</category><category>20</category><category>16</category>
							<description><![CDATA[Avec 40&nbsp;% des emplois industriels bretons, l’industrie agroalimentaire est un secteur majeur pour l’économie bretonne. La main d’œuvre étrangère y est particulièrement présente. Sans elle, le niveau d’activité ne pourrait pas être maintenu. Des secteurs géographiques sont particulièrement concernés. La Bretagne est la première région française en matière d’emplois dans les IAA (industries agroalimentaires) avec]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Avec 40&nbsp;% des emplois industriels bretons, l’industrie agroalimentaire est un secteur majeur pour l’économie bretonne. La main d’œuvre étrangère y est particulièrement présente. Sans elle, le niveau d’activité ne pourrait pas être maintenu. Des secteurs géographiques sont particulièrement concernés.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Bretagne est la première région française en matière d’emplois dans les IAA (industries agroalimentaires) avec 57&nbsp;800 salariés en 2022. Ce secteur occupe à lui seul 40&nbsp;% des emplois industriels de la région, contre 16 % au niveau national.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Bien que 1&nbsp;200 établissements agroalimentaires sont implantés sur tout le territoire breton, <strong>certaines zones géographiques sont particulièrement dépendantes de ce secteur économique pour l’emploi qu’il génère.</strong> Les salariés des IAA représentent ainsi <strong>plus du quart de l’emploi total</strong> dans certaines intercommunalités, notamment dans le centre de la région Bretagne. En nombre de salariés dans les IAA, trois EPCI dominent&nbsp;: Loudéac Communauté - Bretagne Centre (4&nbsp;375), Vitré Communauté (4&nbsp;325) et Lamballe Terre et Mer (3&nbsp;578).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Le poids de l’agroalimentaire sur un territoire dépend souvent de la présence d’un grand établissement, comme par exemple la Cooperl sur la communauté d’agglomération de Lamballe Terre et Mer.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7661,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/Graph-Insee-Emploi-IAA-par-EPCI.png" alt="" class="wp-image-7661" /></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Carte issue de la publication <a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8650109">«&nbsp;Les industries agroalimentaires en 2022 : un secteur majeur pour l’emploi industriel breton&nbsp;» </a>- Insee Analyses Bretagne, n°136, Octobre 2025, Bertin S., Jolivet S.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les travailleurs immigrés très présents et en forte augmentation dans les IAA bretonnes</strong></h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Bretagne est la région française où la part des immigrés est la plus faible de France, avec 4,2&nbsp;% en 2022 contre 10,3&nbsp;% au niveau national. Mais dans un contexte de difficultés de recrutement, le recours à la main d’œuvre étrangère peut devenir une nécessité.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les travailleurs immigrés représentent 5&nbsp;% de la main d’œuvre régionale en 2022. Avec l’hébergement-restauration, la construction et l’intérim, <strong>l’agroalimentaire fait partie des activités qui recourent le plus fréquemment aux immigrés</strong>&nbsp;: leur part est de 7,5&nbsp;% dans les IAA bretonnes. Et surtout, c’est dans les IAA que la part des travailleurs immigrés a le plus progressé en dix ans&nbsp;: +4,3 points contre +2,0 points tous secteurs confondus. <strong>La part des immigrés dans les IAA de la région est donc passée de 3,2&nbsp;% en 2012 à 7,5&nbsp;% en 2022 </strong>(contre 3,0&nbsp;% à 5&nbsp;% tous secteurs confondus).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Les métiers d’ouvrier peu qualifié de l’agroalimentaire et d’ouvrier qualifié de l’agroalimentaire arrivent respectivement en première et en quatrième position des métiers plus les exercés par des immigrés en Bretagne en 2022. Dans les IAA, ils sont ainsi 3&nbsp;420 ouvriers non qualifiés (soit 18&nbsp;% des emplois dans cette profession) et 1&nbsp;300 ouvriers qualifiés (12&nbsp;%).</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>L’activité des entreprises agroalimentaires serait grandement fragilisée sans la présence de la main d’œuvre étrangère. <strong><a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/emploi-formation/travailleurs-etrangers-recrutement-et-fidelisation-un-enjeu-pour-lagriculture-et-les-iaa-en-bretagne/">Un autre article du blog Agriéco</a> permet de faire le parallèle avec ce qui se joue autour de cette problématique dans le secteur agricole. Cet article met également en avant l’action d’une coopérative bretonne visant à faciliter l’intégration et la fidélisation de ses personnels étrangers dont le rôle est vital pour l’entreprise</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les études de l'Insee sont disponibles en ligne </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8650109">Bertin S., Jolivet S., «&nbsp;Les industries agroalimentaires en 2022 : un secteur majeur pour l’emploi industriel breton&nbsp;», Insee Analyses Bretagne, n° 136, Octobre 2025</a></li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8643318">Cazenave M., Gallic G., Frétière K., «&nbsp;En Bretagne, les travailleurs immigrés sont de plus en plus présents dans l’agroalimentaire&nbsp;», Insee Analyses Bretagne, n° 135, Septembre 2025</a></li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/pexels-mark-stebnicki-2889093-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/pexels-mark-stebnicki-2889093-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Innovations agroalimentaires : l&rsquo;approvisionnement comme contrainte]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/innovations-agroalimentaires-lapprovisionnement-comme-contrainte/]]></link>
							<pubDate>mar, 14 Avr 2026 09:29:00 +0200</pubDate>
							<dc:creator>William Guillo</dc:creator>
							<dc:identifier>7668</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-03-26 17:31:58</dc:modified>
							<dc:created unix="1776158940">2026-04-14 09:29:00</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/innovations-agroalimentaires-lapprovisionnement-comme-contrainte/]]></guid><category>4</category>
							<description><![CDATA[Le CFIA, qui s’est tenu en mars 2026 à Rennes, permet de prendre le pouls d’une industrie agroalimentaire à la recherche d’innovations pour rester à la page. Depuis plusieurs années, l’industrie agroalimentaire est régulièrement questionnée. La polémique autour du retrait des recommandations sur les «&nbsp;aliments&nbsp;ultra-transformés&nbsp;» de la Stratégie nationale pour l&rsquo;alimentation, la nutrition et le]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>Le CFIA, qui s’est tenu en mars 2026 à Rennes, permet de prendre le pouls d’une industrie agroalimentaire à la recherche d’innovations pour rester à la page.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Depuis plusieurs années, l’industrie agroalimentaire est régulièrement questionnée. La polémique autour du retrait des recommandations sur les «&nbsp;aliments&nbsp;ultra-transformés&nbsp;» de la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat en est une illustration récente. Les entreprises de ce secteur doivent donc <strong>explorer de nouvelles voies pour continuer à proposer des produits répondant aux attentes des consommateurs</strong>. Parmi les tendances structurantes de cette édition, <strong>la recherche d’ingrédients alternatifs retient l’attention.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">"Nous vivons la fin de l'abondance"      </h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Cette formule pourrait résumer l’état d’esprit dans lequel se font une partie des efforts de recherche et développement de l’industrie agroalimentaire. Dans de nombreuses filières, le manque – avéré ou à venir&nbsp;– de matières premières et la hausse de leur coût incitent à rechercher <strong>des alternatives présentant des aptitudes technologiques équivalentes.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Mis sur le devant de la scène en raison des pénuries en magasin, <strong>l’œuf fait notamment l’objet d’une grande diversité de propositions </strong>de substitution :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:media-text {"mediaId":7681,"mediaLink":"https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/?attachment_id=7681","mediaType":"image","mediaWidth":38} -->
<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:38% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133145-855x1024.png" alt="" class="wp-image-7681 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content"><!-- wp:paragraph {"placeholder":"Contenu…"} -->
<p>L’entreprise Yumgo (Seine-et-Marne) a par exemple fait de « L’œuf sans poule » sa marque de fabrique. À l’occasion du salon, elle met en avant <strong>une <a href="https://yumgo.fr/products/yumgo-omelette-poudre-1kg">omelette végétale</a> </strong>sous forme de poudre à base notamment de protéine de haricot et de farine de riz. Elle propose également <strong>une <a href="https://yumgo.fr/products/yumgo-mousse-meringue-francaise-poudre-1kg?_pos=1&amp;_sid=b317984f3&amp;_ss=r">meringue végétale</a> </strong>avec un foisonnement 1,6 fois supérieur à celui obtenu avec l’œuf, à base de protéine de pomme de terre et de pois.</p>
<!-- /wp:paragraph --></div></div>
<!-- /wp:media-text -->

<!-- wp:media-text {"mediaPosition":"right","mediaId":7676,"mediaLink":"https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/?attachment_id=7676","mediaType":"image","mediaWidth":36} -->
<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 36%"><div class="wp-block-media-text__content"><!-- wp:paragraph {"placeholder":"Contenu…"} -->
<p><a href="maltivor.com">Maltivor</a> (Lyon) propose <strong>des farines de drêche de brasserie</strong>. Leur Wonder’powder promet ainsi de remplacer une partie de l’œuf dans les préparations de pâtisserie.</p>
<!-- /wp:paragraph --></div><figure class="wp-block-media-text__media"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133101-1-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7676 size-full"/></figure></div>
<!-- /wp:media-text -->

<!-- wp:media-text {"mediaId":7677,"mediaLink":"https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/?attachment_id=7677","mediaType":"image"} -->
<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000003954-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-7677 size-full"/></figure><div class="wp-block-media-text__content"><!-- wp:paragraph {"placeholder":"Contenu…"} -->
<p>Ingood, la division ingrédient d’Olga (35), propose <strong>une <a href="https://ingoodbyolga.com/ingredient/lengood/">poudre de lentilles vertes fermentées</a> </strong>qui peut venir en substitution complète de l’œuf dans les recettes de pâtisseries et de sauces. L’entreprise met en avant la simplicité de sa recette face aux formulations plus complexes de ses concurrents.</p>
<!-- /wp:paragraph --></div></div>
<!-- /wp:media-text -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Sécuriser les approvisionnements</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Outre la possibilité de fabriquer des produits vegan, ces entreprises mettent en avant d’autres arguments de poids pour les industriels&nbsp;:</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- wp:list-item -->
<li><strong>sécurisation de l’approvisionnement </strong>face aux pénuries</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li><strong>réduction du coût </strong>(Ingood promet une économie de 30 % par rapport à la moyenne du prix de l’œuf en 2024)</li>
<!-- /wp:list-item -->

<!-- wp:list-item -->
<li>des <strong>indices nutritionnels et environnementaux </strong>améliorés.</li>
<!-- /wp:list-item --></ul>
<!-- /wp:list -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Déjà <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/oeufs-de-consommation/lue-leldorado-des-oeufs-ukrainiens/" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/oeufs-de-consommation/lue-leldorado-des-oeufs-ukrainiens/">fortement concurrencé par les importations</a>, en particulier pour les ovoproduits, <strong>l’œuf français va donc devoir de plus en plus affronter des substituts produits en France qui gagnent en crédibilité</strong>. Par ailleurs, l'adoption de substituts aux œufs par les consommateurs n'est aujourd'hui pas massif, mais <strong>les pénuries en magasins pourraient contribuer à créer des brèches dans les pratiques de consommation</strong>.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /wp:separator -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Autres innovations aperçues au CFIA 2026 :</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:gallery {"linkTo":"none"} -->
<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped"><!-- wp:image {"id":7691,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133259-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7691"/><figcaption class="wp-element-caption">Une huile qui valorise les pratiques bas carbone/régénérative des producteurs de la filière</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7688,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133230-1-1024x981.jpg" alt="" class="wp-image-7688"/><figcaption class="wp-element-caption">Fromage hybride animal/végétal <br>(AB Technologies, Sulniac, 56)</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7700,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133242-1-830x1024.png" alt="" class="wp-image-7700"/><figcaption class="wp-element-caption">Farine produite selon des pratiques d'agriculture régénérative</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7683,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133201-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7683"/><figcaption class="wp-element-caption">Du tapioca pour réduire la part de viande haché dans le produit fini (substitution à 3,8 %)</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7686,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133440-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7686"/><figcaption class="wp-element-caption">Des légumineuses prêtes à l'emploi pour faciliter leur adoption</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7684,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133222-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7684"/><figcaption class="wp-element-caption">Substitution de la viande de porc dans un donut végétarien</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7701,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133120-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7701"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7703,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133505-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7703"/><figcaption class="wp-element-caption">Beurre transformé venant en remplacement d'émulsifiants végétaux (ex. huile de palme)</figcaption></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:image {"id":7702,"sizeSlug":"large","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260312_133401-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7702"/><figcaption class="wp-element-caption">Co-produit de la transformation du beurre, utilisé comme nutraceutique</figcaption></figure>
<!-- /wp:image --></figure>
<!-- /wp:gallery -->

<!-- wp:paragraph -->
<p></p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/alexas_fotos-eggs-1364869_1280-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/alexas_fotos-eggs-1364869_1280-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
					</item>
					<item>
							<title><![CDATA[Transformation laitière : des opportunités de croissance manquées]]></title>
							<link><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/transformation-laitiere-des-opportunites-de-croissance-manquees/]]></link>
							<pubDate>mar, 07 Avr 2026 08:35:30 +0200</pubDate>
							<dc:creator>Olivier Carvin</dc:creator>
							<dc:identifier>7637</dc:identifier>
							<dc:modified>2026-03-26 17:31:19</dc:modified>
							<dc:created unix="1775550930">2026-04-07 08:35:30</dc:created>
							<guid isPermaLink="true"><![CDATA[https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/transformation-laitiere-des-opportunites-de-croissance-manquees/]]></guid><category>20</category><category>5</category><category>16</category><category>4</category>
							<description><![CDATA[En décembre 2025, la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-Alimentaire et de la Souveraineté Alimentaire Annie Genevard a lancé les Conférences de la Souveraineté Alimentaire. Ces conférences ont pour objectif de fixer de façon collective les ambitions de la France en matière de souveraineté alimentaire, en tenant compte de différents paramètres internes et externes. Les synthèses]]></description><content:encoded><![CDATA[<!-- wp:paragraph -->
<p><strong>En décembre 2025, la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-Alimentaire et de la Souveraineté Alimentaire Annie Genevard a lancé les Conférences de la Souveraineté Alimentaire. Ces conférences ont pour objectif de fixer de façon collective les ambitions de la France en matière de souveraineté alimentaire, en tenant compte de différents paramètres internes et externes. Les synthèses des contributions des différents groupes thématiques ont été présentées lors du Salon International de l’Agriculture 2026. L’occasion de mettre en lumière les atouts et les défis qui attendent la filière laitière nationale.</strong></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Autosuffisance au global, mais pas dans le détail</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>A l’heure actuelle, la production laitière française atteint <strong>un taux d’autosuffisance de 108 %</strong>, mais les perspectives sont négatives en raison de la décapitalisation du cheptel laitier. En 2023, <a href="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/relations-contractuelles-vers-un-changement-de-paradigme/" type="link" id="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/relations-contractuelles-vers-un-changement-de-paradigme/">le Cniel avait d'ailleurs alerté sur le risque de passer en dessous des 100 % en 2027. </a></p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:embed {"url":"https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/relations-contractuelles-vers-un-changement-de-paradigme/","type":"wp-embed","providerNameSlug":"agrieco"} -->
<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-agrieco wp-block-embed-agrieco"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/productions-animales/relations-contractuelles-vers-un-changement-de-paradigme/
</div></figure>
<!-- /wp:embed -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Par ailleurs, le taux d’autosuffisance diffère grandement selon les produits&nbsp;: 260 % pour la poudre de lait écrémé, mais <strong>seulement 78 % pour le beurre</strong>. Ce déficit en beurre n’est pas nouveau, mais il s’aggrave d’année en année. Le document de synthèse note un déclin sur d’autres produits, <strong>tels que les fromages, dont le taux d’autosuffisance est passé de 130 % à 110 % en dix ans</strong>. Surtout, la France est importatrice nette sur les fromages ingrédients (mozzarella, râpés, cheddar), un marché particulièrement dynamique.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7641,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/Taux-dautosuffisance-fromages.png" alt="" class="wp-image-7641"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Une absence sur les marchés dynamiques</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Globalement, la production française n’est pas suffisamment orientée vers des marchés porteurs de la 2<sup>nde</sup> transformation (fromages ingrédients, concentrés de protéines de lactosérum, etc.). Cela explique pourquoi <strong>les IAA nationales importent 72 % de leurs besoins en produits laitiers</strong>. Cette absence est un manque à gagner important pour la filière laitière française. Par exemple, pour la valorisation de la protéine, le Cniel a établi une comparaison des prix à l’export du lactosérum en poudre et du WPC80/WPI90 (concentré de protéines de lactosérum). Le cours du WPC80/WPI90 a plus que doublé sur les deux dernières années, alors qu’il n’a augmenté «&nbsp;que&nbsp;» de 50 % pour le cours de la poudre de lactosérum.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7642,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/Prix-export-proteine-laitiere.png" alt="" class="wp-image-7642"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Résultat, <strong>un écart de chiffre d’affaires qui se creuse pour la valorisation de ce produit</strong>, entre l’Allemagne qui a augmenté sa production de WPC80/WPI90 de 25 millions de tonnes en dix ans, et la France dont la production n’a augmenté que de 8 millions de tonnes sur la même période.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:image {"id":7643,"sizeSlug":"full","linkDestination":"none"} -->
<figure class="wp-block-image size-full"><img src="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2026/03/Chiffre-daffaires-proteines-laitieres.png" alt="" class="wp-image-7643"/></figure>
<!-- /wp:image -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Des capacités insuffisantes</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Selon le Cniel, cette absence de la France sur ces marchés s’explique par <strong>des capacités insuffisantes</strong>. Ainsi, le plus gros site de transformation de mozzarelle français a une capacité de production de 45 000 tonnes/an, bien loin du site de A Ware aux Pays-Bas qui en transforme plus de 100 000 t/an. Et l’écart avec nos concurrents européens est <strong>encore plus flagrant sur les autres fromages ingrédients</strong> : moins de 10 000 t/an pour le plus gros site français de cheddar, contre plus de 55 000 t/an pour un site de Saputo au Royaume-Uni. Enfin, en France le plus gros site de production d’edam sort moins de 5 000 t/an, bien loin des 150 000 tonnes de capacités de production du site d’Ammerland en Allemagne. Plus globalement, <strong>la France ne dispose d’aucun site valorisant plus d’un milliard de kg de lait</strong>, alors que l’Allemagne en compte huit.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">La Bretagne tournée vers le marché intérieur</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Selon la dernière étude sur la transformation laitière de FranceAgriMer, la production moyenne par site est en recul entre 2019 et 2023 dans la région. Ce n'est pas seulement dû à une baisse de la collecte. La part de la collecte bretonne transformée dans les régions voisines a augmenté sur cette période. De plus, <strong>la Bretagne a accru sa spécialisation sur les poudres de lait&nbsp;</strong>: elles représentaient 26 % de la matière sèche utile transformée en 2019, elles en représentent plus de 30 % en 2023. Cette hausse est due notamment à <a href="https://www.letelegramme.fr/economie/a-landivisiau-la-tour-de-sechage-de-la-sill-se-met-en-route-video-172516.php" type="link" id="https://www.letelegramme.fr/economie/a-landivisiau-la-tour-de-sechage-de-la-sill-se-met-en-route-video-172516.php">la mise en route de la tour de séchage de la Sill</a>. En revanche, <strong>la transformation de la matière grasse en Bretagne ne fait que reculer </strong>depuis dix ans, passant de 92 % en 2016 à 76 % en 2023. Le quart restant est transformé en partie en Normandie, principalement sous forme de beurre destiné à la GMS.</p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>La Bretagne se démarque cependant par <strong>des sites de transformation de plus grosse dimension</strong>. C'est le cas notamment de l’usine Entremont de Montauban de Bretagne, qui collecte 500&nbsp;000 millions de litres de lait par an, ce qui en fait le plus gros site de transformation fromagère de France. Mais cette production est en grande partie destinée au marché national de la GMS, dont la valorisation est bien moindre que celle du fromage ingrédient exporté. Par ailleurs, ça reste une dimension bien inférieure aux grands sites européens cités précédemment. </p>
<!-- /wp:paragraph -->

<!-- wp:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Comment retrouver la croissance ?</h2>
<!-- /wp:heading -->

<!-- wp:paragraph -->
<p>Il semblerait qu’aujourd’hui l'interprofession questionne les choix des industriels en termes d’investissements. Le groupe sectoriel «&nbsp;Ruminants&nbsp;» était animé par Damien Lacombe, président de Sodiaal, ce qui n’est pas anodin. Pour autant, une fois le constat effectué, quelles solutions existent pour faciliter les investissements&nbsp;? <strong>Les leviers d’actions proposés par la synthèse sont majoritairement défensifs</strong>&nbsp;: observatoire sur les différences de compétitivité, notamment sur l’aspect réglementaire, sourcing des fournisseurs pour la 2<sup>nde</sup> transformation, etc. Un meilleur ciblage des aides à l’investissement, par site et non par groupe industriel, est également préconisé. Pas sûr que cela suffise pour rattraper le retard pris ces dix dernières années.</p>
<!-- /wp:paragraph -->]]></content:encoded><enclosure url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2023/03/sorin-gheorghita-J0Q_LOltqig-unsplash-150x150.jpg"/><media:content url="https://blog-eco-bzh.chambres-agriculture.fr/wp-content/uploads/2023/03/sorin-gheorghita-J0Q_LOltqig-unsplash-150x150.jpg" height="150" width="150" type="image/jpeg"/>		
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